‹ Théodore, le roi d'étéChapitre 92 sur 120 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

fet à la baguette de Wlaska, les éclairs éclairaient toute la voûte céleste, le tonnerre retentissait avec fracas, les vagues s'élevaient comme des montagnes , et des cris plaintifs proférés par des voix humaines., des coups de canon de détresse, que le vent apportait de la haute mer à l'oreille àe Frédéric, lui annoncèrent que plusieui'S vaisseaux luttaient contre cette tempête. Le feu du ciel tomlxi sur un laurier majestueux qui se trouvait sur le rivage, et dont les branches enflammées éclairèrent Frédéric. Ses gens qui l'avaient déjà cherché avec anxiété, vinrent au-devant de lui avec des flambeaux. Mais il leur fit signe de s'arrêter, ei resta long-temps immobile et muet, les yeux attachés sur l'arbre jusqu'à ce qu'il se renversa avec fracas, fcùsant jaillir autour de lui des milliers d'étincelles. Alors il s'éci-ia avec émotion : — .Sois mon image, arbre roval , que je reste debout, fier et superbe, jusqu'au moment où, frappé du ciel, je tomberai digne de mon nom.

234 THÉODORE, LE fiOÏ D^ETJ^^

Page 1