LS RE
L Et * y (A ITXUSE hf, hear fa aug CAT À . : L BEMUH I Ur A MT AUHAT à à Le aa. | : nr ,e VERRE SON Je
OR AT RASE 46 Me à
« Notre principale substance (ñ roonyouuévn ôxéoraoic)l nous a été donnée par notre formation selon l’image du Créateur; celle qui nous vient de la faute (œirixc) par le corps que nous avons reçu, façonné (rAdouar:) à partir de la poussière de la terre. Si, oublieux en quelque sorte de notre meilleure nature, nous nous soumettons au corps façonné avec la poussière de la terre, le meilleur de notre être reçoit l’image du Terrestre; mais si, comprenant qu’il y a deux éléments en nous, l’un créé selon l’image, l’autre reçu à partir de la poussière de la terre, nous nous tournons tout entiers vers celui dont nous reproduisons l’image, nous serons vraiment selon la ressemblance de Dieu, et nous aurons laissé toute affection pour la matière et pour les corps, et même toute affection particulière pour ceux qui partagent cette ressemblance ?. »
Notre seconde partie peut être considérée comme l'explication de ce texte de l’In Ÿoannem : car nous trouvons en lui presque tout le plan que nous allons suivre. Nous avons reçu à la création une participation à l’image de Dieu. Mais le péché l’a recouverte, imprimant sur nous l’image du diable. Si nous effaçons cette dernière, si nous nous tournons résolument, avec le secours de sa grâce, vers notre modèle, qu’il s’agisse de notre modèle immédiat, le Christ, ou de notre modèle médiat, le Père, la première image réapparaîtra, et la pratique de la vie chrétienne nous fera progresser de l’image jusqu’à la ressemblance. Celle-ci sera complète lorsque, ressuscités avec le Christ, nous serons semblables à son image glorieuse, c’est-àdire à son humanité divinisée. De là les quatre chapitres qui formeront cette seconde partie : la création de l’homme selon l’image; les vicissitudes de l’image chez le pécheur; le progrès de la vie chrétienne de l’image à la ressemblance; la transformation finale en l’image glorieuse
du Christ.
1. On peut se demander si le mot mponyouuévn doit être traduit par principale et non simplement par initiale. Le premier sens semble bon, sans être exclusif de l’autre qu’il contient. Selon Zn Mt., xvix, 20 (cf. p. 260), le Christ est Dieu roonyovuévac, c’est-à-dire principalement, plus qu’initialement : la divinité est chez lui l’épxh, mot qui ne signifie pas seulement le début, mais le principe, comme il ressort des discussions sur ce mot dans le livre I de l’In Foannem : voir In ÿo., 1, 18 (20) que nous avons traduit page 129. reonyovuévn désigne encore la divinité du Christ par opposition à son humanité dans In Yo., 1, 28 (30) (G. C. S. 1v, p. 36, I. 4).