‹ Théodore de Banville, 1823-1891Chapitre 20 sur 141 · Arch. dép. Allier, L · texte numérisé non relu

Arch. dép. Allier, L

Cérilly ayant été supprimé, il fut nommé commissaire du pouvoir exécutif près l'administration municipale du canton d'Ainay, puis, le 12 fructidor an v, administrateur du département de l'Allier ' ; il exerçait ces fonctions au moment de son mariage et les conserva jusqu'au 2^ germinal an vi. Sa famille, peut-être originaire de la Nièvre, exerçait, depuis une cinquantaine d'années, des fonctions publiques dans le bourg d'Ainay-le-Chàteau : son grand-père Jean Huet, greffier du bailliage et siège présidial de Saint-Pieire-le- Moûtier en 1740, avait été lieutenant de police à Ainay-le-Château vers 1749; son père, Jean Huet, était juge de paix d'Ainay au début de la Révolution ; sa sœur, Rose Huet, avait épousé en 1793 le successeur de son père2. Au mariage de J.-B. Huet, signe son frère Claude-Alexandre, propriétaire à Château-sur-AUier : toute sa famille était donc établie en Bourbonnais, et l'on peut se demander si M"c Denozier ne lui était pas connue depuis longtemps.

Banville a raconté sur son grand-père maternel une autre anecdote qui me paraît bien suspecte aussi : c'est l'histoire de la Font-Georges. Ce domaine, assez vaste, aurait été acheté par Huet pour sa fille Zélie : elle adorait les sorbes, et le domaine de la Font- Georges contenait « un sorbier géant, plus que centenaire, qui aurait bien pu fournir des sorbes à tout Moulins » [s., 1 1]. Pour assurer à sa fille la possession de cet arbre extraordinaire, le père aurait acheté quelques hectares de vignes qui l'entouraient ! En réalité, Pierre Denozier, l'ancien échevin de Moulins, possédait le domaine du Haut-Barrieux, à trois cents métrés de la Font-Georges, et comme il acquit dans cette région de nombreuses parcelles de terre et de vignes, il est probable qu'il lui faut attribuer l'acquisition du domaine au sorbier >. Somme toute, on ne peut faire aucun fond

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