PA 11, 8, 4 (G. C. S. v, p. 162, 1. 9 sq
18. Op. cit., tome II, pp. 4 sq. Le livre de Mcr KYRILLOS contient d’excellents éléments, et il faut reconnaître que sur bien des points ses démonstrations sont fortes. Mais le désir qu’il a de laver de toute tache la plus grande gloire de son église patriarcale l’entraîne quelquefois plus loin qu’il ne faudrait.
19. Car elle avait déjà un corps spirituel : en dehors de la Trinité aucun être n’est absolument incorporel. Le corps semble inhérent pour Origène à la condition de créature : voir p. 247, note 6.
20. PA 11, 8, 3 (G. C. S. v, p. 161, 1. 3 et note) fragment de Justinien (Mansi, 1x, col. 529 E — 532 A.
21. Cette affirmation de l'unité de nature de la création logikè est une réaction excessive contre les distinctions des gnostiques.
22. Par satiété de l’amour divin et de la contemplation divine, s’il faut en croire les anathématismes du synode de Constantinople de 543 : mais ces anathématismes concernent plutôt les origénistes du temps.
23. Il est vraisemblable que duxñ et 4üxos se rattachent à la même racine, ainsi que doxo, souffler.
24. Les fragments 11 et 53 sur Luc (G. S. C. 1x, p. 237, L. 11, p. 258, 1. 3 sq), le fragment 302 sur Matthieu (G. C. S. x11, p. 135, 1. 15 sq.) parlent du vois qui est dans l’âme et constitue son &topartxôv, son organe de vision : on peut constater la parenté de cette doctrine avec celle de Plotin. Dans le fragment 11 sur Luc (p. 237, 1. 23) est affirmée la continuité entre le noûs créé dans la préexistence et celui qui subsiste dans l’âme déchue comme sa faculté contemplative : « … le vois qui est en eux, possédant la nature, selon laquelle le Créateur l’a fait. ».
25. PA nn, 8, 3 (G. C. S. v, p.161 note) d’après Justinien (Mansi, 1x, 529 E sq.) et Jérôme (Ad Auit., P. L. xx, col. 1065). Ce n’est pas une négation de la résurrection des corps, puisque toute créature est corporelle, et que le voÿs avant de devenir Vvxn avait déjà un corps (cf., p. 247, note 6). Mais elle sera libérée des limitations qu'imposait le corps terrestre.
toi la vie et la mort, le feu et l’eau %, La Vie est le Christ et la Mort le dernier ennemi, c’est-à-dire le diable, L'âme est donc libre de choisir, si elle le veut, la Vie qui est le Christ, ou de se décider pour la Mort, le diable » ?7, Elle est donc entre Jésus et Satan, comme entre deux époux # : l'esprit en elle la sollicite pour le Christ, aidé par les bons anges; la chair l’invite à céder à Satan, avec la collaboration des démons *®. « Lorsqu'il est dit: La chair convoite contre l’esprit et l'esprit contre la chair %, l’âme est placée entre les deux, pour acquiescer aux désirs de l’esprit ou s’incliner vers la concupiscence de la chair; et, si elle se joint à la chair, elle devient avec elle un seul corps #1 dans ses plaisirs et dans ses convoitises; si elle s’associe à l’esprit, elle sera avec lui un seul esprit # ». Alors elle devient, soit toute spirituelle % — ce qui est le cas au plus haut point pour l’âme du Christ — soit toute charnelle. Le juste est esprit, quoique vivant sur terre, le pécheur est chair. L’âme est donc le champ clos du combat incessant entre chair et esprit %#,
Origène se fait de l’enfer une idée assez semblable au texte d’Irénée que nous avons cité %. Il interprète ainsi le Sryorouñoz de Luc x, 46%: la chair et l’âme du damné, cette âme qui est devenue toute charnelle, iront en enfer; mais l’esprit retournera à Dieu qui l’a donné — la vraie personnalité est dans l’âme %’. L'enfer consiste donc pour une part dans cette séparation intérieure de l’homme. Au contraire le juste ira au ciel avec les trois parties de son être, son esprit, son âme, qui est devenue toute spirituelle, sa chair qui s’est pliée elle aussi aux ordres de l’esprit %#.