In Rom., vu, 1 (P. G., xiv, col. 1103 CD). pl
15. Fragm.in Eph.,xx1, sur Eph., 1v, 30 (Ÿ. T. S. 11, p. 556, 1. 17 sq.). Voir fragm. in Is., P. G. xil1, 217 À — 218 A.
occupée conjointement par le Saint Esprit et par le Verbe 16, Origène expose dans le Peri Archon, à la suite des platoniciens, sa théorie de la préexistence des âmes, « non comme une doctrine, mais comme une matière d’exposé et de recherche » 17: c’est l’élément le plus aberrant de l’origénisme, et il semble difficile de soutenir, comme le fait Mgr Kyrillos 18, qu’Origène ne l’ait pas vraiment professée, car il y fait des allusions dans toute son œuvre. Avant sa venue dans le corps actuel #, l’âme existait déjà : elle était alors vos et non duyf. Elle vivait tout entière selon l’esprit (rveüux) 2, et elle était absolument de même nature que les anges ?!. Mais elle est tombée de sa ferveur 22, elle s’est refroidie, et ainsi de voÿs elle est devenue duyñ (mot rattaché par Origène à Yüyos, froid) #. Elle a été alors soumise à toutes les limitations du corps terrestre, comme dans un lieu d’épreuves. Le vois subsiste bien en elle comme sa partie la plus haute ?4, mais d’une façon impure. A la fin la psyché purifiée du terrestre redeviendra voÿc 25 et retournera dans la contemplation primitive. Dans l’âme réside le libre arbitre, donc la véritable personnalité. Si l'esprit est la conscience, l’âme est le pouvoir de choix. « Elle n’agit pas par force, elle ne s’incline pas d’un côté ou de l’autre sous l’action de la nécessité : autrement on ne pourrait lui imputer ses fautes ni ses vertus; elle ne mériterait pas de récompense en choisissant le bien, ni de punition en s’inclinant vers le mal. Mais en toutes choses est sauf son libre arbitre selon qu’il est écrit : J'ai placé devant