‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 79 sur 276 · In Ÿo., xx, 24 (20) (G. C. S. 1v, p. 358, L · texte numérisé non relu

In Ÿo., xx, 24 (20) (G. C. S. 1v, p. 358, L

l'essence concrète qui peut s’échanger avec la nature (oc) 1%, L’oboix ro5 A6yov est sa nature divine, par opposition avec la nature humaine #5, Quand il s’agit de Dieu, on peut traduire indifféremment par essence ou par substance. » et plus loin 1% « la différence entre oùoix et Üréoraois n’est pas toujours claire, surtout quand ces mots sont employés ensemble 17, Nous croyons cependant qu’ils ne sont jamais entièrement synonymes, et que chacun conserve sa nuance spéciale » 158,

Nous commençons par le Peri Archon pour suivre l’ordre chronologique. Un premier texte 1%, dont nous avons déjà cité des parties, définit l’image, quand elle s’applique au Christ, par la filiation 140, de même que Seth est l’image d'Adam. « Cette image contient l’unité de nature et de substance du Père et du Fils. » Et c’est pourquoi le Fils est invisible, puisque le Père l’est. Il est possible que la phrase que nous citons soit une précision de Rufin : il paraît cependant difficile de soutenir que Rufin soit l’auteur de tout ce passage, de l’originale distinction entre l’image filiale et l’image plastique, de l’union des volontés et de la génération fanquam voluntas a mente ainsi que de la qualité d’image invisible, idées suffisamment attestées par l’œuvre d’Origène. Or l’affirmation de l’unité de nature est la conclusion du caractère filial de l’image, elle est supposée par la conception volontariste de la génération — car l'intelligence et la volonté sont les facultés d’une unique nature — et l’invisibilité de l’image en est une conclusion : nous croyons donc que, même si la phrase en question est une addition de Rufin, elle ne fait qu’expliciter la pensée d’Origène.

D'ailleurs nous trouvons à la fin du même livre une affirmation plus générale : « Tout être qui participe de quelque chose est sans aucun doute d’une même substance et d’une même nature avec un autre être participant à la même chose ». Ainsi tous les yeux sont de même nature, car ils participent tous à la lumière, mais il y a des degrés dans cette participation. « Tout esprit qui participe à la lumière intellectuelle doit être sans aucun doute de même nature avec tout autre esprit participant à la lumière intellectuelle 41, » Si tous les participants sont consubstantiels entre eux, ils doivent l’être dans une

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