‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 246 sur 276 · I. Cf. pp · texte numérisé non relu

I. Cf. pp

2. Saint Epiphane d’après SAINT JÉRÔME : Contra Ÿo. Hier., CPL EXT col. 360). Ibid. 25 (col. 375 B sq.) Jérôme reproche seulement à Origène la façon dont il comprend la résurrection : de même lettre à Pammachius et Oceanus 5 & 7 (P. L, xxur,

1. sq., à M fade JET 5 & 9 (P. L. xxu1, col. 1063 sq., 1067 sq.). T'HÉOPHILE : lettre synodale 2, lettre festale de 401, 13 (P. L. xxn, col. 763, 783). ; à

4. Origène, 111, pp. 73 sq. : il ne nous semble guère que DE FAYE ait vraiment compris Origène, sur ce point comme sur bien d’autres. À

5. BarDy, art. cit., D. T. C. x1, col. 1545 Sq.; BÜRKE, art. cit., PP. 21 Sq.; Caprou, La feunesse.…., pp. 120 sq.; BIGG, op. cit., p. 225; DENIS, op. cit., pp. 179, 313, 325. Les études les plus détaillées sur la question sont : Mcr KYRILLOS, op. cit., tome II; pp. 211-287; MGr FREPPEL, op. cit, tome II, pp. 31-60; Huer, P. G. xvIx, col. 089 sq., PRAT, op. cit., pp. 41 et 88 sq. : Le

6. PA 11,2, 23 IV, 3, 15 (27) : voir p. 123, note 242. L’authenticité de ces textes est contestée par DE FAYE (op. cit., III, pp. 75 sq.) qui y voit une preuve de plus de l’inintelligence de Rufin, à son habitude. Mais les démons ont un corps selon PA 1, praef. 8. (G. C.S. v, p. 15 L. 10) et l'ange qui apparaît à Zacharie selon la quatrième Homélie sur Luc, d’après un fragment grec, a un corps incorruptible (G. C. SN SD 24, 1. 6). Si la principale raison de E. de Faye est qu il considère Origène comme étant en fait un philosophe et non un interprète des Ecritures, et qu'un philosophe grec platonisant doit se représenter l’état d’une âme séparée du corps comme l'idéal de l’homme, l'arbitraire de son opinion est d’autant plus net qu'on trouverait déjà chez Platon une distinction entre le corps éthéré des dieux et le corps grossier des hommes. Voir à ce sujet la notice mise par L. Rogin en tête de son édition-traduction du

préexistants ont un corps, quoique beaucoup plus éthéré que le nôtre, il n’y a pas de difficulté à admettre l’existence de corps glorieux, même en acceptant que la fin soit semblable au commencement. Mais les mots corps et chair sont souvent ambigus, s’appliquant tantôt au corps en général, tantôt au seul corps terrestre. Lorsqu’Origène affirme que la vie des bienheureux est incorporelle ?, il n’entend pas nier les corps glorieux, mais indiquer que les élus ne se conduisent plus selon les exigences du corps ou de la chair terrestre, mais selon l'esprit. Cela est déjà vrai, nous l’avons vu, du « saint » qui, bien qu’il habite encore la terre, a sa citoyenneté dans le ciel 8. Et parallèlement aux corps glorieux et lumineux des élus°® Origène parle des corps obscurs et sombres de ceux qui sont ressuscités pour la damnation.

On a surtout discuté la façon dont Origène conçoit cette résurrection : ce point a été le principal de ceux sur lesquels, peu de temps après sa mort, Méthode d'Olympe a ouvert contre lui sa campagne, reprise un siècle plus tard par St Épiphane. Cette conception a une source scripturaire, les textes de saint Paul dans la Première aux Corinthiens 1°:

Phèdre (Collection des Universités de France, IV, 3, pp. CXxx1I1 sq.) : « Il n’y aurait pas d’âmes entièrement séparées, fussent-elles des âmes de dieux... Dans le ciel aucune âme ne serait incorporelle ». Ces corps divins seraient les corps astraux. E. VACHEROT (op. cit. 1, p. 276) écrit au sujet d’Origène : « Avant de tomber dans la matière, les natures rationnelles créées par Dieu n'étaient pas tout à fait de purs esprits, comme les âmes de Platon; elles avaient des corps immatériels, auréole lumineuse qui, semblable aux véhicules, ôxévuaræ, des Néo-Platoniciens, entourait les Âmes, et les représentait extérieurement ». Vacherot trouve donc lui aussi dans la tradition platonicienne de quoi comprendre les corps immatériels d'Origène. G. VER- BEKE (op. cit., pp. 463-467) refuse d’attribuer à Rufin, comme le fait E. de Faye, cette doctrine du corps pneumatique des anges et des âmes préexistantes. Il cite d’autres textes et de langue grecque : CC 11, 59 et vx, 32 (G° C. S. 7, p- 183, L'7 sq; nr, p. 182, 1. 31 sq.); un fragment grec, tiré peut-être du De Resurrectione et conservé par l’intermédiaire de Méthode et de Photius (P. G. x1, col. 06 B). Sur la distinction corps-chair et le fait que toute créature est corporelle, voir H. voN BALTHASAR, Le Mysterion d'Origène, R. S. R. 1936, pp. 537-538; R. Caprou, La ÿeunesse…, p. 125; M. J. DENIS, op. cit., pp. 170 et 381.

7. Par exemple In Ÿo., 1, 17 (19) ( voir p. 151, note 33). Ibid. xur, 13 (G. C. S. 1v, p. 238, 1. 13) : dans la Jérusalem céleste on n’est plus « dans la chair, mais dans l'esprit (nveüua) », on n’est plus « dans le type, mais dans la vérité »; les mots chair et esprit désignent donc un mode de vie. Dans un fragment latin sur Z Thess., IV, 14, cité par saint Jérôme dans sa lettre à Minervius et Alexandre (P. G. xIv, col. 1299 B sq.) « ainsi ceux qui portent dans leurs corps la mortification de Jésus, ne vivent plus selon la chair, mais selon l'esprit; ils vivent en celui qui est la Vie et le Christ vit en eux ». In Ÿo.,xin, 53 (52) (G. C. S. 1V, p. 282, 1. 29) « Puisque ceux qui sont dans la chair ne peuvent pas plaire à Dieu, les saints (c’est-à-dire les fidèles vivant sur terre) ne sont pas dans la chair, mais dans l’esprit, car l'Esprit de Dieu habite en eux. Paul n’était pas dans le corps ni dans la chair et il a raison de dire : Je crois que moi aussi j’ai l'Esprit de Dieu (J Cor., vir, 40). Il n’habitait pas dans la chair ni dans le corps, car celui qui habite dans le corps marche par la foi et non par ia vision (Si etSovc) ». Sur le fait que le juste dès cette terre vit selon l'esprit et non selon la chair voir p. 151, note 33 et p. 185, note 34. D’après PA 1, praef. 8 (cf. note précédente) le mot corporel a un sens vulgaire, désignant tout ce qui est tangible ou palpable, et un sens plus vrai, qui s’applique aussi au corps des démons, qui est beaucoup plus subtil que le nôtre.

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