‹ Théodore, le roi d'étéChapitre 108 sur 120 · CHAPITRE XXVllI. sSf · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVllI. sSf

homme pâle, enveloppé dans un mauvais manteau gris.

— Ou le roi Théodore , répondit le marchand qui l'avait entendu; Théodore, soidisant baron de Neuhof , prétendant de Corse,appelé,d'aprèsladuréede sonrègne, le roi cTÉté , autrement le roi des nèfles.

— Chien! s'écria le jeune homme, et il renversa d'un coup de pied le marchand et son échoppe.

Mille bras s'élevèrent pour le défendre, mille autres pour soutenir l'agresseur, et les droits de Théodore au trône de Corse allaient être décidés par une bataille générale, lorsque des soldats toscans et des grenadiers français dispersèrent les combattant à couj)s de crosse, pour faire place à une file de brillans carrosses qui s'acheminaient lentement vers l'éalise.

— Quel saint féte-t-on avec tant de pompe? demanda le manteau gris à soîi voisin.

— C'est un mariage, répondit celiii-ci; la belle duchesse de Fiesco.baldi épouse

anjourd'htii le marquis de Maillebois, gé' lierai français qui commande en Corse.

— Oh ! rage ! s'écria Frédéric en s'appuyant contre un pilier du portail.

La première voiture s'arrêta; le marquis, velu d'un riche uniforme, et décoré des rubans de plusieurs ordres, s'élança légèrement et offrit galamment sa main à la belle Olympia : le couple s'achemina fièrement A-ers l'église.

L'homme au manteau gris revint à la vie, comme frappé d'une commotion électrique. Il se précipita au-devant de la duchesse, et en ouvrant le manteau qui cachait son visage, il s'écria: — Olympia, me reconnais-tu?

Celle-ci le regarda d'un air inquiet, et tomba dans les bras de son fiancé, pâle et agitée.

— Dieu soit loué! s'écria Frédéric, son cœur a parlé.

— Cette iiieoience mérite châtiment!' s'écria Maillel^ois en portant la main à son épée.

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