Fragm. in Jo., xvI1 (G. C. S. 1V, p. 498, L
AC A Dh 0
137. CC 1, 23, VI, 71, vint, 67 (G. CS. 1, p. 73, L. 145 11, p. 14, L. 21, 26; p. 283, 110)
. Voir à ce sujet les enquêtes, tout à fait différentes quant à leurs conclusions, menées par HuET (P. G. xvui, col. 712-738) et par BuLL (:bid., col. 1298 D-1303). Dans le Peri Euchès on trouve une petite dissertation sur les différents sens philosophiques de l’oùolx : elle semble bien considérée comme la réalité concrète d’un être, et non comme l’essence au sens philosophique actuel : P. E. xxvur, 8 (G. C. S., 11, p. 367, 1r218q).
A 1,2, 6(G. C.S. v, p. 34, L. 19 sq., surtout 24 sq.). ss
140. Tandis que l’image, quand elle s'applique aux créatures, est à assimiler avec une image plastique. Nous reviendrons sur ce sujet.
141. PA 1v, 4,9 (36) (G. C. S. v, p. 361, L. 16 sq., p. 362, 1. 3 sq.).
certaine mesure avec le participé, puisque lui seul fait leur unité. Ce texte est confirmé par un autre, de saint Jérôme, qui est beaucoup plus fort et affirme que toute créature spirituelle est d’une certaine façon (quodammodo) consubstantielle à Dieu, puisqu'elle perçoit comme Dieu les réalités intellectuelles. Certes ce texte en dit trop, et il nous faudra examiner, dans la suite de cette étude, si Origène met une véritable distinction entre le Fils et les créatures, et si vraiment il pense que les anges et les hommes sont consubstantiels à Dieu 142. Mais cette unité de nature doit s’appliquer a fortiori au Fils unique, et c’est tout ce qui nous intéresse pour le moment #, Ce texte et le précédent nous mènent-ils à l’éuooboios strict (nature concrète unique pour les deux Personnes), ou simplement à l’éuoroiouoc (chaque Personne a une nature concrète analogue), il est difficile de le dire: dans le texte précédent la comparaison avec la filiation conduirait à l’éuotoboroc, celle de la génération par volonté à l’ésoobotoc.
Dans l’In foannem trois textes nous intéressent. D’abord une discussion sur le Saint Esprit 44, Origène se demande si le Saint Esprit est une créature ou non. Et il introduit une troisième opinion qui suppose « que le Saint Esprit n’a pas d’essence propre (oèoix iBix) différente de celle du Père et du Fils ». Contre elle Origène montre que l'Esprit Saint est vraiment distinct du Fils et continue : « Nous qui sommes persuadés qu’il existe trois ôrootdoeuc, le Père, le Fils et le Saint Esprit, et qui croyons qu'aucune n’est inengendrée (&yévynrov) sauf le Père. ». Il y a dans ce texte une équivalence visible entre Üréoraot et odoix idix. Huet conclut qu’Origène n’accepte pas une essence commune pour toute la Trinité, et il prétend en outre que Ôréoruois a le sens de odoix et donc que l’auteur attribue une essence différente à chacune des personnes M5, Bull rétorque #$ qu’il faut au contraire entendre par l’odolx l’btéoraoic, c’est-à-dire la personne, ou du moins la subsistance, car l’adversaire mis en cause est un modaliste de la secte de Noet, qui prétend que le Fils et l'Esprit ne sont pas réellement distincts du Père, dont ils sont simplement des modes : selon lui « l’ôréoraoic désigne presque toujours chez Origène soit la subsistance au sens abstrait, soit la chose singulière et indivi-