‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 240 sur 276 · In Jo., xx, 17 (15) (G. C. S. IV, p · texte numérisé non relu

In Jo., xx, 17 (15) (G. C. S. IV, p

218. In Jo., xx, 17 (15) 33 (27) (G. C.S.1v, p. 349, 1. 4; p. 371, 1. 4).

219. In Jo.,xx, 34 (27) (G. C. S. 1v, p. 372, L. 21 sq.). Voir Selin Ps. 4, 7 (UAAESSS AA

Si nous considérons la doctrine d’Origène sur la grâce, telle que nous l’avons vue s’exprimer incidemment ou implicitement à l’occasion de nombreux textes, nous la voyons mêlée à toute l’histoire du progrès spirituel. Elle est prévenante; puisqu'elle s’identifie avec l’image que l’homme a reçue à la création, puisque la destruction des images diaboliques et bestiales est avant tout l’œuvre du Christ: Dieu et son Verbe ont partout l’initiative. Elle est adjuvante comme le principal agent de l’ascension spirituelle : la marche vers Dieu est l’œuvre du Logos qui forme l’homme, se forme en lui, la pratique des vertus est une communication de l’essence du Logos. Elle est enfin subséquente, car elle opère cette divinisation de l’homme, cette transformation en l’image glorieuse du Sauveur, qui est la ressemblance achevée, et fait l’objet du prochain chapitre.

Nous n’avons pas l’intention de traiter ici plus abondamment de l’opinion d’Origène sur la grâce 220, car cela dépasse notre sujet. Il nous suffit d’en signaler ce qui touche à la doctrine de l’image. Nous pourrions remarquer seulement qu’Origène s’exprime parfois de façon plus satisfaisante à ce sujet lorsqu’il en parle à propos d’autre chose que lorsqu'il en fait l’objet direct de sa spéculation. Car celle-ci nous paraît souvent maladroite : ainsi dans le fragment XI sur Jean ??1 : «Les vertus, nous les tenons d’une part de notre propre fonds, de nousmêmes, de ce que nous acquérons par notre volonté (rpomperix&c), d’autre part de Dieu, quand nous avons cru au Sauveur et à son Père, selon que le permet notre libre arbitre. Nous pouvons en effet prier Dieu comme les disciples de Jésus: Augmente notre foi. Le mot: Augmente (xpéoûec) montre qu’ils demandent qu’une foi donnée par Dieu s’ajoute à celle qu’ils ont de par leur volonté (rpoaperux&c). Certes Paul écrit que les dons de l'Esprit sont accordés en proportion de la foi (xar’ &valoyiav tiorewc) 2? qui est en nous par suite de notre libre arbitre. Si la foi est donnée à quelqu'un en proportion de la foi qu’il a, il est clair qu’à la foi redressée par le libre arbitre (ëp’ fuiv) s’ajoute celle que Dieu envoie. Ce que nous disons de la foi peut s’appliquer aux autres vertus ».

Ce texte a certes une allure semipélagienne, car il semble attribuer au libre arbitre le commencement de la foi, comme celui des autres vértus : la foi ou la vertu d’origine divine s’ajouterait à celle que nous tirerions de nous-mêmes. Nous ne croyons pas qu'Origène veuille exprimer cela : tout ce que nous avons dit sur l’image donnée au début montre que là aussi l'initiative vient de Dieu. Il veut seulement affir-

col. 1164 B) : écarter tout ce qui empêche le don de la connaissance; ibid. 17, 30 (col. 1236 B) : participation à Dieu dans la connaissance.

220. Voir MGR KYRILLOS, op. cit., I, pp. 195-205; PRAT, op. cit., pp. 140 sq.; Huer, P. G. xvux, col. 931 sq.; MGR FREPPEL, I, pp. 18-25; BARDY, Origène (coll. Les Moralistes chrétiens) pp. 44 sq.

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