PA:r, 10, 4 (G. Ci S.v, p. 178,1. 3 sq
7. HPs., 38, 11, 2 (P. G. xux, col. 1403 D sq.). La même idée est développée au sujet des pensées dans /n Rom., 11, 10 (P. G. xIv, col. 894 AB) : « Lorsque nous pensons, bien ou mal, nos pensées, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, laissent dans notre cœur, comme dans de la cire, des marques et des empreintes. Maintenant elles restent dans le secret de notre cœur, mais au jour du Jugement elles seront révélées, par celui-là seul qui peut connaître les secrets des hommes ». Autres textes semblables : PE xxvirt, 5 (G. C.S. 11, p. 378, 1. 8 sq.). « Ces actions perverses, marquées (runobueva) sur notre hégémonikon, deviennent le chirographe écrit contre nous et selon lequel nous serons jugés, comme si elles constituaient des livres, écrits, pour ainsi dire, de la main de chacun, et qui seront produits lorsque nous paraîtrons tous devant le tribunal du Christ... »; HŸer., xvI1, 10 (G. C. S., 111, p. 142, 1. 7 sq., texte grec). « Ayant commis le péché je possède son empreinte (rôxov) et l'empreinte du péché que j’ai commis est comme imprimée (yéyparrai) dans mon âme ». Cette empreinte est comparée dans la suite du texte à des lettres écrites dans la poitrine : au moment du Jugement Dernier, le cœur de chaque homme sera ouvert et tous pourront lire ce qui y est écrit.
8. TAVARES BETTENCOURT., 0. cit., p. 98-99. On trouve des idées semblables chez Platon : voir GoLDSCHMiDT, La religion de Platon, p. 78 sq.
péché originel, puis nous recevons celle du Céleste par la| Rédemption ?. En effet aucun homme n’est, dès les débuts, fils de Dieu, mais fils de colère ®, et pour posséder l’image du Céleste, il faut être engendré d’en-haut 4, On doit pour cela ressusciter avec le Christ, devenir conforme à sa résurrection, et marcher dans une vie nouvelle 12, Mais si l’image du Céleste est celle du Christ, conformément à la pensée paulinienne 1, le Terrestre n’est Adam, comme chez saint Paul, que dans les passages tirés du Commentaire de l’Épître aux Romains 14, où Origène s’attache davantage au sens littéral de 1 Cor., xv, 49. Dans la plupart des textes, que cela soit exprimé ou supposé, le Terrestre est le Diable. « Il est en effet le Premier Terrestre, le premier à être tombé de l’état supérieur, et à avoir désiré une vie autre que la meilleure %, » Et dans l’In Matthaeum % : « Tel le T'errestre — le Malin manifestement —, tels les terrestres; et tel le Céleste — c’està dire le Christ —, tels les célestes ». C’est le diable qui communique l’image du Terrestre, comme le Christ celle du Céleste. Recevoir l’image du Terrestre est la même chose que faire les œuvres du démon, naître de Satan, être formé selon l’image du mauvais père 17, être tué par le diable, l’homicide 8, I] veut que nous restions toujours en sa possession, que nous portions toujours l’image du Terrestre, alors que, pour aller vers le Christ, son adversaire, il nous fait laisser l’image du Terrestre et prendre celle du Céleste #. Le diable imprime cette image en notre âme par nos péchés et nos vices %, Mais il est toujours possible d'abandonner l’image du Terrestre pour recevoir celle du Céleste : la voie est celle de la uerévoux, du changement d’esprit, c’est-à-dire de la pénitence et de la conversion 21: l’agent en est Dieu qui tue le vieil homme en nous, en vivifiant le nouveau de la seule vie véritable, car celui qui est terrestre est vraiment mort *?; l’instrument en est le Christ par sa venue en notre âme *#, ou même les anges ?4,
9. In Jo., 11, 5 (4); x1x, 21 (5); (G. C.S. 1V, p. 59, 1. 29; p. 322, 1. 15).