Joan., XVI
115. In Cant. Prol. G. C. S. vin, p. 60, 1. 21 sq, P. G. xin1, col. 69 AB : nous suivons ce dernier texte, celui de Delarue. Voir LIESKE, op. cit., pp. 55-56. 116. HuET, P. G. xvui, col. 1097.
117. Voir Von BALTAHSAR, : Origenes, Geist und Feuer, Ein Aufbau aus seinen Schriften, p. 29 sq.
de Nicée: speic Üroordouc, uix oùolx 118 ou uiav poiw ëv rprolv i6rnouw ", sans oublier bien entendu l’éuoobotoc. Cette précision même rend ces textes assez suspects, sans parler du fait que l’un ou l’autre est conservé aussi sous le nom d’un autre auteur. L'ôyoobooc peut se lire dans un fragment plus sûr, car il présente ses lettres de créance : il s’agit d’un passage du Commentaire de l’Épître aux Hébreux, conservé par saint Pamphile dans son Apologie : Pamphile, prêtre de l’église de Césarée, qui conservait fidèlement la bibliothèque d’Origène, dans le lieu où il avait passé la seconde partie de sa vie, a été martyrisé en 310 sous Dioclétien 12, un demi-siècle seulement après la mort d’Adamantius : c’est donc un témoin solide, et antérieur au concile de Nicée. Il y a bien un malheur : c’est que le premier livre de son Apologie, le seul qui reste, n’existe que dans une traduction latine de Rufin. Mais comme ce dernier a laissé en grec le mot éuoovotos qui est en outre expliqué par Pamphile, nous pouvons le considérer comme authentique. Les idées sont d’ailleurs bien origéniennes : il s’agit des appellations de la Sagesse. « La Sagesse procède de Dieu, elle est engendrée de la substance même de Dieu. Ces deux comparaisons (de vapor et d’aporrhoea) montrent très clairement qu’il y a entre le Père et le Fils communion de substance. L’émanation semble en effet éuooûooc, c’est-à-dire former une substance unique, avec le corps dont elle est une émanation ou une vapeur. » Et Pamphile, qui a introduit le texte par ces mots « comment le Fils est éuooboios au Père, c’est-à-dire d’une seule substance avec lui, et étranger aux substances des créatures », l’explique ainsi: « Nous avons montré clairement, et avec beaucoup d’évidence, que, d’après lui, le Fils est né de la substance même du Père, c’est-à-dire qu’il est émoobouos, de même substance que le Père; et non une créature, ni un fils adoptif, mais un vrai fils, par nature, engendré par le Père lui-même » 11,
Le Commentaire sur l’Épître aux Hébreux date vraisemblablement de la période césaréenne, entre 240 et 245 1, Origène a-t-il toujours pensé ainsi ? Le texte que nous venons de citer s’accorde-t-il avec les affirmations de ses autres œuvres ? Nous pourrions en douter à voir ce qu’en disent ses accusateurs. Saint Épiphane rapporte que selon lui le Verbe n’est pas sorti de l’essence (oèoix) du Père : il est une créature, il n’est fils que par grâce (xurè yxépuv) 15; il est en fait étranger à la
118. Fragm.in Mt. 58(G.C. S.xnr, p. 38, 1. 3 sq) et schol. in Mt., P. G. xvix, col. 309 CD.
119. Fragm.in Mt. 257, 244 (G. ©. S. xu1, p. 118, 1. 3 sq, p. 114, L. 5).
120. D’après G. BarDy, article Pamphile de Césarée, D. T. C. x1, col. 1839 sq.