‹ Théodore de Banville, 1823-1891Chapitre 37 sur 141 · Dans le même passage · texte numérisé non relu

Dans le même passage

Moi, reine des humain*, moi du maître des Dieux Et la sœur et l'épouse, est peut-être un soutenir des orgueilleuses paroles d'Héra au quatrième chant de V Iliade rv. 58 sq.) ; toutefois ces vers rappellent davantage Virgile :

Ast ego, quœ divuai incedo regina, Jovisque

El soror et conjux... [Enéide, 1, 46.]

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Dans la première édition, au lieu du vers

Une amante aux beaux yeux qui mourra dans les flammes,

Pi 393-] on lisait :

Une amante au grand cœur qui mourra dans les flammes.

C'est évidemment l'homérique y.i-yi/^-Mp, et peut-être Banville a-t-il corrigé non seulement pour éviter ce désagréable cœur qui, mais aussi parce que l'épithète grecque ne s'applique pas aux femmes. Enfin, lorsque le chœur se demande, en voyant les chars divins traverser le ciel :

Quelle clarté nouvelle illumine les cieux Fulgurants... [I, 390.]

on se rappelle aussitôt la course d'Athènè, descendant, tombant plutôt, entre les deux armées :

Comme le fils du rusé Kronos envoie un météore, prodige pour les matelots ou pour la vaste armée des peuples, un météore éclatant duquel jaillissent de nombreuses étincelles, telle s'élança sur la terre Pallas Athènè '.

Mais l'influence hellénique se manifeste d'une façon particulièrement curieuse dans le passage imité d'Ovide. On dirait un basrelief compliqué de la décadence, qu'un artiste habile aurait su ramener aux lignes simples de l'art classique. Une seule fois le goût du poète me paraît s'être un peu égaré :

L'aurore rougissant de paraître sans voiles

Montra son front semblable à des rosiers fleuris. 1, J95.

Voilà qui est bien mièvre et qui s'accorde bien mal avec le reste. Mais partout ailleurs quelle supériorité sur le latin ! Cet épisode des Métamorphoses est le prétexte d'un insupportable étalage de géographie et d'astronomie, et le pédantisme n'est rien a côté

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