IV AVERTISSEMENT
professeur du séminaire de Saint-Sulpice ^ Ayant ainsi satisfait à toutes les exigences de la prudence épiscopale , il plaça en tête de notre livre cette recommandation qui sera toujours son titre à la confiance des catholiques; et, dans son //itroduction à P Étude philosophique du christia^ nismcy il voulut bien encore accorder à nos ouvrages la mention la plus honorable.
Ijà T/iéodicée chrétienne fut accueillie par le public avec bienveillance*; et nous voudrions ici pouvoir témoigner toute notre gratitude aux écrivains qui, dans les journaux et les recueils périodiques, ont porté sur ce livre un jugement éclairé et impartial : qu'il nous soit au moins permis de nommer un de ces hommes qui rappellent la science et la modestie des anciens bénédictins qu'ils font revivre parmi nous, le R. P. dom Gardereau. Il a bien voulu consacrer à la Théodicée chrétienne un travail étendu dans le Correspondant ', et prendre sa défense contre des
• Voyez la Vie de M, Affre, par M. Pabbé Cruice, p. 4il.
• La première édition de la Théodicée chrétienne est épuisée depuis longtemps ; la diminution de l'activité de la librairie, suite de la commotion de février 1848, a seule retardé celle-ci.
• Le Correspondant, t. XV, vs* année, 14* livraison, 25 juillet 1846.
ATERTISSEMENT. T
attaques peu mesurées. Des conseils bienveillants nous ont été donnés par les divers écrivains qui ont rendu compte de ce livre. Us s'apercevront que nous nous sommes efforcé de les utiliser dans cette édition.
A l'étranger, la Théodicée chrétienne a obtenu aussi quelque succès. Une traduction italienne a été enlevée en peu de mois; et ce livre est devenu classique dans un certain nombre d'établissements d'instruction publique. L'Allemagne aussi nous a fait l'honneur de nous traduire. Ses journaux et ses i*ecueils ont cité et analysé la Théo^ dicée chrétienne ; enfin , un de ses savants , M. Gunther, a bien voulu consacrer un quart de volume à l'examen de cet ouvrage. Parmi ses critiques, il en est qui nous ont paru justes et dont nous avons fait notre profit ; il en est d'autres qui nous semblent tenir au point de vue tout à /ait personnel du système de l'auteur. Quoi qu'il en soit, c'est toujours un grand honneur pour ce livre d'avoir fixé à ce degré l'attention du savant théologien de Vienne ^
En France aussi, les critiques ne nous ont pas manqué. Les philosophes rationalistes n^ont
• Vorschule zur speculatiifcn Théologie des positiven Christentums. 'Wien, i846.