CHAPITRE II
Le Poète funambulesque
I. — LES FEUILLETONS. — Banville à la Silhouette. — Portrait du « jeune
Bêta ». — Faut-il lui attribuer tous les vers publiés dans ce journal ? — L'Opéra et lEcole du Bon Sens. — Médiocrité des satires de la Silhouette.
Révolution de 1848. — Le Pamphlet et le gouvernement provisoire. — Les journées de Juin ; Banville et le bourgeois. — Que ses griefs contre le bourgeois sont plutôt d'ordre moral que d'ordre artistique. — Les feuilletons du Corsaire et le Festin des Titans.
Les feuilletons du Dix Décembre et du Pouvoir : vaudevilles politiques, Scribe, Ponsard, Augier. — Réaction contre le romantisme. — Nécessité d'un retour à l'art classique. — Tentative pour concilier le culte de la Beauté matérielle avec la religion chrétienne. — Le Credo de Don Juan. — Banville quitte le Pouvoir 129
II. — BANVILLE AU PARIS ET AU FIGARO — Le Paris du comte de Villedeuil. — Banville n'y joue qu'un rôle assez effacé. — Ses hésitations. — Les Pauvres Saltimbanques. — Banville prosateur : une phrase du Voyage de la Fantaisie.
Les Odelettes. — Un article de Louis Ulbach. — Que les Odelettes sont de simples « études poétiques ». — Le rythme, l'enjambement, l'allitération dans les Odelettes ; influence de Joseph Delorme. — L'épithète lyrique ; la transfiguration lyrique.
Les Esquisses parisiennes. — Banville créateur de mythes modernes. — Que les Esquisses rattachent tes Cariatides aux Exilés. — La Vieille Funambule et la retraite de Mme Saqui. — La Fille ; que les Esquisses accusent une tendance fort nette à la satire sociale, qui explique son animosité contre Janin et la condamnation qui termina leur querelle 152