‹ Théodore de Bèze à LausanneChapitre 5 sur 5 · D ARTE · texte numérisé non relu

D ARTE

RÉRRLE NT Die

cet asile des temps écoulés chaque fois qu’il

désirait se reposer de ses occupations accablantes et que les circonstances le permettaient. Les Lausannois avaient si grande Joie de sa venue que parfois on se rendait en foule à sa

rencontre aux portes de la ville. Ce fut en par-

ticulier le cas au mois de mai 1601, où pour la dernière fois Bèze et les Lausannois échangé-

rent leurs adieux.»

Quelles furent donc, demandera-t-on, les circonstances qui lui firent quitter cette ville ? Cest ce qu’il me reste à dire en peu de mots.

Au commencement de l’année 1557 un cri de souffrance, parti des vallées vaudoises du Piémont, résonna douloureusement dans nos.

contrées. Les Vaudois, à ce moment sous la domination du roi de France, étaient menacés d’extermination, comme hérétiques; et les souvenirs encore récents de Cabrière et Mérindole faisaient frémir leurs amis. Rapidement ceux-ci décidèrent Bèze et Farel à se rendre à Berne, Zurich et Bâle, pour solliciter une prompte intervention des cantons évangéliques auprès de Henri IT. Les deux voyageurs. furent très sympathiquement écoutés, et l’on accueillit leur demande ; mais, à Zurich spécialement, on insista pour qu'ils fissent une démarche identique auprès des princes protestants d'Allemagne. Au cours de cette négociation, Bèze, qui en était. l’âme, se trouva pour la première fois en face des théologiens luthé-

riens, qui demandèrent avant toute chose à.

être renseignés sur l’orthodoxie des victimes. en faveur desquelles leurs princes devaient intervenir. Or chacun sait combien large on:

avait fait, depuis trente ans, le fossé qui sépa-. rait les protestants en deux camps à propos de: tceène. Bèze, plein d'une ardeur et d'une inexpérience juvéniles, brûlait du double dé-sir de rapprocher les frères désunis et de réus-sir dans son urgente mission en faveur des pauvres Vaudois ; il crut naïvement travailler: à ces deux fins en rédigeant à la hâte une confession quelque peu ambiguë sur la sainte cène, comme naguère Bucer en avait si sou-.

vent composé, et déclara que cet exposé répon-dait à la foi professée en Suisse et en Savoie!

À peine Bèze était-il rentré à Lausanne que l’on apprit à Zurich, où il avait eu le tort de ne rien dire dé cette affaire, que les théolo-giens allemands célébraient bruyamment leur prétendu triomphe sur les sacramentaires, enfin venus à résipiscence, et qui avaient baissé pavillon devant la vérité luthérienne. Bullinger, antistès de Zurich et successeur de Zwingli,.

1 Cette formule existe en deux rédactions légèrement diffé-rentes : la première fut remise par Bèze à Dilherr, à Heidelberg; la seconde, quelques jours plus tard, le 14 mai 1557, au ducde Wurtemberg, à Goeppingen.

bondit d’indignation; pendant des mois notre pauvre Bèze, qui avait cru si bien faire, eut à -endurer les reproches les plus vifs; il semblait que ses amis vénérés de Zurich eussent à tout jamais perdu confiance, non seulement en son bon sens, mais en sa droiture ; à Berne on était peut-être plus monté encore. Il fallut quelque temps à Bèze pour se rendre compte, grâce surtout au blâme discret de Calvin, de la grave imprudence dont il s'était rendu coupable; il est touchant de voir comment alors, prenant toute la faute sur lui seul et déchargeant le

plus possible Farel, il reconnaît humblement

qu’en ces épineuses questions confessionnelles il n’est qu’un enfant. Malgré ses aveux et ses

regrets il fallut tout le tact de Calvin pour ré-

tablir peu à peu une paix relative. Pour Bèze, Qui jusque-là ne s'était guère occupé que de lantagonisme entre Rome et la réforme, ou encore des adversaires français de Calvin, ce fut sa première et un peu dure leçon de théologie allemande.

Cet orage s’apaisait, lorsque de nouveau un

lugubre message parvint à Lausanne et à Genève. [Il s'agissait de la vaillante église de

Paris, qui, organisée depuis deux ans à peine,

avait fait, sans bruit et malgré les persécu-

tions, de réjouissants progrès, sous la direc= … |

tion de deux jeunes hommes d'élite, Jean Le Maçon, sieur de La Rivière, et Antoine de Chandieu, sieur de La Roche. Bèze s'était

donné beaucoup de peine pour fournir à cette

église, dans laquelle il comptait d'anciens

amis, et à ses pasteurs, qu'il avait eus comme

élèves à Lausanne, les aides temporaires dont

leur œuvre avait besoin; il était prêt à sv

: rendre lui-même ; il en fut plusieurs fois sé- À rieusement question. Or, une nuit de septem- Re bre de cette même année 1557, une assemblée de culte avait été surprise dans la rue Saint-Jacques; cent trente-deux prisonniers, hommes, femmes, enfants, attendent mainte-

nant dans les fers l’issue de leur procès, c’est-

à-dire le bûcher. À peine la nouvelle parve-

&. nue, une délégation, composée, outre Bêze, de È Gaspard Carmel, venu de Paris, de Jean Budé ee de Genève, et de Farel, se met en route, pour un voyage semblable au précédent, afin de solliciter encore l'intervention des princes protestants, cette fois en faveur des pauvres prisonniers de Paris. Cest à cette occasion que Bèze eut le privilège de faire, à Worms, la connaissance personnelle de Mélanchton : — et ce fut une meilleure lecon de théologie allemande. — Le vétéran, qui goütait si fort Calvin, parait avoir sympathisé aussi avec le jeune ami de ce

dernier, car il lui consacra alors une petite pièce de vers latins. Enfin une troisième ambassade du même genre, rendue nécessaire bien contre son gré en mars de l’année suivante, conduisit Bèze à Krancfort, en compagnie de Jean Budé et de Bertin.

Lasituation précaire des protestants en Allemagne à cette époque semblait devoir leur imposer l’union avec tous les fils de la réformation ; Bèze, qui désirait vivement un tel résultat, crut, au cours du second voyage, pouvoir y travailler et servir en même temps au succès de sa mission, en souserivant à Worms (Soctobre 1557),au nom des églises de France, une nouvelle formule rédigée de concert avec Mélanchton. Elle lui valut de nouveaux reproches de Bullinger, plus au courant que lui de l’intransigeance qui régnait dans les sphères dominantes du luthéranisme. Rappelons qu’en décembre 1559, toujours en vue de l’union du protestantisme, Bèze rédigea un exposé de ses vues sur les sacrements. Cette fois son ami vénéré de Zurich se déclara enfin satisfait 1; mais il n’y eut point de résultat

1 C’est, je pense, cet exposé de 1559 que l'on trouve dans les Tractationes theoloyicae de Bèze, sous le titre de Summa

«doctrinae de re sacramentaria ; je n’en connais pas d'édition

latine isolée, mais bien une traduction française, due à Louis” Des Masures: Sommaire de la doctrine touchant les sacre-

IV. LA CRISE 99 pratique. — Pauvre Bèze! généreux et optimiste, il faisait à ses dépens l’apprentissage de la vie. Non sans souffrance il reçut en peu de temps plusieurs leçons : elles ne seront pas perdues pour lavenir et le müriront rapidement pour les questions politiques et ecclésiastiques qui devront si souvent l’occuper dans la suite, et auxquelles en commençant, il l'avoue

à Bullinger, il avait apporté plus de zèle que

de prudence. Mais pour le moment sa situation était difficile vis-à-vis des pasteurs de Berne, et plus encore vis-à-vis des autorités ; celles-ci avaient bien autorisé ses voyages successifs, malgré les inconvénients qui en résultaient pour l’enseignement, mais elles trouvalent que, comme négociateur, il avait trop agi à sa guise et était compromettant.

ments (Lyon 1564), et une traduction anglaise; Heppe la donné en allemand. Les éditeurs strasbourgeois de Calvin (XVII, 695) attribuent à tort à Bèze une Declaratio de coena, que Calvin rédigea au même moment. Ajoutons que ce fut probablement au cours des négociations de 1557 que Bèze composa sa Briève confession de foy, qui embrasse en 34 articles l’ensemble de la religion chrétienne et que l’on trouve imprimée, en français comme en latin, à la fin des éditions postérieures de la grande Confession de Bèze; ce qui nous porte à lui assigner cette date, c’est que la plus ancienne édition connue de cette petite confession est une traduction allemande impri-

mée à Heidelberg en 1557 ; mais le but spécial de cet opuseule

et les circonstances de sa rédaction et de sa traduction nous restent voilés.

4100 IV: LACRISE

Cette situation personnelle fâcheuse fut compliquée par les troubles ecclésiastiques du pays de Vaud. Nous n'avons pas à les raconter !. Rappellons seulement que la réformation, imposée brusquement par la conquête, eut de ce fait chez nous plus de peine qu’ailleurs à se réaliser en pénétrant la population et en la réformant intérieurement. R

Bèze, dès son arrivée, avait été douloureusement frappé de ce déficit de vie religieuse: « La boisson, les blasphèmes, la débauche sont constants ; dans les cultes, une étonnante sohtude ; bref, l’aspect que présente l'Eglise est affligeant.» C'est en ces termes qu’il écrivait à Bullinger, dès février 1550. Dans les années suivantes des plaintes analogues reviennent : souvent sous sa plume. Viret et la plupart de ses collègues, inquiets de cet état de choses, insistaient depuis longtemps, et avec une énergie croissante, auprès de LL. EE. de

1 Le récit en a été utilement fait par Ruchat et par Hundeshagen, et dernièrement, d’une façon plus sommaire, ‘par M. Bloesch, dans sa belle histoire ecclésiastique de la Suisse réformée; néanmoins plus d’un point est encore dans l'ombre, et nous appelons de nos vœux une nouvelle étude documentaire, pour laquelle les archives de Berne et de Lausanne se-

raient plus complètement étudiées que cela n’a encore été

fait, malgré les précieux apports des derniers éditeurs des œu-. vres de Calvin.

Berne, pour lintroduction d’une discipline ecclésiastique, analogue à celle que Calvin avait réussi, non sans peine, à établir à Genève. L'arrivée de Bèze à Lausanne leur avait été un orand réconfort; celui-ci s'était immédiatement associé à leurs efforts. A diverses reprises, en août 1550 avec Merlin, en novembre 1554 avec Valier, en mai 1555 avec Viret, d’autres fois encore, 1l avait été envoyé à Berne pour plaider, toujours en vain, la cause de la discipline. Le 18 août 1557, avec toute la Classe de Lausanne, il signait un mémoire qui fut porté à Berne par Jean Ribit et Hugues Caviot, pour réclamer la convocation d’un synode qui s’occuperait du triste état de l'Eglise. Mais à Berne C’étaient les vues ecclésiastiques du zwinglianisme qui régnaient, et même d’un zwinglianisme outré, si on le compare à celui de Zurich ; et l’on était bien résolu à les appliquer en pays romand. Or on sait à quel point elles étaient opposées à toute autonomie de l'Eglise; en outre, on y redoutait soit la grande influence de Calvin sur le clergé vaudois, soit tout ce qui, dans ce pays sujet, aurait pu diminuer en quoi que ce fût l’omnipotence du gouvernement. De là des frottements qui s’accentuaient d'année en année. Le zwinglianisme luttait avec le calvi-

nisme, et le pays de Vaud était alors le champ clos, comme Heidelberg le sera dix ans plus tard. La théorie ecclésiastique à laquelle lPadversaire de Bèze dans cette dernière lutte prêtera son nom, l’Erastianisme, ne fut nulle part aussi nettement mise en pratique que par Berne dans le pays de Vaud.

Dès 1554 Bèze se rendait compte de la gravité de cette lutte. « La situation est telle, écrivait-il, qu'il n'y a que deux alternatives : ou que ceux-ci (les Bernois) écoutent et acceptent ce qu'ils ne veulent pas, ou que nous cédions la place. » Usant ses forces dans une lutte sans issue, il en vint peu à peu à souhaiter que Dieu le plaçât ailleurs. € On nous traite de calvinistes, écrit-il à Bullinger en octobre 1555, ce qui signifie un forfait beaucoup plus grand que tous les crimes réunis. Que Dieu veuille changer les cœurs du grand nombre, ou qu'il remette la vigne à d’autres ouvriers ! J’appelle de tous mes vœux le jour où Je pourrai Sortir de cette Babylone. » Et en janvier 1558 il écrira à Calvin : « Dieu veuille me libérer d'ici par quelque moyen que ce soit! Néanmoins tant qu’il m'y retiendra j'espère m'acquitter avec entrain de mes fonctions. »

Pour Viret, en 15957, la position était devenue des plus difficiles en suite d’injustes accusa-

tions que le Grand et le Petit Conseil de Lausanne portaient contre lui. Bèze vint vaillamment à son aide et, en sa qualité de juré du Colloque de Lausanne, écrivit en sa faveur deux lettres énergiques à Berne, au nom de toute la Classe ; il y démontrait que le mécontentement suscité à Lausanne contre Viret provenait uniquement de la fidélité avec laquelle il s'acquittait de sa charge pastorale. Néanmoins, dans ses lettres à Calvin, on entrevoit que Bèze n’est pas toujours parfaitement d'accord avec lPattitude de Viret vis-à-vis de Berne ; il lui voudrait plus de fermeté, et il demande à Calvin de

J’encourager dans ce sens. Il se plaint que

Viret n'accepte aucun conseil ; aussi écrit-il en janvier 1558 : « Je me tairai donc, puisque mes paroles n’ont réussi qu’à déplaire. »

Cependant en mars, alors que Bèze est à Francfort, Viret, exhorté virilement par Calvin, se décide à tenter un dernier effort ; il envoie à Berne un mémoire, signé avec lui par son collègue Valier et par le diacre Arnaud Banc, dans lequel ils exposent le déplorable état de l’église de Lausanne et déclarent qu’ils ne peuvent plus continuer leur ministère dans de telles conditions ; ils sont décidés à ne pas donner la cène à Pâques, si on n’obvie pas aux scandales. Après cette mise en demeure, Viret s'attendait à être

destitué. À son joyeux étonnement, il lui fut. répondu avec une amabilité inaccoutumée ; on lui demandait de donner la cène à Pâques, lux promettant pour la suite des améliorations sérieuses ; les pasteurs étaient même priés pour la première fois de préciser par écrit la. manière dont ils estimaient que lexcommunication pourrait être exercée, sur la base de la réformation bernoise. L'espoir renaissait, il semblait que l’entente devenait possible. La Classe de Lausanne, assemblée à Vevey le.

22 juin 1558, rédigea, avec autant de soin que de naïveté, un projet complet de constitution ecclésiastique, conçu dans le plus pur esprit calviniste. C'était tout autre chose que ce qui : leur avait été demandé et beaucoup plus qu'on. n’en pouvait digérer à Berne.

Cette laborieuse négociation, à laquelle Père s’associait de tout son cœur, était certes assez.

délicate par elle-même pour qu'on ne la com-

pliquât pas de questions accessoires ; c'était l’avis de Bèze, ce ne fut pas celui de Viret. Alors qu’à Berne on avait à peine recu le fameux projet de la Classe de Lausanne, quel-. ques membres de celle-ci envoyèrent, le

18 juillet, au Conseil souverain une protesta tion contre un ordre, renouvelé des années pré= cédentes, obligeant les pasteurs à lire du haut ENT

de la chaire un décret qui interdisait de prècher sur la prédestination ; on y joignait tout un chapelet de plaintes sur des faits particuliers de mauvaise administration des choses ecclésiastiques.

Quelques mois auparavant, Bèze exprimait à Calvin la crainte que les pasteurs ne l’impliquassent dans des causes qui lui étaient étrangères. [l avait été bon prophète: en dépit de son propre sentiment il fut entrainé, par son amitié pour Viret et en suite de ses pressantes objurgations, à signer, lui douzième, ces intempestives protestations. Elles fournirent au Conseil de Berne un moyen inespéré de sortir d’embarras. Les douze signataires furent mandés à Berne le 15 août et vertement tancés de leur irrévérence ; on les mit en demeure de se soumettre ou de se démettre ; en même temps on notifiait par écrit à la Classe que son projet était inacceptable.

La décision de Bèze fut bientôt prise. En délicatesse déjà avec les autorités ecclésiastiques et politiques de Berne, il se trouvait à présent, à Lausanne même, en désharmonie avec ses meilleurs amis ; il leur en voulait de Pavoir entrainé contre son gré, par leur autorité et en faisant appel à la solidarité, à une démarche qu’il désapprouvait ; et il leur repro-

chait de ne pas savoir maintenant répondre aux éternelles tergiversations des autorités par une résolution virile. Il jJugea que, dans de telles conditions et dans son isolement, il ne pouvait plus remplir utilement son activité à Lausanne. C’est pourquoi, à peine revenu de Berne avec ses onze coaccusés, il v retourna pour demander au Conseil, dans la seconde moitié d'août, de lui accorder son congé, se déclarant toutefois disposé à continuer son enseiognement jusqu’à la Saint-Martin, pour que les études ne fussent pas en souffrance. On lui octrova son congé immédiat, dans des termes très honorables et sans user de son offre cour- . toise. Son collègue Merlin suivit peu après son exemple. François Béraud, principal du collège, fut provisoirement chargé de l’enseignement du grec, et Jean Le Comte, alors pasteur à Romainmôtier, de celui de lhébreu, tous deux à partir du mois de novembre, les vacances étant survenues dans l'intervalle.

Viret ne semble pas s'être rendu compte alors que la voie dans laquelle il était engagé devait fatalement aboutir aux événements qui allaient sous peu bouleverser l’église du pays de Vaud et l’Académie de Lausanne, et l'obliger lui-même à accepter l'hospitalité inépuisable de Genève. Il ne pardonnait pas à Bèze ce qu'il

considérait injustement comme une trahison, et il en voulait à Calvin d'accueillir Bèze à (renève comme un homme dont la place y était marquée. Dans sa douleur il allait jusqu'à reprocher avec amertume à Bèze de ne pas suivre ses avis de préférence à ceux de Calvin, et il S'attira une très verte réponse de ce dernier. Mais les nuages, entre amis de cette trempe, ne pouvaient subsister longtemps: ils furent vite dissipés.

Bèze avait pensé s'établir à Genève pour poursuivre ses travaux comme simple particulier ; mais, bien que l’Académie, dont il allait devenir le premier recteur, ne füt pas encore fondée, on l’appela tout de suite à donner des lecons publiques de grec et, bientôt après, à exercer en outre les fonctions pastorales! ; la bourgeoisie lui fut gratuitement accordée. La ville tenait à s'attacher une force si précieuse, que les Bernoïs n’avaient pas su garder.

L'installation de Bèze à Genève marque une

1 I] ne vint pas à l'esprit de Calvin ni de Bèze de s’embarrasser de l'étrange scrupule qui hanta leurs disciples du 17e siècle ; le synode national d’Alais, en 1620, vota en effet, la résolution suivante : QUn ministre peut être professeur en théologie et en langue hébraïque, mais il n’est pas bienséant qu'il exerce la charge de professeur en langue grecque, s’il n’est pas déchargé du saint ministère, parce qu’elle n’est employée la plupart du temps que pour lexposition des auteurs païens et profanes. »

Poissy, un autre Saint-Germain ce Paris, #2 Le Rochelle, Nîmes, Bâle, Heidelberg, Mont

années de Lausanne ont adore FLO l loppés. Heureux RSR que se laisse E ré

ul dans la Revue de théologie et de Fa Lausanne, quelques pièces inédites relatives à 0e conf

ous donnons trois portraits, qui présentent la physionomie

À le cliché de la monumentale biographie de Calvin par M. Doumergue a été obligeamment mis à notre disposition.

née en 1844 par le colonel Tronchin au Comité de la Société évangélique de Genève (à l’Oratoire) ; cette toile est la copie d’un tableau ancien appartenant actuellement à M. Henri

Tronchin. |

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