‹ Théologie cosmogonique; ou, Reconstitution de l'ancienne et primitive loiChapitre 153 sur 154 · M. H. MARTIN · texte numérisé non relu

M. H. MARTIN

M. Henri Martin, dans son ouvrage « Philosophie spîritualisto de la nature (1) > , fait la critique des autres et de presque tous, et ne donne pas d'affirmation, ou s'il en donne, c'est dans la forme et dans les vues empiriques. M. Martin a vu, il voit et reconnaît aussi le vu des yeux des autres et pousse presque toujours plus loin qu'eux sur ce que les yeux ne peuvent plus voir ou que difficilement voir ; car c'est un nomme de valeur. Mais il fait cela , lui aussi , par un esprit des yeux. Par la nature de sonj esprit on est porté à croire que M.Martin ne verra que difficilement la loi et les premières lois ou causes qui produisent les causes apparentes : c'est-à-dire la vraie nature de Vesprit ou de Vêtre, agissant et produisant dans la sphère^ sans qu'il y ait aucun terrain de perdu, et faisant le tout au mieux selon la raison. Eh bien , cet être produit-il à fond et définitivement, contiguëment à lui? ou ne commence-t-il pas au contraire par préparer en grand pour tout le champ ou espace qu'il a à peupler , de certaines préparations , à la manière des peintres, des vernisseurs , qui lavent, impriment d'abord , mettent des encaustiques , etc., etc., sur les substances et matériaux qu'ils ont à travailler? Oui, évidemment. Eh bien, M. H. Martin, lui, sent l'être comme agissant sur chaque chose une fois pour toutes, et en le prenant, le faisant définitivement et cela contiguëment à ce qu'il a déjà fait à fond du môme côté. Cette vue des choses est inexacte. Pour former de la terre , Vesprit ou la nature commence d'a-

(1) 2 vol. iu-80.

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bord par produire dos aaxei; ces gazes faits, do l'eau ou de l'humiae, et puis ennn du solide, c*est-à dire de la terre. Partout chaque chose est liée dans une série, soit qu'elle en soit le premier terme, le milieu ou la fin. Les choses sont donc ou ont donc pour premier mobile le nombre.

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