Ibid
Quantum viridcs pclagi Venus addita Nymphas Obi ait, aut humer is quantum Diana relinquit Naidcs, effulget tantum regina decori Déidamia cliori pulclirisque sororibus obstat.
indiquée, car elle deviendrait facilement ridicule, — elle enseigne à son fils comment il doit marcher et baisser les yeux. Malgré tout, la ruse pourrait être facilement découverte ; aussi, chez les deux poètes, Théiis,en confiant la prétendue jeune fille au roi Lycomède, essaiera d'expliquer certaines singularités qui donneraient l'éveil au moins attentif :
Roi, je te confie cette jeune fille, la sœur de mon Achille ; ne vois-tu pas comme son visage est farouche et comme elle ressemble à son frère ? Belliqueuse, elle demandait à porter sur ses épaules l'armure et l'arc et, comme les Amazones, se refusait au mariage. Mais j'ai bien assez de soucis pour mon fils : que celle-ci porte les corbeilles et les objets sacrés ; que tes soins contiennent l'indocile, qu'elle reste jeune fille jusqu'à l'âge de se marier et de sacrifier sa pudeur ; ne lui permets ni de se livrer aux exercices impudiques du gymnase, ni de parcourir les forêts. Elève-la dans ta maison, enfermée parmi les vierges ses pareilles. Aie soin, surtout, de l'éloigner du rivage et du port : tu as vu naguère les voiles phrygiennes ; les vaisseaux ont appris à passer la mer pour tromper la foi des serments ».
Banville traduit fidèlement ce passage, en supprimant toutefois quelques traits fâcheux et trop appuyés :
Roi, je t'amène Iphis, la sœur de mon Achille. Des Nymphes relevaient jusqu'à ce jour, dans l'île D'Icos, mais quand sévit la guerre affreuse, ô Roi, Je lui donne un plus sûr asile près de toi. Vois ses yeux ! Vois son air indomptable et sauvage ! N'est-ce pas bien l'aspect farouche et le visage De son frère r...