‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 225 sur 276 · D’après Z Tim., I · texte numérisé non relu

D’après Z Tim., I

114. Ser. in Mt. 43 (G. C.S. xt, p. 87, 1. 2 sq., 9 sq.). Dans 7n Mt., xvur, 8(G. C.S. x, p. 605, 1. 24 sq.) le logos qui est en chaque âme, participation au Verbe de Dieu, est comparé à la vigne : Origène décrit sa croissance, lPéclosion des premières fleurs, promesses des fruits, le verjus des péchés, le redressement. Voir aussi HPs. 36, IV, 3

(P. G. xur, col. 1357 B) : « La parole de Dieu entrant dans vos âmes et s’attachant à votre cœur, formerait vos intelligences selon l’apparence de son Verbe, vous faisant

saurait se réduire à une imitation du Christ purement extérieure.

La doctrine des énivouu, des différentes dénominations du Christ, tient une place considérable dans la christologie origénienne. Alors que le Père est absolument simple, le Fils, médiateur entre Dieu et le monde, est à la fois simple et multiple, puisqu'il est l’intermédiaire entre la simplicité divine et la multiplicité des créatures. Il porte ces dénominations par rapport à nous, et l’étude des ëxivouur occupe une bonne partie du premier livre de l’In Joannem. Parmi elles trouvent place les vertus. Dans leur essence profonde les vertus se confondent avec le Christ : il est les vertus, tandis que nous, nous les avons ; elles sont chez lui substantielles et chez nous accidentelles. Nous l’avons déjà vu dans la première partie de ce travail 45, D’après un fragment sur Jean H6, si Jésus est dit plein de grâce et de vérité « il ne diffère pas des vertus dont il est dit rempli... Ce que remplit la Vérité est capable de la recevoir, mais la Vérité ne peut recevoir elle-même la Vérité, puisqu'elle est en acte (xur’ évépyerav) ce que son nom exprime ». Il est ainsi Justice, Sagesse, Vérité, toutes les vertus : « Le royaume des cieux, ne serait-ce pas le Christ lui-même, chacune de ses dénominations comme Sagesse, Logos, Vérité, constituant un ciel qui ne passe ni ne périt » 17, Dans le Christ sont ainsi contenues toutes les réalités célestes : c’est en lui qu’on les contemple et qu’on rejoint le Père, il est le ciel où vivent les bienheureux. Il est le Semeur qui sème la parole de Vérité suivant deux de ses ëxivouu, HS, celle de Logos et celle de Vérité H8, « Apprendre le Christ c’est la même chose qu’apprendre la vertu, et l’entendre ne diffère pas de comprendre la science des dénominations du Fils de Dieu que nous avons exposées 119 ». « Être fortifié dans le Seigneur, c’est être fortifié dans le Logos et dans la Sagesse, dans la contemplation de la Vérité, et dans toutes les dénominations du Christ 120 ».

C’est pourquoi l’imitation du Christ par la pratique des vertus est une véritable participation à l’essence même du Christ 121, Être juste, vouloir et agir selon la volonté du Verbe divin, et formant ainsi le Christ en vous ». Sur tout cela voir HuHO RAHNER, Die Gottesgeburt, surtout p. 351 sq.

115. Voir p. 109 et aussi pp. 122-123 sur le Christ monde des Idées.

116. Fragm. in Jo., 1x (G. C.S. 1, p. 490, 1. 24). Dans 1n ÿo., xxx, 11 (7) (G. C.S. IV, p. 444, 1. 3) le Christ est appelé dans une expression d’une concision magnifique et difficilement traduisible « h näox EuVuyos ai Cüoax &pérn, la Vertu tout entière animée et vivante » (c’est-à-dire personnifée).

117. Fragm. in Mt., 38, 1 (G. C. S. xux, p. 30, 1. 2) : voir Sch in Mt., xu11, 44 (P. G. xvi1, col. 293 D sq.).

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