‹ Théologie de la nature (volume 2)Chapitre 4 sur 79 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

8. « Faites donc des fruits convenables à la repentance; et ne dites point en vous - mêmes : Nous avons Abraham pour père; car je vous dis que Dieu peut faire naître de ces pierres même des enfants à Abraham, »

, 9. <iOr la cognée e^t déjà mise à la racine des arbres* Tout arbre donc gui ne prçduit pas de bon fruit va être coupé et jeté au fau. »

i6. <i Jean prit la pqrole et leur dit à tous : Pour moi, je vous baptise deau; mais il en vient un autre qui est plus puissant que moi , et je ne suis pas digne de délier la dourraie de ses souliers; c'est lui qui vous baptisera du Saint» Esprit et de fau. »

47. a 11 a son van dans ses nrnns, il nettoie parfaite^ ment son aire^ et il amassera le froment dans son grenier; mais il brûlera entièretnent lesbaltesn au fau cz'*ne s^ éteint point. »

On trouve aussi dans Saint Matthieu ^ Chap. IV, 48: <( Et Jésus , marchant le long de ta mer de Gaitiee , v%t deux frères^ Simon, qui fut appelé Pierre , et André son frère ^ qui jetaient leui's ûlets dans la mer; car ils étaient pécheurs. )>

i 9, « Et il leur dit : Suiv^s^moi , et je vous ferai pécheurs dhomme^. t^

SO. « Et eux, hàisant iném^nent leurs filets, le mvirent. y>

â1 . a De là, étant passé plus avant , il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère, dans une barque avec Zébédée leur père , qui raccommodaient leurs filets , et il les appela. »

SSi. «£l eux, laissant incontinent leur barque et leur père , le suivirent. »

Ces mêmes faits sont rapportés de la manière suivante dans Saint Marc, aii Grap; 1, 16 : « Et comme il marchait le long de la mer de Galilée , il vit Simon et André son

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frère qui jeUiient leurs filets dans la mer; car ils étaient pêcheurs. ï>

1 7. (( Alors Jésus leur dit : Suivez-moi , et je vous ferai pêcheurs d* hommes. »

18. a Et aussitôt^ laissant leurs filets , ils le suivirent. »

19. a Et de làj passant un peu plus loin^ il vit dans une barque Jacques , fils de Zébédée , et Jean , son frère , qui raccommodaient leurs filets. f>

20. (kAu même instant il les appela; et eux, laissant Zébédée leur père dans la barque, avec les avaries , Us le suivirent. »

Au Chap. VII , 3 , de Saint Matthieu , il est rapporté que Jésus -Christ parlant au peuple lui dit : « Et pour-quoi regardes-tu une paille qui est dans l'œil de ton père, tandis que tu ne vois pas une poutre qui est dans ton œil? »

4. « Ou , comment dis-tu à ton frère : Permets quejôte cette paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien? »

5. « Hypocrite! ôte premièrement de ion œil la poutre, et alors tu penseras à ôter la paille hors de l'œil de ton frère. »

Et dans Saint Luc , Chap. VI, 41 : « De plus, pourquoi regardes-tu une paille qui est dans tœil de ton frère, et tu ne t'aperçois pas d'une poutre qui est dans ton propre œil ? d

42. (( Ou, comment peux-tu dire à ton frère : Mon frère, souffre que fête la paille qui est dans ton œil; toi qui ne vois pas une poutre qui est dans le tien. Hypocrite , ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment tu ôteras la paille qui est dans l'œil de ton frère. »

Dans Saint Matthieu, Chap. IX, 2, on trouve : (s. Et on lui présenta (à Jésus-Christ) un paralytique couché sur un lit; et Jésus, voyant la foi de ces gens4à, dit au paralytique : Prends courage, numfils, tes péchés te sont pardonnes. »

3. (( Là' dessus, quelques scribes disaient en eux-mêmes : Cet homme blasphème. »

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4. « Mais Jésus y œnnaissant leurs pensées j leur dit : Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs ? »

5 . a Car lequel est le plus aisé de dire : Tes péchés te seront pardonnes; ou de dire : Lève-toi^ et marche ? n)

6. a Or^ afin que vous sachiez que le Fils de t Homme a V autorité sur la terre de pardonner les pécliés : Lève-toi , dit-il alors au paralytique , charge-toi de ton lit^ et ien va dans ta maison. »

Ce même fait est présenté de la manière suivante dans Saint Marc ^ Chap. II ^ 3 ^ « Alors il vint à lui des gens qui lui présentèrent un paralytique, porté par quatre hommes. »

U* « Mais ne pouvant approcher de lui à cause de la foule ^ ils découvrirent le toit de la maison où il était; et l'ayant percé ^ ils descendirent le lit où le paralytique était couché* »

5. « Alors Jésus, voyant leur foi^ dit au paralytique : Mon fils, tes péchés te sont par donnés. »

6. a Et quelques scribes, qui étaient là assis , raison^ naient ainsi en eux-mêmes : »

7. « Pourquoi cet homme prononce-tM ainsi des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés, que Dieu seul? »

8. « Et Jésus ayant connu d'abord , par son esprit , quHls raisonnaient ainsi en eux^mémes^ leur dit : Pourquoi avez-vous ces pensées en vos cœurs ? »

9* « Lequel est le plus aisé, de dire à ce paralytique : Tes péchés te sont pardonnes, ou de lui dire : Lève^toi, et emporte ton lit, et marclie? »

40. a Or, afin que vous sachie:^ que le Fils de l^ homme a sur la terre C autorité de pardonner les pécliés, il dit au paralytique : »

41. a Jeté dis : Lève-'toi, et emporte ton lit; et fen va en ta maison. »

Dans Saint Luc^ Chap. V, 4 8, se trouve : a Alors il survint des gens qui portaient ^ur un lit un homme perclus,

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et ils cherchaient à le faire entrer dans la maison , et à le mettre devant Jésus. i>

49. a Et ne sachant par où le faire entrer, à cause de la foule , ils montèrent sur la maison , et le dévalèrent par les tuiles avec son litj au milieu de rassemblée^ devant Jésus ^ »

20. « Quif ayant vu leurfoi^ lui dit : homme ^ tes péchés te sont pardonnes. »

21. « Alors les Scribes et les Pharisiens commencé^ rent à raisonner et à dire : Qui est celui-ci, qui prononce des blasphèmes? Qui peut pardonner les péchés, que Dieu seul .^ »

22. (( Mais Jésus connaissant leurs pensées , vrit ta parole et leur dû : Quels raismnemehts faites*vous dans vos cœurs? »

23. « Lequel est le pins aisé, ou de dire': Tes péchés te sont pardonnes; ou de dire : Lève-toi , et marche? »

2&. « Or^ afin que vous sachiez que le Fils de F homme a sur la terre C autorité de pardonner les péchés : Lèvetoi, (Mi4l au paralytique, je te le dis, emporte ton lit, et t'en va à ta maison. »

On trouve au^i dans Saint Matthieu , Chap. IX , 9 : « Et Jésus étant parti de là , vit un homme assis au buteau des impôts, nom^rié Matthieu; et il lui dit : Êuis-moi y et lui se levant, le suivit. »

10. a Et un jour Jésus étant à table dans ia maison de cet homme, beaucoup de péagèrs et de gens de mauvaise vie y vinrent, et se mirent à table avec Jésus et ses disciples. »

11. « Les Pharisiens voyant cela^ dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec dés péagers et des gens de mauvaise vie ?»

12. a JEt Jésus ayant entendu cela , leur dit : Ce ne sont pas ceux qui sont en santé gui ont besoin du médecin, ce sont ceux qui se portent mal. »

Ce même fait est au contraire rapporté comme il suit dans Saint Marc, Chap. It, 14 : « Et en passant, il

ghapithe xv. 27

vit Léviy fils (TAlphéCj assis au bureau des impôts; et il lui dit : Suis-moi. Et /ui, s* étant tevé^ te suivit. r>

15. « Jésus étant à table dans la )vaison de cet homme ^ plusieurs péagers et gens de mauvaise vie se mirent aussi à table avec Jésus et ses disciples; car il y en avait beaU' coup qui Pavaient suivi. »

16. « Et les Scribes et tes Pharisiens y voyant (juCil mangeait avec des péagers^et des gens de mauvaise vie, disaient à ses disciples : Pourquoi votre Maître mange-t-ll et boit'il avec les péagers et tes gens de mauvaise vie? »

1 7. « Et Jésus ayant otà cela, leur dit : Ce ne sont pas ceux qui sont en santé qui ont besoin du médecin ^ mais ce sont ceux qui se portent mal; je suis venu appeler à la repentance non tesjusteSj mais les pécheurs. »

La presque identité de rédaction des ces versets ne laisse aucun doute sur l'identité des deux hommes désignés cependant sous des noms différents ; et en effet, dans la liste que le premier de ces Évangélisles donne, Chap. X, des douze Apôtres , Saint Matthieu se comprend lui-même dans le nombre. Tandis qu'il ne fait aucune mention de Lévi, fils d'Alphée, mais de Jacques, fils d'Alphée, en disant :

2. « Orf voici les noms des douze Apôtres : Le premier est Simon, nommé Pierre, et André son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean sonfirère; »

3. « Philippe et Barthélemi , Thomas , et Matthieu le péager , Jacques, fils d^Alphée, et Lebbé surnommé Thaddée; »

4. a Simon te Cananite, et Judas Iscariot, qui même trahit Jésus. »

Saint Marc (TII, 13-19) donne la même liste des Apôtres, mais en nommant Lévi à la place de Matthieu :

Et dans Saint Luc on trouve de même , Chap. V, 27 : « Après cela il sortit , et il vit un péager nommé Lévi , assis au bureau des impôts; et il lui dit : Suis-moi. »

^S. H Et lui, quittant tout, se leva et le mivit. »

29. « Et Lévi lui fil un grand festin dans sa maison^ où il se trouva une grande aslsemblée de péagers et d'autres personnes qui étaient à table avec eux. »

30. « Et ceux Centre eux qui étaient Scribes et Pharisiens murmuraient et disaient à ses disciples : Pourquoi mangezrvous et buvez-vous avec des péagers et des gens de mauvaise vie? »

31 . i< Et Jésus y prenant ta parole , leur dit : Ce ne sont pas ceux qui sont en santé qui ont besoin du médecin^ mais ce sont cetix qui se portent mal. »

32. (( Je suis venu pour appeler à la repentance , non Ips justes f mais les pécheurs. »

N. B. On remarque ici que, suivant Saint Matthieu, le péager nouveau disciple était Saint Matthieu lui-même , tandis que d'après Saint Marc et Saint Luc, il s'appelait Lévi^ fils d*Alphée , suivant Saint Marc. Cette variante est sans doute Teffet d*une erreur de traducteur, et que Saint Marc et Saint Luc se sont copiés l'un l'autre ; erreur d'autant plus remarquable que , dans la liste des douze Apôtres publiée par Saint Luc, figure Matthieu , et non Lévi , fils d'ÀLPHÉE, mais Jacques , fils d'Alphée.

On trouve aussi dans Saint Matthieu, au Ghap. IX, que Jésus parlant k ses disciples, un jour où la foule se pressait autour de lui , et ému de compassion envers le peuple de ce qu'il était dispersé et errant, il dit ( Verset Siy.^^La m^oisson est grande^ mais il y a peu d'ouvriers. :»

38. <c Priez donc le maître de la moisson d* envoyer les otivriers dans sa moisson. »

, Les mêmes paroles se trouvent ensuite répétées par Saint Luc , dans une tout autre circonstance, lorsque, d'après cet évangéliste , Jésus envoya soixante et douze de ses disciples dans les diverses villes, pour y annoncer l'Évangile, leur disant ainsi (Chap. X, Verset 2): n La moisson est grande; mais il y a peu d'ouvriers ; priez donc le maUre de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson. »

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