‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 34 sur 276 · H. WiLLMS, op. cit., p · texte numérisé non relu

H. WiLLMS, op. cit., p

131. Excepté un passage énigmatique de De somn., 1, 76 (111, p. 205) qui semblerait supposer la création ex nihilo : cf. E. BRÉHIER, Les Idées…., p. 81.

132. De Ebriet., 61 (11, p. 170); Quaest. in Gen., IV, 160, 369. : : |

133. Le thème de l’androgyne primitif est lié à celui de l’Anthrôpos : voir E. BRÉ- HIER, Les Idées.…, p. 126.

— est pour la première fois l’image d’une autre réalité spirituelle — le Logos ou Dieu —. Le corps est bien appelé dans le De opif. 147 #4 une image visible, ce qu’il est par l’intermédiaire du cosmos, mais le qualificatif lui-même, qui serait superflu pour Platon, souligne le changement #5. Habituellement le caractère d’image est refusé au corps : il est simplement le sanctuaire de l’image, l'instrument du voÿs : mais il sera dépouillé quand l’image parviendra à sa perfection 16,

Toute l’âme n’est pas à l’image de Dieu, mais seulement sa partie supérieure, le voôc. Il est clair, affirme le traité Quod deterior… 17, que « Dieu est l’archétype de la nature raisonnable, mais l'appellation d'imitation et d’image ne convient pas au composé d’âme et de corps (rd Sipuèc C&ov), mais à l’aspect (eïdoc) le meilleur de l’âme, le vos et A6yoc » 138, Ce voëc est selon Giblet # la forme la plus éminente de l'intelligence, une faculté de connaissance immédiate, jointe à une certaine expérience : quelque chose de divin, un don de Dieu, une grâce excellente qui rend l’homme capable de s’approcher toujours davantage de Dieu, une participation du Logos et du Pneuma #?. Cette relation du vodc-image avec le divin est rendue par des termes variés, éxuayeiov qui est platonicien, éréoraoux qui est stoïcien, &rabyaoux qui est biblique #1: on retrouve chez Philon les vieux thèmes helléniques, la connaissance du semblable par le semblable #?, la parenté platonicienne et stoïcienne ÿ,

Philon marque enfin le caractère dynamique de l’image. L'homme la reçoit à sa naissance, mais non dans l’état de perfection qui fut celui du premier homme : il faut donc la parfaire de plus en plus. L'image n’est plus seulement le point de départ, mais le but de la vie humaine, elle se confond avec la ressemblance hellénique 144, Dans le De opif., 69-72 45 est décrite l’ascension de la connaissance humaine: le voÿs atteint d’abord le sensible; ce dernier lui donne le désir de connaître le monde intelligible directement; alors la

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