LE LEGISTE LAÏC
Quand l'homme noir civil, le légiste, s'éleva »w xif« siècle
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contre riioinn.c noir religieux ou le prêtre, avec un nouveau droit en main, ce ne fut qu'un droit abstrait, qui tirait son origine et ses arguments de lamôme source que le droit canonique, c'est-à-dire de l'idéologie juive. L'un était aussi faux que l'autre, car ils n'étaient ni Tun ni l'autre tirés de la théologie des choses. Alors aussi s'élaborèrent tous ces textes irrationnels qu'au xvi* siècle et depuis d'infatigables commentateurs travaillent, ampliûent , expliquent , interprètent et éloignent de plus en plus du vrai. Le légiste laïc, qui s'était assis dans les conseils des rois et de l'empereur , dès le XIV* siècle , continue son rôle d'opposition contre l'église , dont il n*a cependant fait que traduire et eorporiser les dogmes et les prescrii)tions liturgiques dans Tordre temporel ou royal, par le rationalisme tout aussi dénué de fond et de vérité, que toutes les productions de la scholastique et du droit canonique. Le bourgeois tirait le nouveau droit civil et politique, de toutes ces abstractions à la manière juivealexandrine et phénicienne. Tous ces juristes laïcs du xiv* siècle s'élevaient du sein de la bourgeoisie, dont nous ve~ nons de caractériser l'esprit et les tendances. De là aussi cette législation contentieuse, égoïste, individuelle, abstraite,
f)our produire des procès, diviser les individus et les familes, pour produire par conséquent l'anarchie, et ôter tout bonheur social.
Dans le moyen âge , sous les deux premières races , et même à toutes les époques, tant que la loi franque a été dominante , l'église a suivi , et a toujours voulu suivre, en ce qui la concernait, la loi romaine, C'est l'église qui a enfanté cette armée d'émietteurs de la société appelés légistes, hommes de loi , et toutes les théories de chicanes qu'ils ont produites. La chicane, qui a pour aliment la procédure, c'est l'église qui a conduit à la faire produire. Ses tribunaux, ses officialités, ses avocats, ses avocats abbés, thé- Ioniens ou dits du droit canon , étaient encore, en 4*789, plongés dans cette mer de subtilités et de formes que Ton appelle procédure, et qui ne sont qu'un code de tromperies , de déception et de ruine. Enfin , l'église a toujours marché, en tout et pour tout, dans les voies de la cite romaine, contre les mœurs, les principes et les règles si morales, si sociales, si hiérarchiques, si gouverneinen taies et si respectueuses de la cité germaine.
La cite romaine n'aimant que la ville, ne vivant qu'à la ville, vit d'une vie factice, ne connaît et n'aime rien de la vie rurale ou naturelle, de la vraie vie ; la population de la
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terre, la famille rurale n'est rien pour elle ; elle s'en moque, elle la méprise et la joue sur ses tréteaux ; elle en fait sa bête de somme, pour tous ses services avilissants de la personne soumise à toutes Iji^s fantaisies d'une vie fainéante et par conséquent dépravée.
. Avec ce dogme vide et sans application logique aux choses temporelles autrement que pour les violer et rompre les rap-
fiorts et la nature des choses, le christianisme, et, après ui , le légiste, mettent ce qui est neutre à la place du substantif, et la nature masculine à la place de la féminine, et réciproquement. Le dogme a donc produit la législation monstrueuse et anarchique qui régit la France et la plus grande partie des nations de l'Europe d'origine latine ou méditerranéenne. Dans cette législation, en effet, l'homme est constamment et partout asservi , dans les choses de biens et d'intérêts animiques et d'autorité, au profit de la femme. Et, chose impie ! le mâle est mis, d'une manière anti-naturelle, sous la dépendance de la femelle !
Aucun homme ne peut se marier dans cette législation, que cette singulière loi ne vienne à l'instant frapper ses propres biens , ses biens personnels d'une hypothèque dite légale, c'est-à-dire les lui paralyser ou les lui prendre au profit de la femme, quand surtout sa dut est en argent, en valeurs et en choses rongibles comme les dots de filles de bourgeois, au profit des biens de la femme, disons-nous, qui mange ses biens personnels bien plus souvent que son mari ne les lui mange , et cela par ses désordres de dépenses en toilette , en parures et de toutes manières, en échangeant, vendant et modifiant tous les jours par les folies de la mode . modes menées par des extrayagantes et des folles comme elle, tous ces objets anciens et nouveaux , de corps et de parures, mange ses biens, disons-nous, et par cette hypothèque de reprise sur son mari, lui dévore à la lettre, tous les jours et dans la plus grande partie des ménages, ses propres biens à lui-même, le ruine, le met sans pain lui et sa maison et enfin le met dans sa'dépendance.
Cette position sociale de privilège exorbitant et de tyrannie sur l'homme, a été fondée chez les Romains par la gent des élégants de bourse et de tripots des villes maritimes, de bureau, de salles et d'alcôvesde la race carthaginoise, de sang phénicien et arabe , race si méprisable et si déviée de l'état naturel qui, s' étant toujours dégradée dans des séries de générations par des trafics d'agiotage et de brocantage, se trouvèrent eux, hommes moins dignes, moins robustes et moins
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forts pour l'esprit et le corps que les femmes , que les mœars intérieures avaient encore préservées de ces trafics. Ils élevèrent donc colles-ci, dans leurs propres lois, au-dessus d'eux-mêmes. Et la race masculine du Bas-Kmpire, si mé-
f)risable et si dégradée , ayant transmis jusqu'à nos jours à a race actuelle non moins oblitérée par le cœur et la raison, à la race de juristes, engeance ténébreuse, ses doctrines a narcbiquos, riiommesetrouvo asservi, avili au proGt delà femme, que cette législation a déplacée de la place et des rapports naturels dans tout l'ensemble des faits sociaux , comme on vient de le dire» et sert plus que tout le reste à perdre le monde, puisqu'elle perd les lois de la famille» oui est le premier et presque Tunique élément d'ordre dans l'univers.