‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 77 sur 276 · P. G. x1v, col. 1303 CD ou xvnr, col. 580 C · texte numérisé non relu

P. G. x1v, col. 1303 CD ou xvnr, col. 580 C

122. Voir la chronologie des œuvres d’Origène par KOETSCHAU, tirée de son introduction à la traduction allemande publiée par la Bibliothek der Kirchenväter, t. 1 pP'EXEV. :

pe Panarion Lxiv, 4, 4 (G. C. S. 11, p. 410). Le texte établi par le P. PETAU (P. G. xt, col. 1076 D) dit au contraire que le Fils est de l'essence du Père. Voir PRAT, op. cit., p. 51.

divinité et à l'essence du Père 124, Saint Jérôme pense aussi qu’Origène considère le Verbe comme une créature 1% et nie que le Fils soit de la substance du Père 126 : « Les Pères de Nicée ont frappé implicitement Origène comme source d’Arius : en condamnant ceux qui nient que le Fils soit de la substance du Père, ils l’ont condamné en même temps qu’Arius ». Quant à Théophile, il ne modère pas ses expressions : en fait Origène ne croit pas le Christ Dieu 1?7, il va jusqu’à comparer l’union du Père au Fils à celle du Verbe avec son âme, ne comprenant pas que « le Père et le Fils communient à la même substance et à la même divinité, tandis que le Fils de Dieu et son âme sont de natures très différentes »1?8, Parmi les commentateurs modernes on trouve des opinions semblables. Redepenning dit que l’époovotoc du fragment sur l’Épître aux Hébreux est employé improprement (uneigentlich) 1%, Le P. Daniélou écrit : « Entre le Père et le Fils il ne reconnaît pas seulement une différence de personne, mais de nature » 10, Au contraire saint Athanase garantit sur ce point l’orthodoxie d’Origène : « Le Verbe est de toute éternité avec le Père, et il n’en est pas différent quant à l’essence et quant à la substance, mais il est de celle du Père, comme l’ont dit les assistants du Concile : nous pouvons trouver la même affirmation dans les écrits de ce grand travailleur que fut Origène ». Cette opinion du principal adversaire des Ariens et compatriote d’Origène a une autorité qu’il est impossible de sousestimer, même en présence de la phrase de saint Jérôme citée plus haut qu’elle contredit entièrement. Beaucoup de commentateurs modernes voient, comme saint Athanase, l’unité de nature dans les textes d’Origène 131,

Une des grosses difficultés de l’enquête que nous allons mener au sujet de oùoix vient de ce que le sens de ce mot n’est guère fixé chez Origène. D’après le P. Prat 1%? «odotx est plutôt essence que substance. Les anges et les démons, dit Origène, ne diffèrent pas d’odoix : ils ne sont pas étepoévouot, ils sont époovoior 13, Cependant l’oùoix n’est pas précisément le caractère spécifique (eïSoc); c’est en général

124. Panarion LxIv, 8, 3 (G. C. S. 11, p. 417) « nous l’avons trouvé en de nombreux passages séparant le Fils de la divinité et de l’essence du Père ».

125. Apol. adv. lib. Ruf., livre II, 12 & 19 (P. L. xxmn1, col. 435, 443); ad Auit. 2 (P. L. xxn1, col. 1061).

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