CHAPITRE III
« Les Exilés »
I. — LA POÉTIQUE DES EXILÉS.- Banville de 18^7 à 1867.— La Mer de Nice.
— Banville et l'empire. — Nice française. — La Revue fantaisiste. — Nouvelles déceptions; qu'elles ont influé sur l'esprit des Exilés. — Mrae Rochegrosse.
L'édition de 18^7 et l'édition de 1874 ; les Torts du Cygne et l'Exil des Dieux. — Imitation de Heine et de V. de Laprade. — Les Exilés et le Salon de 1861. — Les dieux grecs et l'actualité dans les Exilés.
Penihésilée et Dioné ; comment Banville traduit Quintus de Smyrne et Homère. — L'Education de l'Amour et Ronsard. — Les Loups. — Les dangers de la manière flamboyante : Roland et la Belle Aude. — Faiblesse de la poésie amoureuse dans les Exilés : les Améthystes, le Cher Fantôme.
La véritable poésie personnelle : les Roses de Noël. — Oraisons funèbres de poètes ou d'artistes 211
II. — LANGUE ET VERSIFICATION DES EXILÉS. — Archaïsmes et néologismes. — Prudence de Banville dans leur emploi. — Le style ; influence de Victor Hugo ; influence de la poésie grecque.
La rime. — Calculs de M. Grein. — Insuffisance des statistiques. — Les rimes faibles dans les Exilés. — Opinion véritable de Banville sur la rime. — Que les rimes faibles sont parfois accidentelles, parfois voulues chez lui. — Hésiode et la Cithare.
Rôle de l'allitération. — Le rythme. — Les alexandrins ternaires dans les Exilés. — Ternaires isolés ou groupés en systèmes. — L'enjambement, son rôle. — L'accent sur la cinquième et sur la septième syllabe. — Que la versification de Banville est intermédiaire entre celle des Parnassiens et celle des Décadents 249