FIN
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Nccessilé d'avoir des idées justes sur la nature de la théologie. — Son objet : la révélation, Dieu cl Tliomme dans leurnature et dans leurs rapports les plus mystérieux et les plus pro~ fonds , l'infini. -; Sources de la théologie : la révélation étant déposée dans FÉcriture et dans la tradition, et confiée à l'Église, les sources spéciales de la théologie sont TÉcriture , la tradition et les définitions de l'Église ; l'autorité des Pères et des théologiens , et toutes les sources légitimes de la connaissance humaine, fournissent à la théologie ses principes secondaires. — Procédés sur lesquels s'élève la science théologique : distinction enti^e la foi et la théologie, qui est la science de la foi i usage de la raison dans la théologie ; la raison systématise, développe, prouve et explique les vérités révélées. — Les vérités démontrables, étant aussi l'objet de la révélation, tombent dans le domaine de la théologie, qui peut les traiter par la méthode purement rationnelle. — Conséquence des principes posés : la théologie est une science , une science d'autorité et une science de raison ; la théologie et la philosophie sont distinctes , mais ne doivent jamais être séparées ; malheur de cette séparation ; nécessité de la théologie philosophique ; dispositions à cette étude.
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Utilité de l'histoire de la théologie. — Résumé de la leçon précédente. — Deux parties dans la théologie : l'une immuable , l'autre mobile ; fondement de l'histoire de cette science. — Trois époques dans cette histoire : première époque , qui embrasse les six premiers siècles. — Caractère des temps apostoliques, qui détermine celui de la théologie dans ce siècle de formation ; saint Ignace. — Les apologies, premiers essais (le la controverse et de l'exposé scientifique du christianisme; Athénagore et saint Justin. —L'école d'Alexandiie et son influçnce sur la théologie^ : Origèoe, ses travaux , sa
niétliode. — État de la science chrétienne dès le ii« et le ii!« siècle. — Prodigieux développement de la théologie dans le iv et le v* siècle; les Pères et leurs travaux; saint Athanase et saint Augustin; philosophie théologique; litlérature chrétienne; transformation du monde.
SUITE DE l'histoire DE LA THÉOLOGIE.
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Deuxième époque; le moyen âge. — Malgré toutes les calamités qu'entraîne l'irruption des Barhares, la suite des écoles et de l'enseignement théologique se maintient; caractère de cet enseignement; tentatives pSur dresser un corps complet de doctrine. — Réveil des études au xi* siècle ; renouvellement de la philosophie chrétienne dans l'ahhaye du Bec ; saint Anselme. — Origine de la scolastiquc ; philosophie qu'elle engendre; rapports de l'Église avec cette philosophie. — La scolastique appliquée à la théologie ; la méthode scolastiquc arrive à son apogée dans saint Thomas d'Aquin : la Somme theologique. — Successeurs de saint Thomas; la scolastique dégénérée; jugement sur cette méthode. — Troisième époque : les temps modernes. — La réforme et son action sur la théologie ; grand développement d'érudition et de science. — Bacon et Descartes ; alliance de la théologie avec la philosophie cartésienne. — Le rationalisme moderne ; rupture de l'alliance de la théologie et de la philosophie ; ses résultats. — Nécessité d'une nouvelle alliance entre la théologie et la science.
MÉTHODE THÉOLOGIQUE
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Retour sur l'histoire de la théologie, et enseignement général qui résulte de cette histoire. Dispositions du xix« siècle pour la théologie. — Sujet de la leçon , la Méthode : importance de la méthode dans toutes les sciences. — La méthode théologique doit résulter de la nature même de la théologie; elle doit être une méthode historique et philosophique. — Méthode historique : choicher et étahlir l'origine et les développements des dogmes; réfuter les théories rationalistes; étudier les obstacles que les dogmes ont rencontrés ; les hérésies , leurs caractères et leurs effets; résultat général de cette étude ; les caractères divins du dogme. — Méthode philoso-
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phique : chercher dans le dogme la véritable explication , la vraie philosophie de Dieu et de l'homme ; conception des mystères ; limites et règle de cet ordre de conception. — Premier degré de la philosophie chrétienne : i^connaître qu'il n'y a pas de contradiction dans les mystères. Deuxième degré : concevoir les lois et les convenances qui reposent dans l'idée du mystère. Troisième degré : connaître tous les rapports des mystères avec la nature humaine, les sciences, l'histoire. — Contre-épreuve de la philosophie catholique par l'examen et la réfutation du rationalisme. — Idée complète de la démonstration catholique.
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Point de départ de la démonstration de l'existence de Dieu dans la conscience formée par le christianisme. — Opinion de quelques philosophes qui regardent l'existence de Dieu comme un objet de pure foi : ce qu'il y a de vrai , ce qu'il y a d'erroné dans cette opinion. — Les démonstrations de l'existence de Dieu ne sont point inductives , mais déductives. — L'idée de Dieu est le fond de la raison humaine : sans l'idée de Dieu nous ne pouvons rien concevoir ; nous ne pouvons ni penser, ni parler. — Toutes nos notions de vérité, de bonté , de beauté , toutes les aspirations de notre âme , démontrent Dieu. — Nouvelle démonstration de l'infini personnel et distinct du monde, ou de l'existence de Dieu : la conscience et ses éléments; le fini, l'infini et leur relation ; l'infini cause libre du fini. — Avec ces idées nous sont données les existences, les réalités. — L'idée de l'infini étant l'idée de la perfection absolue, implique l'idée de l'infini personnel et distinct du monde. — Examen de la tentative de Hegel pour identifier le fini avec l'infini. — La personnalité n'est point une borne en Dieu.
THÉODIGÉES DE PLATON ET d'aRISTOTE.
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Résumé de la leçon précédente. -— Nécessité de constater la puissance de la raison humaine laissée à elle-même par rapport à la connaissance de Dieu ; il faut procéder par les
faits; i'antiqaité, et surtout Platon et Aristote, doirent être l'objet de cette recherche. — Théodicëe de Platon : les trois facteurs de l'existence, suivant Platon: les idées, Dieu , la matière première. Rapports entre ces trois principes : les idées sont séparées de Dieu , et la matière est éternelle , nécessaire , incréée. — Conséquences de cette théorie ; bornes à l'intelligence et à la puissance divines ; altération profonde de la vraie notion de l'infini. — Théodicée d'Aristote : le monde est nécessaire, éternel et étemdlement organisé ; la matière n'est jamais séparée de la forme ni de l'individualité; quoique le principe du mouvement soit inhérent au monde, le monde a besoin d'un motcoir. Dieu est ce moteur ; il meut le monde comme cause impulsive et attractive, et sans le connaître. — Conséquences de cette théorie : Dieu n'est pas la cause efficiente du monde , il n'en est que la cause finale ; Dieu n'est pas providence ; le monde est régi par la fatalité. — Jugement sur ces théories; leur vice radical ; le christianisme seul a pu combler les lacunes qu'elles offrent.
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Retour sur la conclusion de la leçon précédente. — Éclectisme chrétien appliqué aux doctrines de l'ancienne philosophie. — Développement des preuves de l'existence de Dieu sous l'influence du christianisme. — Saint Augustin : ses idées sur la préparation de l'âme nécessaire pour l'élever à la connaissance de Dieu; sa méthode démonstrative; analyse de ses arguments : la contingence et l'imperfection du monde ; dès le premier pas, saint Augustin s'élève au-dessus de Platon ; les idées de vérité , de beauté , de bonté ; l'élément principal des considérations augustiniennes est uniquement chrétien. — Ce qui manque à l'argumentation de saint Augustin. — Saint Anselme : analyse de la démonstration donnée dans le Monoiogium. — Progrès de la preuve.
SUITE DR l'histoire DE LA THÉODICÉE CHRÉTIENNE. Page 173 à 195.
Retour sur la leçon précédente. — Nouvelle pi euve de l'existence de Dieu, donnée par saint Anselme dans le Proslogium. —
Les grandes preuves de l'existence de Dieu au moyen âge ; saint Thomas. — Descartes : on mot sur sa méthode ; ses trois preuves de l'existence de Dieu ; jugement sur la ti^oisième; les deux premières constituent la grande preuve cartésienne ; analyse de cette preuve ; comparaison de cet argument avec les arguments de saint Augustin et de saint Anselme ; caractère spécial de la démonstration cartésienne ; son rapport avec les autres preuves de Texistence de Dieu ; sa force triomphante de toutes les difficultés.
Page 196 à 214.
La raison moderne poursuit une conception de Dieu plus parfaite que la conception chrétienne ; vanité de ses efforts. — Il suffit de hien concevoir la nature de Dieu pour être à Tabri des erreurs du rationalisme. — Point de départ dans les vérités établies jusqu'ici. — Pour connaître Dieu, il faut approfondir ridée de la souveraine perfection ; principe fécond recelé dans cette idée. — Ce principe nous conduit à exclure de Dieu la multiplicité, la diversité, la composition, la dualité , la matière, la forme, la succession , le temps, toute manière d'être particulière et déterminée. — Dieu ne peut être l'ensemble de l'univers et la vie universelle. — Après nous avoir appris ce que Dieu n'est pas, le principe posé nous enseigne ce qu'il est. — L'unité absolue , l'asséité et l'essence divines ; la simplicité, l'éternité, l'immutabilité, l'immensité de Dieu. — Nécessité de cette notion.
Page 215 à 240.
L'intelligence aspire à une connaissance distincte de Dieu ; c'est par le dogme de la Trinité qu'elle y arrive. — Marche du rationalisme par rapport à ce dogme ; importance qu'il y attache aujourd'hui. — Histoire du dogme de la Trinité; faut- il chercher son origine dans les docliines théologiques et philosophiques de l'ancien monde ? — L'Inde ; idée générale de la civilisation indienne et de l'état actuel de nos connaissances à ce sujet. — Deux époques dans la religion hindoue, l'époque védique et l'époque héroïque. — Cosmogonie du Rig- Yéda; cosmogonie de Manou^ dogme fondamental de la religion hindoue à sa première époque. — Trimourti ; son
origine; sa signification.— -La Grèce et Platon.— A quelle époque on a commencé d'attribuer une trinité à Platon ; contradiction des divers interprètes; Alcinoûs; Numénius d'Apamée ; Plotin; Proclus. — > But de ces diverses théories de la Trinité. — Sentiment des Pères sur la trinité platonique. — La question doit être résolue d'après les écrits authentiques de Platon ; vains efforts pour y trouver une trinité. — Conclusion générale de tontes ces recherches ; le dogme chrétien étant contradictoire aux théories antiques n'en peut être une transformation.
Page 241 à 260.
Résumé de la leçon précédente. — ^ L'origine du dogme de la Trinité est dans la m'élation et les écritures divines. — Preuves : le baptême et sa formule; le» enseignements du divin maître ; les témoignages des apôtres. — Doctrine de TAncien Testament sur la Trinité; pourquoi cette doctrine y est présentée d'une manière obscure. — Communication des doctrines hébraïques aux autres peuples. — Pi^uves de la perpétuité et de l'immutabilité du dogme de la Trinité dans le christianisme.
HÉRÉSIES ANTITRINITAIRES.
Page 261 à 285.
Deux développements de la doctrine révélée ; le développemenè catholique et le développement hérétique. — Mouvement de fusion de l'orientalisme et de l'hellénisme avec le christianisme; de là le gnosticisme et les hérésies antitrinitaires. — Le juif Philon ; son système et son influence sur les sectes antitrinitaires. — Le sabellianismc ; caractère et tendances de cette hérésie d'après saint Athanase. — Arius; son caractère et sa doctrine. — Saint Athanase ; idée de la controverse dont ce grand homme fut le principal auteur ; le concile de Nicée ; nouvelle preuve de la perpétuité et de l'immutabilité du dogme catholique. — Macédonius et sa secte ; le concile de Constantinople. — Formule complète de la foi chrétienne touchant la Trinité; harmonie de cette formule avec l'enseignement des Écritures.— L'Eglise, en combattant les hérésies antitrinitaires, a servi la cause de la raison et de l'humanité.
TABLB DBS MÂTIBHES. 485
Page 286 à 304.
L^incomprébensibilité des mystères n'est point an obstacle à une conception par Pintelligence. Principe de saint Augustin sur cette matière ; efforts continus des saints docteurs pour s'élever à la conception du mystère de la Trinité. — Nécessité de concevoir en Dieu des propriétés et des opérations de puissance, d'intelligence et d'amour, — Le ternie, l'objet essentiel de ces propriétés et de leurs opérations, est Dieu luimême. — Les actes des facultés divines développent dans la substance divine trois principes qui sont trois personnes, — Notions qui découlent de l'essence même du mystère. — Ce qui arrive quand on refuse d'admettre le mystère de la Trinité et ses notions. — Résultats principaux de ce dogme, base essentielle du christianisme.
Page 305 à 326.
Nécessité d'étudier Dieu dans ses rapports avec la création. — Histoire du dogme de la création. — Doctrines théologiques du polythéisme : le système de l'émanation d'après le Mânava- Dharma-'Sâstra ; appréciation de ce système. — Doctrines philosophiques : les premiers philosophes grecs ; Platon et Aristote ; les alexandrins ; conclusion générale ; l'idée de la création ne se trouve pas dans le monde polythéiste. — Origine du dogme de la création dans la révélation : l'Ancien et le Nouveau Testament; la tradition ecclésiastique; le quatrième concile général de Latran ; idée du dogme et sa for- "niule,
Page 327 à 345.
Trois solutions du problème de l'origine des choses ; le dualisme, le panthéisme, le dogme chrétien. — La contradiction, et les suites funestes des deux premières hypothèses sont démontrées. — Le dogme chrétien seul est acceptable par la raison. — Il ne présente aucime contradiction; il satisfait à toutes les conditions du problème. — Théorie de la création :
486 TABLE DES MATIBUBS.
le monde en Dieu ; la science divine du fini distincte de la connaissance que Dieu a de lui-même ; la simplicité divine n'est point altérée par l'idée du fini qui est en Dieu. — L'acte créateur. — La création ne perfectionne pas Dieu ; le monde est nécessaii*emeut fini.
Page 846 à 365.
Retour sur la théorie de la création — L'archétype du monde ; ses conditions. — Quoique l'archétype du monde soit dans le Verbe divin , il ne représente pas Dieu lui-même ; il ne perfectionne pas Dieu. — Liberté de Dieu. — La création n'est jamais nécessaire ; solution des difficultés. — Motif de la créalion. — Un mot sur l'optimisme. — La conservation du monde est une création continue. — Loi du monde et fin des êtres. — Le monde matériel. — Le monde spirituel. — Perfections de Dieu relatives an monde ; la Providence.
PHILOSOPHIE DU l'ABSOLU.
Page 3G6 à 385.
Résultat de toute bonne théologie. — Le dogme chrétien est contesté par le rationalisme. — Nécessité d'examiner les systèmes qu'il lui oppose. — Les deux nations philosophiques des temps modernes, la France et l'Allemagne. — Utilité de commencer cette étude par les systèmes allemands. — Ordre à suivre. — Unité de la philosophie allemande , malgré la diversité de ses systèmes; son origine; ses principes généraux; ses principaux résultats; opposition absolue entœ cette philosophie et le christianisme. -— Origine immédiate de l'idéalisme subjectif de Fichte, de l'idéalisme objectif de Schelling, du système purement logique de Hegel. — Fichte, but de sa théorie; point de départ ; le mo/ créateur et unique réalité; le moi individuel et le moi absolu; applications des principes posés. — Notion de Dieu d'après ce système. —Réfutation du principe fondamental de cette théorie.
TABLE DBS MATIÈRES. 487
Page 386 à 406.
Point de départ de Schelling ; il place la nature avant l'esprit.
— La nature est vivante ; elle est le premier développement de Fabsolu, et ne doit jamais être séparée de lui. — Loi du développement de l'absolu. — Comment l'absolu arrive à l'intelligence et à la liberté. — Loi du progrès indéfini. — L'absolu n'existe que par son développement dans la nature et dans l'esprit. — Observations générales sur cette théorie. — Il faut chercher dans Hegel les preuves qui manquent dans Schelling. — Méthode et métaphysique de Hégel. — Point de départ dans la pure abstraction. — Elimination de tontes lès idées corrélatives. — VÊtre-néant; le devenir. — Applications du principe. — Réfutation de Hégel. -— Impossibilité d'expliquer le mouvement logique et réel de l'être, de rendre raison de la réalité. — Le devenir ei^t l'infmi , ou le néant absolu; dans les deux hypothèses la théorie de l'absolu croule; réponse aux difficultés de Hégel. — La théorie de l'absolu n'est que le nifiilisme.
Page 407 à 429.
Caractère général des sectes socialistes. — Théodicée saintsimonienne. — Absence de théodicée dans le fourriérisme,
— Ces sectes ne peuvent nous arrêter. — L'école humanitaire. -— Rapports et difiPérences avec la philosophie de l'absolu. — Liaison du principe de l'unité de substance avec la négation de la personnalité divine. — * L'école humanitaire veut le principe sans la conséquence. — Ce milieu est impossible. — Le livre de l' Humanité j sa théorie des rapports de l'infini et du fini; arbitraire, obscurité, incohérence, contradiction de cette théorie. — UEsquisse d'une philosophie ; son point de départ dans l'être abstrait et logique. — Elle emprunte au christianisme la doctrine de la Trinité, au panthéisme l'unité de substance. — Théorie de la création ; l'infîni devient fini ; vaine restriction à la déification de l'homme et du monde ; contradiction que renferme l'idée d'une substance en même temps infinie et finie. — Le miheu que l'esquisse propose est illusoire; nous n'avons le choix qu'entre le nihilisme do Hégel et le christianisme.
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