CHAPITRE XV
a emprunté à Pauvre; et d'autre part, des^ différences qu^ établissent des contradictions également manifestes.
Par exemple , Saint Matthieu dit qye les gardes qui se trouvaient au crucifiement présentèrent k Jésus un breuvage composé de vinaigre et de fiel , qu'il refusa de bç^ire ; tandis que, d'après Sài»{T Marc, c'était du vin mêlé avec ^^ la myrrb^.
Siqiv^nt le premier^ l'aqge qui parla aux fepimes était a^sis. çn debqrs du sépulcre sqr la pierre qui Tavait fermé ; et suivant le secoqd , cet ange se trouvait k droite dans l'intérjeuf du caveau, d'oii il est évident qu'au moins Yun (les deux Évangélistas est ^ans l'erreur.
Suivant Saint Ma'^thieu, le même s^uge di| a ces femmes que Jésys allait devant ses disciples en (lalilée, et qu'ils lo verraient là; uq insfapt après, Iç Sauveur lui-même apparut k c^ femmes 9 et leur dit ég^lepient qu'il s'en allait devant ses disciples en Galilée , qu'ils deyaient s'y rendra de leur côté et que c'est 1^ ^^'\\^ 1^ ve^rs^ieiit \ ce qui fut en effet, suivant cet Év^ngélistç, qui ne parle aucunemept de l'apparition de Jésus k aqçuq ^es disciples à Jérusalem pu dans |es environs; et ç^ qqi est plus rems^rquable encore, c'est qu'il ne fait ps\s \^ moindre mention de sop Ascension, événemcAt cependapt ^'qnç telle importance, qu'il est impossible qu'il en ait eu cpnps^issanpe s?ms ^ parler.
D'après Saint Marc, au contraire, l'Ange à}\ siussi k ces. femmes de dire aux disciples qu'ils devaient se rendre eq Galilée , oii ils verraient le Sauveur ; et up peu plus loin , rÉvangélist^ parle c^pçBdant aussi de l'apparition de Jésus, mais k Marie-M^delaipe seulement, ne nomiuant pas ses compagnes. Mais malgré l'assurance d^ l'ange que Jésus allait devant ses disciples en Galilée, l'Évangéliste ajoute que le Christ apparut d'abord k deii:^ de ses disciples k la Ç9,mpagne , et peu après k toi^s les Apôtres réunis, et dit qu'il s'éleva immédiatem[ent ^près w^ ciçl, çiù il s'a^^^t k Is^
droite de Dieu; c'est-à-dire qu'il ne s'en alla pas du tout en Galilée ; double contradiction dans laquelle l'Évangéliste se trouve ainsi avec lui-même ; et d'après ce qu'il dit , Jésus- Christ serait 9 en conséquence, monté au ciel k Jérusalem même.
Quant à Saint Luc, il entre dans des détails plus circonstanciés en contredisant à la fois Saint Matthieu et Saint Marc, disant : Chap. XXIII, 33. « Et quand ils furent au lieu appelé Calvaire, ils le crucifièrent là, et les malfaiteurs^ Tun à sa droite , et Vautre à sa gauche, »
L'Evangéliste emploie ici le mot Calvaire , en latin Calvaria (crâne), traduction du mot hébreu Golgotha qui a la même signification , nom que portait la montagne sur laquelle Jésus- Christ fut crucifié. L'emploi de ce terme latin dont se sert aussi Saint Jean laisse penser que Saint Luc a écrit en latin, et non en grec comme les autres Évangélistcs, ou bien en hébreu ainsi qu'il eût été plus naturel pour des Juifs ; mais comme on sait que Saint Luc a également écrit en grec , il est plus probable encore qu'il a en cela copié simplement Saint Jean.
Verset 44. « Il était environ la sixième heure, et Use fit des ténèbres sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure.*
45. « Le soleil s obscurcit , et le voile du Temple se dé* chira par le milieu. »