DU DOGME DE LA CHUTE
Ce dogme chrétien de la chute faisant croire , nOD à un âge de Saturne ou de bonheur et de paix sur (la terre , comme chez les peuples d'origine caucasique ou pélasge , mais à une sainteté absolue dans Tâge adamique chez les peuples d'origine sémitique, ce dogme conduit constamment chez ceux qui le suivent encore aujourd'hui à une vie d'imagination, aune vie vide, venteuse, abstraite irrationnellement, c'est-à-dire à des imaginations ou idées Imaginatives qui ne peuvent être des âmes d'actes , d'actes orthodoxes, mais de simples créations de l'esprit . mauvaises comme irrationnelles et ténébreuses. — De là cette vie non plus paisible et heureuse sur la terre, en ce qu'elle serait, comme dans le^dogme pélasgique, le résultat constant et pour tous les actes de l'homme , d'une vie proportionnelle et faisant le beau avec les choses terrestres et célestes ambiantes, matérielles et morales ; mais d'une pensée de sainteté et de perfection absolue , non pour la paix et l'ordre dans ce monde réel , mais d*uu monde idéol et de . création imaginaire. En sorte que cette doctrine de la chute est une idée chagrine , troublante du vrai monde , conduisant à rénervation de l'esprit et de la raison, à la lâcheté, et par suite à tous les genres de despotismes et de tyrannies par les forts qui se font hypocrites ou se saisissent du pouvoir. La doctrine de la chute conduit non-seulement à la lâcheté , mais encore au relâchement des principes moraux. L'homme faible , l'imbécile ne peut-il pas dire : « Si ce que je fais est mal , ce n'est pas àe ma faute. C'est celle de mes premiers parents. » Voyez tous les gouvernements là où cette funeste idée est la règle de Popinion , comme dans les nations de la Méditerranée, l'Espagne, le royaume de Naples , les Etats de l'Eglise, l'ancienne régence d'Alger, les Etats marocains, etc., etc., qui ont les mêmes dogmes par les élucubrations mystiques de l'arabephénicicn Mahomet!
Les prêtres chrétiens ne se servent du faux dogme de la chute que pour anéantir l'énergie et la virilité intellectuelles de l'homme , énerver sa volonté , le faire admettre entaché et incapable de perfection : c'est-à-dire, le rendre lâche et esclave de volonté, le conduire à se mettre à platventre dans leurs temples , devant leurs statues et leurs images de saints. Et , pendant que l'homme est ainsi, le