‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 72 sur 276 · PA x, 2; 10 (GC SW; par, 18 sa · texte numérisé non relu

PA x, 2; 10 (GC SW; par, 18 sa

97. PA 1, 2, 12 (G. C. S. v, p. 45, 1. 10 sq, surtout 15-18).

98. On trouve une autre explication du miroir d’après la conception contemplative dans /n Ÿo., xx, 25 (G. C. S. 1V, p. 249, 1. 23) ...miroir immaculé de son activité, miroir par lequel Paul, Pierre et leurs semblables voient Dieu selon ces paroles : Celui qui m'a vu a vu le Père qui m'a envoyé ». Il y a probablement là une allusion à la connaissance ôv ëcérrpov de Z Cor., XIII, 12, texte qui revient souvent chez Origène,

volontés est représentée par une imitation. Les explications données à ces trois titres de la Sagesse montrent l'importance de la conception volontariste de l’image.

Mais la dernière de ces appellations, « image de la bonté de Dieu », est celle qu’Origène commente le plus volontiers, et elle nous fait passer du mystère de la volonté divine à celui de sa charité. Qu'il y ait un lien entre les deux, une phrase du Peri Archon, selon la traduction de Rufin, l’insinue : « Il ne paraîtra pas absurde de dire (le Christ) Fils de l’amour (filius charitatis) %, si on l’entend aussi par là Fils de la volonté » 1%, La bonté du Père et son amour pour les hommes se manifestent par la bonté et l'amour du Fils: l’Incarnation avec l’abaissement qu’elle suppose, la Rédemption avec la mort sur la Croix, en sont les principales preuves : « Il n’appartenait qu’à la charité de Jésus de manger et de boire avec pécheurs et publicains, d’abandonner ses pieds aux larmes de la pécheresse repentante — lui qui ne pensait pas que ce fût un vol de se dire égal à Dieu — et de se vider lui-même en prenant la forme de l’esclave. En accomplissant cela il faisait davantage la volonté du Père, qui le livrait pour les impies, que la sienne. Car le Père est bon : le Sauveur est l’image de sa bonté. Et ses bienfaits s’étendent sur tout l’univers, puisque Dieu dans le Christ se réconcilie le monde » 101,

Nous trouvons dans trois passages une réflexion sur cette appellation : Peri Archon, 1, 2, 13 selon Rufin 1% et selon Justinien 1%, In Matthaeum, xv, 10 1%, Contre Celse, v, 11 15, Le contexte évangélique est fourni par l’entretien de Jésus avec le jeune homme riche qui Pa appelé « Bon Maître » —— « Pourquoi m’appelles-tu bon? Personne n’est bon si ce n’est Dieu seul » 1%, Nous donnons ici le texte du Peri Archon de Rufin, parce qu’il est le plus développé, puis celui de Justinien; mais nous ajouterons en note les autres textes conservés en grec, pour qu’on puisse comparer.

« Il nous reste à chercher ce qu’est l’image de sa bonté: nous y retrouverons vraisemblablement ce que nous avons déjà exprimé à propos de l’image qui se forme dans le miroir. Le Père est, sans aucun doute, la Bonté dans son principe : d’elle est né le Fils, qui est en toutes choses l’image du Père, et c’est pourquoi il faut l'appeler

et c’est pourquoi Paul est mentionné en premier : notre connaissance s'opère à travers le miroir qu’est le Christ.

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