Ibid., p
^g THÉODORE DE BANVILLE
mais je ne crois pas cependant que le symbolisme se rattache au romantisme par le Parnasse : le trait d'union, le chaînon intermédiaire, c'est le poète de la Dernière Pensée, du Forgeron, de Florise, qui est aussi un drame symboliste. Déjà M. Ch. Morice a déclaré que ce poète était l'intermédiaire entre Victor Hugo et les générations qui l'ont suivi : ce n'est pas là, ce me semble, l'exagération d'un admirateur enthousiaste, mais l'expression de la stricte vérité : ce dernier romantique a recueilli, mis en gerbe et transmis à ses successeurs le plus beau de la récolte faite par ses devanciers. Aussi bien la poésie de notre siècle ne peut-elle que s'honorer en le saluant comme un de ses précurseurs et en s'inspirant de son exemple, non pas servilement, mais avec la respectueuse indépendance qu'il témoignait à ses aînés. Non seulement Théodore de Banville fut un maître ouvrier, qui connut à merveille, comme Ronsard et comme La Fontaine, les ressources du vers français, mais il vaut encore par la pensée, ce prétendu « poète sans idées » ! Son œuvre, inégale, si l'on veut, — comme toute œuvre humaine un peu vaste — est, dans l'ensemble, haute et saine ; elle a des qualités bien françaises : l'idéalisme généreux et souriant, l'ironie mordante et légère, le clair bon sens ; et de toutes ces pages, de toutes ces strophes, de toutes ces comédies, où l'on aperçoit cependant bien des tristesses, on garde, le livre fermé, le souvenir d'un stoïcisme tendre, d'une philosophie consolante, joyeuse et virile.
Errata et Addenda
Je dois remercier ici mon collègue, M. Th. Renauld, professeur au lycée de Charleville, qui a bien voulu relire mon travail sur les bonnes feuilles, et M. Cadet de Gassicourt, bibliothécaire à la Bibliothèque nationale, qui m'a communiqué la note suivante sur les Gohier de Normandie et de Bretagne.
Page 4. — A défaut de renseignements plus précis que je n'ai pu obtenir, voici la liste des Gohier dont les armes sont décrites par d'Hozier :
Bretagne, I, p. 728, n° 36. — Jacques de Gohier, recteur de la paroisse de Domalain. — D'azur à un chevron d'or accompagné de trois piques de même, deux en chef et une en pointe.
Normandie ; Caen, p. 142, n° 89. — Pierre Gohier, écuyer, sieur de Lamberville. — D'argent à un chevron de gueules surmonté d'un croissant de sable accompagné de trois fers de dard de même.
Les mêmes armes sont attribuées à Anne du Lubois, veuve de Jean Gohier, écuyer, conseiller secrétaire du Roi, lieutenant civil et criminel au bailliage et siège présidial de Caen (Ibid., p. 404, n° 305) et à Jean Gohier, écuyer, conseiller secrétaire du Roi, maison, couronne de France et de ses finances. (Paris, II, p. 511, n°7$.)
Normandie; Caen, p. 359, n° 39. — Nicolas de Gohier, prêtre, curé de Saint-Pierre d'Entiermonde. — D'a\ur à un chevron d'or, accompagné de trois fers de javelots de même, deux en chef et un en pointe.
On remarquera que ces armoiries rappellent de fort près celle d'Olivier Gohier de Banville (cf. p. 7 et infra) ; en voici d'autres fort différentes mais qui ont été imposées à des personnes n'ayant pas déclaré leurs armes véritables :
Normandie; Caen, p. 611, n° $59. — Anne Carré, veuve de Pierre de Gohy "Gohier r, écuyer, sr de Banville. — D'argent à un sautoir de sable chargé d'une rose d'or.
Bretagne, II, p. 39-, n° 149. — N... Gohier, notaire royal à Rennes. — De pourpre semé de larmes d'or à une colombe d'argent.
Ibid., p. 403, n° 21 3. — Thomas Gohier, arpenteur et priseur royal à Rennes. — D'azur à un compas d'or ouvert en chevron, accompagné de trois clous d'argent, deux en chef et un en pointe, et une bordure componée d'or et de gueules.
Normandie ; Rouen, p. 877, n° 212. — N..., veuve de N... Gohier, bourgeois de Rouen. — D'or à un pélican avec sa piété dans son aire d'or ensanglanté de gueules.
Page 7, note 3. — Les armoiries figurées sur les lettres de noblesse d'Olivier Gohier de Banville et sur les ex-libris du poète sont : J'j-ur au chevron d'argent, accompagné de trois fers de Jlèche de même, deux en chef et un en pointe.
Page 47, au lieu de : Phoebus sua semper apud me, lire : Phoebo sua semper apud me.
Page 106, note 1, au lieu de : maragdis, lire : smaragdis.
Page 12^, au lieu de : Il sont dans la salle, lire : Ils sont.
Page 138. — La phrase: « son peuple maudira bientôt ce voleur de couronne », rappelle de fort près le vers de Barbier (ïambes : l'Idole) :
Napoléon n'est plus, ce voleur de couronne.
Page 152, bibliographie des Pauvres Saltimbanques et des Esquisses parisiennes : Le Turban de M"c Mars et Mme Dorval à Saint-Marcel furent réimprimés dans le Boulevard (15 mars et 12 avril 1863). L'Armoire parut dans le même journal (4 janvier 1863). Eudore Cléa\ parut en plaquette, chez Lemerre, en 1870.
Page 195, au lieu de :
Un pompier dont le nez servait de point d'appui,
lire :
Un pompier dont le dos servait de point d'appui.
[98, au lieu de : les ouvriers de son usine, lire : les ouvriers de ton usine.
200, note 2, au lieu de: la lettre de félicitation annoncée, lire: la lettre de félicitation adressée.
7, au lieu de : à vingt ânes pareils, lire : à vingt ânes pareil.
ERRATA ET ADDENDA f2I
Page 212, bibliographie des Exilés, ajouter à la liste des journaux qui publièrent pour la première fois certains de ces poèmes : le Boulevard, dans lequel parurent: lesTorls du Cygne (ier décembre 1861), la Belle Aude (8 juin 1862), les Loups (16 novembre), le Sanglier (7 décembre), la Mort de l'Amour (28 décembre :, Hésiode (11 janvier 1863), la Fleur de Sang (isr février), F Antre (22 février), la Rose, Hermaphrodite (j avril), Roland (12 avril), le Pantin de la petite Jeanne (26 avril, daté du 18-19 avril), Hélène (14 juin 1863 ; c'est le dernier numéro du journal : on y donne à entendre que le Boulevard est contraint de cesser sa publication parce que le gouvernement le trouve trop libéral).
Page 217. — En 1863, dans la Comédie Française racontée par un témoin de ses fautes, Banville avait protesté contre le privilège de la Comédie Française qui interdisait aux autres théâtres de représenter les pièces du répertoire classique : « La Comédie reçoit par an une somme énorme afin que la Porte-Saint-Martin, l'Ambigu, le Gymnase et le Vaudeville n'aient pas le droit de jouer Corneille et Molière... Ainsi il est certain que M. Marc Fournier ayant sollicité la permission de représenter Britannicus avec un luxe de mise en scène pareil à celui qu'il avait déployé dans iOrestie, on la lui refusa énergiquement, grâce aux démarches faites par la Comédie, de peur que Racine ne fût déshonoré. »
Ibid. — En 1866, Banville composa pour la représentation gratuite du 1 5 août à la Comédie Française un à-propos intitulé : La Fête de la France, qui fut récité par M"c Favart et imprimé dans l'Etendard du 16-17 août. Cette pièce est loin d'offrir autant d'intérêt que Nice française.
Page 2^8, note 1, au lieu de : de sacra poese Graecorum, lire : de sacra poesi Graecorum.
Page 259, au lieu de : si nous y consentons, lire : si nous y consentions.
Page 283, bibliographie des Ballades joyeuses: Elles ne parurent pas pour la première fois dans le Parnasse, mais bien dans le Boulevard, par groupes de cinq ou six :
i° 5 janvier 1862 : Regrets pour l'an 1830, les Belles Châlonnaises, En ihonneur de sa mie, Seconde Ballade en V honneur de sa mie (intitulée depuis Ballade pour une amoureuse), la Fidélité à la poésie ; 20 19 janvier: A la gloire du lys, la Gentille façon de Rose, Pour sa Commère, En V honneur des Pucelles, En l'honneur de la Poésie dédaignée, Aux Enfants perdus ;
3° 2} février: Pour la Servante du cabaret, A sa Mie (intitulée depuis: Pour une aux cheveux dorés), Pour trois Sœurs qui sont ses amies, Sur les Hôtes mystérieux de la forêt, Pour annoncer le printemps, En quittant le Havre de Grâce.
Dans le Boulevard également (16 mars 1862) parut Che\ Bignon, églogue pour servir de légende au Monselet d'Etienne Carjat (caricature insérée dans le même numéro).
Page 361, bibliographie : Le Baiser a paru dans la Revue illustrée du 15 mai 1888 avec, à chaque page, un dessin de M. G. Rochegrosse. La couverture de cette livraison est consacrée à Coquelin cadet en Pierrot.
Table
Avant-Propos vu
Liste des Abréviations employées dans les Références xu