PA 1,2, 13, voir pp
163. In Cant. prol. (G. C. S. vx, p. 69, I. 21 sq.; P. G;, xx, col. 69 À. B), voir p. 98, In Rom., 1V, 9 (P. G. xiv, col. 997 C), voir pp. 106 (note 167) et 240.
164. « Origène exclut absolument l’anoméisme. Si l’on remarque qu’il exclut également plus haut tout partage de la substance du Père et toute rooBoAñ on en conclura qu’il admet le consubstantiel strict. » T'IXERONT, La théologie anténicéenne, 11° édition, p. 306.
165. 2-4, pp. 122 sq. Certes, la comparaison qu’emploie Origène, celle d'Adam et d’Eve, qui sont deux dans une même chair, est insuffisante, mais ne le jugeons pas avec une mentalité qu’ont formée les négations ariennes et la réaction antiarienne. Héraclide affirme d’ailleurs, approuvé par Origène, que s’ils sont deux, leur Sbvautc est une,
166. La différence des points de vue entre Grecs et Latins est manifeste lorsqu’on compare le symbole grec du Concile de Nicée ou celui qui est dit de Nicée-Constantinople au symbole Quicumque, qui, en dépit de son attribution erronée à saint Athanase, est d’origine latine : ce dernier, composé par une mentalité plus analytique, distingue la question de l’unité de nature de celle de l’origine, et représente par conséquent une nature unique, qui est le bien commun des trois; les deux premiers, écrits suivant une perspective plus synthétique, ne font pas la distinction. Le Fils d’après le symbole de Nicée est né « de l’essence du Père », l’essence étant ainsi considérée comme la propriété première du Père. Cette opposition de mentalité est déjà sensible dans les formes occidentales et dans les formes orientales du symbole des apôtres. Origène n’est donc pas un isolé. D’après REDEPENNING (op. cit., 11, pp. 89 sq) il abandonne en fait l’unité d’essence à cause de son subordinatianisme, bien qu’il l’affirme dans ses expressions, l’unité d’essence n’étant pour lui que « la pleine participation du Fils à tout ce que le Père est et a ». D’après VACHEROT (op. cit, 1, pp. 250 sq.) : « Tout en considérant le Fils et l'Esprit comme faisant partie de la nature divine (éuoovatot), Origène professe nettement l’inégalité substantielle des trois hypostases et la supériorité du Père sur les deux autres. Il se garde bien, quoi qu’on en ait dit, de confondre le Verbe et l'Esprit avec les créatures du Père; mais il lui semble logiquement impossible de soutenir l'égalité substantielle de trois hypostases dont l’une est le Père et le principe des deux autres ». Nous traitons plus loin la question du subordinatianisme et de l’infériorité du Fils. ;
167. Dans CC, vi, 64 (G. C.SS., 11, p. 134, L. 24, p. 135, L. 4, 9 sq.) « Dieu ne participe pas à l’oùolx, il est participé plutôt qu’il ne participe, et il est participé par ceux qui
Père est seul 6 Oeés ou 6 wdré0eoc, mais le Fils n’est que 0eés sans article : il l’est ueroyñ ris éxeivou Beérnroc, par communication de la divinité du Père 168. Et cependant un texte des Selecta in Psalmos, d’allure bien origénienne 19 déclare : « ceux qui sont appelés dieux en dehors de la Trinité, sont tels par participation de la divinité; mais le Sauveur n’est pas Dieu par participation (xaxrk uerovoiav) il l’est par essence (xar’ oùoiav) ». La contradiction paraît flagrante : elle peut être cependant plus apparente que réelle, car la manière dont le Fils reçoit la divinité peut n'être pas la même que celle des créatures. Les pages suivantes vont étudier cette question à propos de la filiation du Logos, comparée à celle des logika.
Recommençons notre enquête. Nous trouvons d’abord dans le Peri Archon l’originale distinction — trop originale pour être une invention de Rufin — entre l’image filiale et l’image plastique : « Voyons ce qu’il faut comprendre de cette expression : image du Dieu invisible, et essayons de voir comment Dieu est justement dit Père de son Fils : il nous faut d’abord considérer ce que les hommes ont coutume d’entendre par image. On appelle image ce qu’on a peint ou sculpté dans une matière, comme le bois ou la pierre; et on dit aussi que le fils est l’image de celui qui l’a engendré, quand ses traits reproduisent, sans la moindre erreur, ceux de son père. Je pense qu’il faut comparer au premier exemple l’homme, fait à l’image et à la ressemblance de Dieu : nous en parlerons davantage, lorsque, avec l’aide de Dieu, nous nous mettrons à expliquer le passage de la Genèse qui en traite. La seconde comparaison, dont il est question en ce moment, s’applique à l’image qu’est le Fils de Dieu, et particulièrement sur le point suivant : il est l’image invisible du Dieu invisible, comme lorsque nous disons d’après l’histoire que Seth, fils d'Adam, est son image. Cette image suppose l’unité de nature et de substance du Père et du Fils » 17, Ce texte est d’une clarté parfaite : le Fils est complètement mis à l'écart des créatures raisonnables. Il est image en tant que fils, et par là ses traits correspondent en tous leurs détails à ceux de son Père: unité de nature, mais suivant le schème indiqué plus haut, le Fils
ont l'Esprit de Dieu... Dieu est au delà de l’oùoix... On peut se demander s’il est possible de dire le Fils Unique et Premier Né de toute créature essence des essences, idée des idées et principe, et de mettre Dieu son Père au delà de toutes ces (essences et idées). » Voir aussi In Rom., IV, 9 (P. G. xiv, col. 997 ©) : «S'il y a un Esprit de charité, un Fils de charité, et si Dieu est charité, il est certain que de la source unique de la divinité paternelle sortent le Fils et l'Esprit ».
168 nos an 2 (GC: SAV, pe 5401002):