Cf. p
à emporter. Joignons-y les affirmations suivantes que nous avons rencontrées dans plusieurs textes : il n’y a pas deux lumières, mais une seule, le Père étant le principe du Fils 10; il n’y a pas deux volontés, mais la volonté du Fils est la même que celle du Père qu’il exécute 181; il n’y a pas deux bontés mais une seule 167; l’amour du Père et celui du Fils sont un seul amour 153, Origène a vraiment tenu l’unité de la nature divine 154,
Mais il ne se la représente pas tout à fait de la même façon que notre théologie latine. L’Entretien avec Héraclide 15 montre qu’il a une conscience nette du problème que pose la relation du Fils au Père : il faut affirmer à la fois l’unité des deux et leur distinction; Origène demande et obtient cette profession de foi de la part de l’évêque Héraclide. Mais au lieu de se représenter les trois Personnes comme ayant en commun une nature unique, suivant les schèmes habituels de l’Église d'Occident 1%, il ne distingue pas la question de l’unité de nature de celle de l’origine. Le Père est la source de la divinité du Fils puisqu'il l’engendre, et de l'Esprit Saint puisque ce dernier en procède : c’est pourquoi la nature unique est considérée comme la possession première du Père, qui la communique aux deux autres 167, Le