‹ Théodore, le roi d'étéChapitre 1 sur 120 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Da.ns le temps des vendanges, une troupe d'étudians se livrait à sa bruyante gaîté sur la rive orientale du Rhin, en face de la ville libre et impériale de Cologne. Les uns , accompagnés d'une guitare , chantaient de joyeuses chansons et choquaient les vastes romaim de cristal vert,* dans lesquels étincelaif

• Sur les bords du Rhin , et dans presque toute l'Allemagne , on boit le vin du Rhin dans des verres verts -jui contienneat pr.ès d'une demi-bout^Ue. Ils ont la

l'or liquide des treilles de ces coteaux; d'autres , poussés par la pétulance de leur âge et enflammés parles dons de Bac clius, poursuivaient à travers les pampres les jolies vendangeuses qui ne pressaient pas trop leur course pour les éviter, et se laissaient joindre en riant ; d'autres encore, faisaient des armes avec les sabres émoussés qu'ils avaient apportés à dessein, et les coquilles sonores, résonnant sous les coups précipités des lames massives, formaient un accord assez bizarre, mêlé aux échos des mélodies qui retentissaient au loin. Un petit nombre d'étudians seulement pi ofanait cette belle journée d'automne , rangés autour d'une table sur laquelle Frégoso , noble génois , tenait une

forme d'un sphéroïde supporté par une colonne torse creuse. Comme l'ouverture supérieure du verre est d'un diamètre beaucoup plus petit que celui du sphéroïde , Tarome du vin se concentre, en quelque façon, sous les narines du buveur , et met le gourmet à même de savourer par l'odorat le bouquet du vin. Ces verres s'appellent

roeiner ( romains ).

( Le Traducteur. )

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