Ibid., col. 96 B
83. PA 1v, 4, 10 (37) (G. C. S. v, p. 363, L. 20 sq.) : prudence, justice, modération, courage, sagesse, instruction (disciplina), tout le chœur des vertus. Mais ces vertus, qui en Dieu sont immuables, sont susceptibles en l’homme d’accroissement et de diminution. Dans HLe., vu (G. C. S. 1x, p. 56, 1. 29 sq.) (texte grec et latin de saint Jérôme) : « Lorsque j’agrandis en moi l’image de l’image, la magnifiant par mes paroles, mes œuvres et mes pensées, alors on peut dire qu’elle magnifie le Seigneur ». Dans CC vu, 66 (G. C. S. 11, p. 216, 1. 9) « le selon-l’image est dans l’âme logiké, qui est telle par la vertu ».
84. PA x, x, 7 (G. C. S. v, p. 24, L. 18 sq.). Dans CC vir, 33 & 38 (G. C. S. 17, p. 184, 1. 3 sq., p. 188, 1. 13) : le voüs voit le selon-l’image et en lui Dieu.
l’audible : de même l'intelligence (voës) pour les intelligibles, et pour celui qui est par delà les intelligibles, Dieu » %, Le voüc est le Suoparrixév de l’âme, ce par quoi elle voit, son œil: il est à l’âme ce que l’œil est au corps. Il éclaire toute l’âme. C’est le voës que Dieu a créé dés le début: n'oublions pas que les âmes dans la préexistence étaient des vées, non des buyai. Et Origène dans le fragment LIII sur Luc que nous suivons en ce moment met la distinction essentielle, non entre l’âme et le corps, mais entre le voïc d’une part, et de l’autre le composé
formé du reste de l’âme et du corps %. Le selon-l’image est donc bien porté par le voÿc. Il faut l’allumer au feu de la Lumière éternelle, Verbe et Sagesse ©7.
Cette partie supérieure, appelée parfois A6yoc, parfois vos, est désignée aussi pat le terme stoïcien d’iyeuowxév, ce que Rufin traduit par principale cordis, la faculté dominante de l’âme. L’hyeuowxév est à la fois le sujet de notre vie intellectuelle, il équivaut alors à Biavon- TuXÔV, VoDS, duyh voepd, il est opposé à aïoünois, à uyh pavraorixh ou ‘punrw, source des passions charnelles 8, Ou bien il est l’origine de l’activité libre et morale. Il est enfin le principe des sens spirituels, de cet œil, de cette ouïe, de ce toucher, de ce goût et de cet odorat