‹ Theologie de la nature (volume 3)Chapitre 10 sur 77 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

4. « Mais Jésus y connaissant leurs pensées ^ leur dit : Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs ? )>

5. a Car lequel est le plus aisé de dire : Tes péchés te seront pardonnes; ou de dire : Lève^toi^ et marche ? »

6. « Or^ afin que vous sachiez que le Fils de r Homme a l'autorité sur la terre de pardonner les pécliés : Lève-toi , dit-il alors au paralytique , charge-toi de ton lit, et t^en va dans ta maison. »

Ce même fait est présenté de la manière suivante dans Saint Marc , Chap. II , 3 : « Alors il vint à lui des gens qui lui présentèrent un paralytique, porté par quatre hommes. »

k. « Mais ne pouvant approcher de lui à cause de la foule j ils découvrirent le toit de la maison où il était; et l'ayant percé , ils descendirent le lit où le paralytique était couché. » '

5. c( Alors Jésus, voyant leur foif dit au paralytique : Mon fils f tes péchés te sont pardonnes. »

6. (( Et quelques scribes, qui étaient là assis , rationnaient ainsi en eux-mêmes : »

7. « Pourquoi cet homme pronance^-t-il ainsi des blas-^ phèmes ? Qui peut pardonner les péchés, que Dieu seul? »

8. « Et Jésus ayant connu d'abord , par son esprit , quHls raisonnaient ainsi en eux-mêmes, leur dit : Pourquoi avez'vous ces pensées en vos cœurs ? »

9. « Lequel est le plus aisé, de dire à ce paralytique : Tes péchés te sont pardonnes, ou de lui dire : Lève^toi, et emporte ton lit, et marche? »

î 0. « Or, afin que vous sachiez que te Fils de f homme a sur la terre C autorité de pardonner les péchés, il dit au paralytique : »

11. a Jeté dis : Lève-toi, et emporte ton lit; et {en va en ta maison. »

Dans Saint Luc, Chap* V, 1 8, se trouve : « Alors il survint des gens qui portaient sur un lit un homme perclus.

et ils cherchaient à le faire entrer dans la maison ^ et à le mettre devant Jésus. »

1 9. c( Et ne sachant par où le faire entrer, à cause de la faule , ils montèrent sur la maison , et lé dévalèrent par les tuiles avec son lit , au milieu de rassemblée , devant Jésus j »

20. <( Qui, ayant vu leur fin, lui dit : homme, tes pé^ chés te sont pardonnes. »

21 . « Alors les Scribes et les Pharisiens commencé^ vent à raisonner et à dire : Qui est celui-ci, qui prononce des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés, que Dieu seul? »

22. « Mais Jésus connaissant leurs pensées , prit la parole et leur dit : Quels raisonnements faites-vous dans vos cœurs? n

23. c( Lequel est le pkis aisé, ou de dire i Tes péchés te sont pardonnes; ou de dire : Lève^toi , et marche? »

%h. « Or 9 afin que vous sachiez que le Fils de V homme a sur la terre C autorité de pardonner les péchés : Lève^ (oij dit-il au paralytique, je te le dis, emporte ton Ht, et t'en va à ta maison. )>

On trouve aussi dans Saint MiiffliEU, Chap. IX, 9: < Et Jésus étant parti de là , vit un homme assis au bureau des impôts , nommé Matthieu ; et il lui dit : SuiS'^moi ^ et lui se levant, te suivit. »

10. Ci Et un jour Jésus étant à table dans ta maison de cet homme, beaucoup de péagers et de gens de mauvaise vie y vinrent, et se mirent à table avec Jésus et ses discipks. »

11. (c Les Pharisiens voyant cela, dirent à ses disd" pies : Pourquoi votre maître mange-t-it avec des péagers et des gens de mauvaise vie ? »

12. (n JEt Jésus ayant entendu cela , leur dit : Ce ne sont pas eeuùs qui sont en santé qui ont besoin du médecin, ce sont ceux qui se portent mal. »

Ce même fiait est au contraire rapporté comme il suit dans Saint Marc, Chap. Il, 1 4 : « Et en passant, il

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vit Lévij fils (fAlphée, assis au bureau des impôts; et il lui dit : Suis-moi. Et luij s* étant levéj le suivit. »

15. (( Jésus étant à table dans la waison de cet homme^ plusieurs péagers et gens de mauvaise vie se mirent aussi à table avec Jésus et ses disciples; car il y en avait beaU' coup qui Pavaient suivi. »

16. « Et les Scribes et les Pharisiens^ voyant quHl mangeait avec des péagers et des gens de mauvaise vie y disaient à ses disciples : Pourquoi votre Maître mange^t-ll et boit-il avec les péagers et les gens de mauvaise vie f »

17. « Et Jésus ayant ouï celûj leur dit : Ce ne isont pas ceux qui sont en santé qui ont besoin du médecin^ mais ce sont ceux qui Se portent mal; je suis venu appeler à la repentance non lesjustesy mais les pécheurs. »

La presque identité de rédaction des ces versets ne laisse ancnn doute sur l'identité des deus hommes désignés cependant sous des noms différents ; et en effet, dans la liste que le premier de ces Ëvangélisles donne, Chap. X, des douze Apôtres , Saint Matthieu se comprend hii-méme dans le nombre. Tandis qu'il ne fait aucune mention de Lévi, fils d'Alphée, mais de Jacques, fils d'Alphée, en disant :

2. « Or^ void les noms des douze Apôtres : Le premier est Simon^ nommé Pierre^ et André son frère ; Jacques^ fils de ZébédéCj et Jean sofi frère; »

3. a Philippe et Barthélemi, Thomas y et Matthieu U péager y Jacques j fils d^Alphéè, et Lebbé surnommé Thaddée; »

4. a Simon le Cananite^ et Judas Iscartot, qui même trahit Jésus. »

Saint Marc (TII, 13-19) donne la même liste des Apôtres, mais en nommant Lévi k la place de Matthieu:

Et dans Saint Luc on trouve de même , Chap. V, 27 : « Après cela il sortit , et il vit un péager nommé Lévi , assis au bureau des impôts ; et il lui dit : Suis-moi. »

%%. d Et lui, quittant tout y se leva et le suivit. »

29. a EU Lévi luijk un grand festin dans sa maison j où il se trouva une grande assemblée de péagers et d'autres personnes qui étaient à table avec eux. »

30. a £< ceux Centre eux qui étaient Scribes et Pharisiens murmuraient et disaient à ses disciples : Pourquoi mangezrvous et buvez'-vous avec des péagers et des gens de mauvaise vie? )>

31 • « Et Jésus y prenant la parole , leur dit : Ce ne sont pas ceux qui sont en santé qui ont besoin du médecin, mais ce sont ceux ^ui se portent mal. »

32* « Je suis venu pour appeler à la repentance , non Ips justes 9 mais les pécheurs. »

N. B. On remarque ici que, suivant Saint Matthieu, le péager nouveau disciple était Saint Matthieu lui-même , tandis que d*après Saint Marc et Saint Luc, il s'appelait Lém, fils d'Alphée , suivant Saint Marc. Cette variante est sans doute l'effet d'une erreur de traducteur, et que Saint Marc et Saint Luc se sont copiés l'un l'autre ; erreur d'autant plus remarquable que , dans la liste des douze Apôtres publiée par Saint Luc , figure Matthieu , et non Lévi , fils d'ÀLPHÉE, mais Jacques , fils d'Alphée.

On trouve aussi dans Saint Matthieu, au Chap. IX, que Jésus parlant k ses disciples, un jour où la foule se pressait autour de lui , et ému de compassion envers le peuple de ce qu'il était dispersé et errant, il dit ( Verset 37): c Xa moisson est grande^ mais il y a peu d*ouvriers. »

38. « Priez donc le maître de la moisson d'envoyer les ovrvriers dans sa moisson. »

Les mêmes paroles se trouvent ensuite répétées par Saint Luc , dans une tout autre circonstance, lorsque, d'après cet évangéliste , Jésus envoya soixante et douze de ses disciples dans les diverses villes, pour y annoncer TÉvangile, leur disant ainsi (Chap. X, Verset 2): n La moisson est grande; mais il y a peu d'ouvriers ; priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson. »

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