‹ Théologie de la nature (volume 4)Chapitre 104 sur 136 · THiOLOfilB Dl LA IfATCRB · texte numérisé non relu

THiOLOfilB Dl LA IfATCRB

ii, ^ A lors Merises supplia T Étemel son Dieu , et dit : 0 Éternel , pourquoi la coière s* allumerait-elle contre ton peupk que tu as retiré du pays d* Egypte avec une grande puissanœ et par une main forte? •

13. « Pourquoi Uê Égyptiens disaient-Us : Il les a retirés à mauvais dessein , pour les tuer dans les montagnes^ et pour les consumer de dessus la terre? Eeviens de V ardeur de ta co- Ure , et te repens de ce mal que tu veux faire à ton peupk. >

43. < Souviens-toi d* Abraham , d'Isaac et d'Israël tes serviteurs , auxquels tu a$ juré par toi-même , en leur disant : Je muitipHerai votre postérité comme Us étoiles des eieux , et je donnerai toiUcepays^ dei/Uf ai parlée à votre postérité ^ ei Os f habiteront à jamais. >

14. c Alors V Étemel se repentit du mai qu'U avait dit qu*û ferait à son peuple. »

On retrouve encore dans ce passage cette même idée qae rÉternel n*6st qu'un simple homme , que Moïses représente même ici comme un Être injustement malfaisant dans sa violente colère , auquel tl fait comprendre qu'on pourrait Tac* Guser d'avoir eu de mauvais desseins envers les Israélites en les faisant sortir d'Égygte; reproche auquel il lui conseïBe de ne point donner lieu , mais de se repentir de son projet de mauvaise action ; et qu'en effet , l'Éternel ayant reconnu toute la justesse du raisonnement de Moïses, homme en conséquence plus prudent et meilleur que lui , se repentit.

Dans ce même passage , Moïses fait également dire à l'Être Suprême, laisse-moi faire ; comme si Moïses eût pu l'empêcher de ftiire quoi que ce fût. Singulière théologie Monothéiste au niveau du plus vulgaire paganisme, dont Moïses parait n'avoir jamais pu se défaire complètement.

En descendant de la Montagne, Moïses ayant entendu de loin l'allégresse du peuple, crut qu'on chantait; maison arrivant plus près et voyant le Veau d*or et les danses qu'on exécutait autour de cette idole, sa colère s*enflamma k son tour, et jetant les tables de la loi qu'il portait, il les

CHAPITI» UV. Btti

brisa. Il enleva le Veau d'or, le fit brûler, en répandit les cendres dans les eaui et en ât boire au peuple; action dont on n'entrevoit pas la raison .

Ayant reproché à Aaron d'avoir cédé au vœu du peuple , son frère se borna k lui répondre tout bonnement : « Tu soie que ce pêupU eêt porté au mal , » et lui raconta ce qui s'était passé pendant son absence, et entre autres ce qu'on avait ilit de lui (Chap. XXXII, 1).

II résulte de ce passage que , malgré tous les prodiges que Moïses avait faits et ses fréquents entretiens avec rÉtemel , il n'avait guère inspiré de confiance à sa nation, qui préféra , non*seulement encore alors , mais même toujours après , le culte des idoles k celui du vrai Dieu , dont il l'avait cependant si souvent entretenu , en promettant au peuple du royaume d'Israël , fondé plus tard , toute espèce de prospérité de sa part. Preuve , l'abandon presque com* plei du culte de l'Éternel par tout le peuple du royaume, jusqu'à la captivité en Assyrie et au delà ; événement qui arriva près de mille ans après Moïses.

Or Moïses quoiqu'il vint à l'instant de solliciter le pardon pour le péché du Veau d'or, fut tellement irrité en voyant cette idole que, s'étant placé k la porte du camp, il dit : Chàp. XXXII , 26. € .... Qui est pour V Étemel? quHl vienne vers moi. Et tous les enfants de Lévi s'assemblèrent vers lui. »

27. a Et il leur dit : Ainsi a dit f Étemel , le Dieu d'Israël. Que chacun mette son épée à son côté ; passez et repassez d$ porte en porte par le camp , et que chacun de vous tue son frère ^ son ami et son voisin. »

28. « Et les enfants de Lévi firent ce que Moises leur avait dit; et en ce jour -là il y eût environ trois mille hommes du peuple qui périrent. >

29. « Car Moïses avait dit : Consacrez aujourd'hui vos mains à l'Éternel chacun de vous^ même en tuant son fils et son frère y afin qu'aujourd'hui vous attiriez sur vous la béfiédkîion, »

r>5â TfrfOIjOGll Dl tA NATUM.

30. c Et le hndemain ilfotses dit au peuple : You$ aiûex ewnmie un grand péché; mais je monterai à eeite heure vers FÊtemel^ et je ferai peut-être propitiation pour fx>tre péché, »

Ed effet , il monta de nouveau vers Dieu pour implorer auprès de lui le pardon du péché du Veau d*or; quoiqu'il l'eût déjk obtenu ; action difficile k concilier avec ce qui vient d'être rapporté , vu que l'Éternel avait déjà informé Moïses sur la Montagne que le peuple venait de se faire cette idole , disant que c'était là le Dieu qui VawMù fait monter du pays d'Egypte ( Ghap. XXXII, 8) ; et cependant en arrivant au camp Moïses parut n'en rien savoir, et se mit tellement en colère à la vue du Veau d'or, qu'il brisa les tables de la loi en les jetant loin de lui , et ordonna aux enfants de Lévi de massacrer leurs parents et amis ; pois , le lendemain , il offrit au peuple d'intercéder pour lui auprès de l'Éternel.

Au Ch4P. XXXIII , l'Être Suprême renouvelle encore k Moïses, sur la Montagne, sa promesse faite sous serinent k Abraham , k Isaac et k lacob , de donner le pays de Chanaan k leurs descendants, et lui ordonna d'aller en prendre possession : disant , au Verset 2 , qu'il enverra un ange devant lut, pour en chasser les habitants, et conduire les IsraeliUs dans ce pays , où coule le lait et le miel.

Mais il défend formellement, au Ghap. XXXIV, de contracter aucune alliance avec les habitants de ce pays , dans la crainte que les enfants d'Israël ne soient entraînés k l'Idolktrie ; et répète encore k cette occasion plusieurs ordonnances déjk faites avant, surtout celle du Décalogue. Dieu ordonna en outre k Moïses de préparer deux tables de pierre semblables k celles qu'il a cassées, et de les lui apporter sur le Sinaî, afin que lui^ l'Éternel y écrive comme la première fois, de sa main , la loi qu'il a donnée au peuple.

Gonformément k cet ordre. Moïses ayant taillé ces tables les porta sur la Montagne et les rapporta après avoir passé

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quarante jours sur le Sinaï , et les plaça dans TÂrche d'alliance.

Les Chap. XXXY à XL et dernier de TExode ne sont guère qoe des répétitions presque mot pour mot de ce qui a été dit avant sur la construction et rornementation du sanctuaire , ainsi que sur les riches costumes des sacrificateurs ; articles qui ne paraissent être qu'un fragment pris de quelque autre exemplaire de TExode.

§ IIL Livitique.

Moïses décrit dans le Lévitique tout ce qui a rapport au sacerdoce , tant à l'égard des lois relatives au culte qu*à celles réglant les fonctions des Prêtres et des Lévites , in- ▼estis du service divin par TÉternel lui-même , parlant au peuple par la voix de Moïses son Prophète.

Tout le culte que les anciens Hébreux rendaient au Créateur ne consistait guère, d'après les ordonnances minutieusement détaillées par la Divinité même , qu'en sacrifices, soit d'animaux, soit des produits de la terre, soit de gâteaux faits de farine et d'huile, soit de parfums. Ces sacrifices se distinguaient , selon l'intention de celui qui les offrait , en diverses espèces : ceux de prospérité^ de propiiiation et de péché commis par erreur. Dans les uns comme dans les autres , celui qui faisait l'offrande amenait la victime k l'autel placé devant le sanctuaire, et plaçait la main sur la tête de son bolocanste; alors le sacrificateur égorgeait T animal, trempait ses doigts dans le sang , en faisait des aspersions devant l'Étemel et répandait le reste du sang autour de l'autel. Il brûlait ensuite une partie de la graisse sur l'autel , quelquefois aussi d'autres portions de l'animal , et ce qui restait devenait la propriété du sacrificateur. Enfin ^ dans certains cas , le corps de la victime était brûlé en dehors des camps.

Quant aux oblations des fruits de la terre ou des gâteaux, une partie était également brûlée sur Tautel , et l'autre de-

ftU THlioUMll M LA MATOmt.

venait le profit da Mcrifieatear. C'est sur le eérémonnl 4e ces sacrifices que roalent les dix premiers chapitres da Lévi^ tique.

Au Chap. XI sont indiqués les Animaux dont il est seul permis de manger. Ce sont parmi les quadrupèdes excInsiTement ceux à saboU fourchus , et qvi rumineni , à T exception du chameau; et sont nominativement exclus le Chameau^ le Lapin, le Lièvre et le Porc, Pour que cette ordonnance ne puisse pas être enfreinte , il est même défendu de toucher k leur chair morte, ce qui constituerait déjk une souillure. Quant aux Porcs , on comprend facilement pourquoi Moïses a interdit aux Israélites d*en manger ; leur chair étant » diton, très-malsaine dans l'Orient, où son usage, comme aliment, favorise le développement de la Lèpre, horrible maladie aurefois fort commune dans ces pays. Mais comme personne u*a jamais trouvé que la chair du Chameau , du Lapin et du Lièvre fût malsaine, on ne comprend pas le motif qui fa fait interdire. Enfin il est formellement défenda de manger d'aucun animal qui n'ait pas été expressément égorgé pour servir d'aliment.

Il est au contraire permis aux Israélites de manger de tons les animaux vivant dans l'eau et pourvus de nageoires et d*ëcailles, c'est-k-dire de ceux que nous nommons proprement des Poissons , tandis que tous les autres animaux aquatiques devaient leur être en abomination.

Pour ce qui est des Oiseaux , ont été défendues toutes les espèces vivant de chair, en y ajoutant le Coucou , le Pfosigeon , le Cygne , le Cormoran , le Pélican , la Cigogne , le Héron , la Huppe et la Chauve-Souris (que Moïses regardait comme un Oiseau ).

Mais il est permis de manger. Verset 21 . c .... de toute bête qui vole , qui marche à quatre pieds , et qui a des jambes sur ses pieds , pour sauter avec elles sur la terre. »

En somme, l'auteur ne désigne au fond que quatre espèces d'Oiseaux dont il soit permis de se nourrir, et parmi

«Atm» xiT, ttStt

lesquelles ne âgure précisément aucun des oiseaux domes-

tiqnes.

Moïses proscrit également les Reptiles , notamment la X{mœe et la Tortuei ajoutant que si quelque morceau de ces animanx , qu'il déclare souillés , tombait dans un vaisseau de terre, on devait le briser ; le four ou le foyer sur lequel il tomberait devait être abattu ; mais les amas d'eau où de tels animaux se trouvent seront toutefois nets. En effet, déclarer ces eaux impures, c'eût été priver le peuple entier, k jamais, de la faculté de boire. Enfin les semences sur lesquelles quelques parties d'animaux souillés viendraient k tomber, étaient cependant, de même, considérées comme nettes.

Le Chap. XII a pour objet la lai touchant la femme aecou-^ chie; prescrivant à celle-ci les soins de propreté et d'bygiène qu'elle devrait suivre , ainsi que le cérémonial qu'on avait à observer pour lai permettre de faire usage de ses droits d'aller au sanctuaire, etc., et ordonnant qu'après sapuriflcatiop elle devrait faire une offrande en holocauste.

Les Chàp. XIII et XIV sont relatifs à la Lèpre et b la Teigne, et le Chap. XV à la souillure de l'homme et de la femme.

Au Chap. XVI, Dieu prescrit le cérémonial des grandes fêtes.

Le Chap. XVII a pour sujet diverses ordonnances et lois relatives an service divin et k la morale . En y parlant de Y Ame , il y est répété , Versets 1 1 et suivants , ce qui a déjà été dit, Genèse, Chap. IX, 4, qu'elle était dans le sang, ou plutôt qu'elle était le sang même; assertion qu'on retrouve ensuite de nouveau dans le Deutéronome, Chap. XII, 33.

C'est de Ik qu'il est sévèrement défendu aux Israélites de manger du sang ; mais Moïses n'a pas compris que cette humeur se trouvant répandue dans toutes les parties du corps sana exception , il était impossible de manger de la chair sans qu*il s'y trouvât du sang. C'est pour se conformer k

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cette ordoonaoce que, de nos jours encore, les Juifs extraienl les principales veines du corps des animaux dont ils se noarrissent , mais toutefois , des Mammifères seulement.

C'est surtout aux Chap. XK et XX que sont prescrites plusieurs ordonnances de morale, qui ont depuis formé partout la base de toutes les religions; mais entremêlées néanmoins d'autres ordonnances dont on ne comprend pas les raisons, comme celle de ne point semer diverses sortes de graines dans le même champ ; et de ne point porter de vêtements tissus de différents fils.

Le Chap. XXI a pour objet les règles de conduite du sacrificateur.

Le Chap. XXII a rapport aux qualités que doivent avoir les victimes offertes en sacrifices. Au Chap. XXIII sont indiquées les fêtes de toute l'année.

Le Chap. XXIV est relatif aux lampes qui devaient brûler dans le tabernacle , aux offrandes de pains et aux ordonnances contre les blasphémateurs.

Au Chap. XXY est une singulière ordonnance par laquelle Dieu commande de cultiver la terre pendant six années consécutives, et de la laisser reposer la septième , comme année de sabbat de repos pour la terre ^ au sabbat à V Étemel; et tout en disant qu'on ne récoltera même pas ce qui poussera de soi-même, le texte ajoute. Verset 6, que ce produit adventice servira de nourriture tant aux Israélites qu'à leurs serviteurs et aux étrangers qui habiteront parmi eux , et même aux animaux.

Il y est ordonné aussi qu'outre ces semaines d'années , il y aurait encore une période de sept fois sept années , après laquelle viendra pour la cinquantième l'année du JuAUé ou de la liberté , où l'on ne sèmera pas non plus ; année solennelle à laquelle tous ceux qui auront précédemment aliéné leur propriété rentreront en sa possession. Dans les villes fermées les maisons vendues resteront cependant à toujours il ceux qui les auront achetées. Sont toutefois exceptés les

GUAPITRB UV. ^7

villes des Lévites où les propriétaires conserveront le Droit de rachat. Le reste du Chap. XXV a pour objet la bienfaisance envers le prochain, stipulant spécialement de ne point considérer comme esclave le prochain qu'on achète , qui ne servira son maître que jusqu'à l'année du Jubilé.

Âa Chap. XXYI, Dieu défend de nouveau le culte des Idoles, et commande la stricte observation de ses ordonnances , disant :

Verset 3. <5i vom marchez dans mes ordonnances ^et si vous gardez mes commandements , et si vous les faites , »

4. < Je vous donnerai des pluies qu'il vous faut en leurs temps; la terre donnera son rapport, et les arbres des champs donneront leur fruit. »

5. « £a saison de battre les grains durera parmi vous jusqu'aux vendanges; et les vendanges jusqu'aux semailles; voiLs mangerez votre pain ^ et vous serez rassasiés^ et vous habiterez sûrement dans votre pays, >

6. « £^ je donnerai la paix au pays y et vous dormirez sans qu'aucun vous épouvante; je ferai qu'il n'y aura plus de mauvaises bêtes dans le pays , et Vépée ne passera point par votre pays. »

7. € Mais vous poursuivrez vos ennemis, et ils tomberont par Vépée devant vous. »

8. « Cinq d'entre vous en poursuivront cent, et cent en poursuivront dix mille , et vos ennemis tomberont par Vépée devant vous. »

9. < Et je me tournerai vers vous, et je vous ferai croître et multiplier, et j' établir ai mon alliance avec vous, i

10. « Vous mangerez aussi de vieilles provisions ^ et vous tirerez les vieilles pour loger les nouvelles. »

i 1 . « Même y je mettrai mon pavillon au milieu de vous ,■ et mon âme ne vous sera point en aversion. »

12. ^Maisje marcherai au milieu de vous, et je serai votre Dieu , et vous serez mon peuple. »

13, « Je suis V Éternel votre Dieu qui vous ai tiré du pays

B66 TobLotii M u mature.

d^Êgypîêf afn quê vouê im fimiBM pOi leun uela^ei ; etfmi rompu le boi$ de voîre joug , et je tout di fait marcher la têie levée. »

14. € MaiêrivùUinim'êûoutezpaê^etquêVouinéfainez pas tous ces eommandemmus^à « »

15. €Et si vous rejetet mes orioiiMHces , el que votre àme ait mn jugemetus en aversion , pour ne fXM faire tous meê commandefiients , et pour enfreindre mon alliance ) »

1 6. c Voiei aussi eê que je ferait je ferët f^eMr suf «ma la frayeur, la langueur et V ardeur^ qui eonsommeronî vos y mt » et qui tourmenierom vos t^nes; vous sèmerez en vain v&tre semence^ car vos ennemis la mangeront, i

17. €Etje mettrai ma force contre voiâst «>ollâ êeret batiui devant vos ennemis , et eeu» qui vous haïssent , domineront sur vous t et vous fuirez sans qu'autun vous poureuive. »

1 8. « Que si encore ^ après ces choses « vous ne m* écoutez pas y f en ajouterai sept fois autant pour vous châtier^ à cause de vos péchés ; «

19. « Et je briserai V orgueil de votre force , ei je ferai que votre dil sera de fer ^ et votre terre d^ airain ; •

20. « Votre force se consumera en vain; car votre terre ne donnera plus son rapport , et les arbres de la terre ne donnerontplm leur fruit, i

21. K QiAe si vous marchez contre moi, et qu'il ne v&us plaise pas de m^ècouter ^ fajoiUerai sur vous sept fois autant de plaies , selon vos péchés ; »

22. n J'enverrai contre vous les bites dès champs^ qui t^otu priveront de vos enfants et détruiront vos bêtes , et qui rotli réduiront à un petit nombre ^ et vos chemins seront déserte. »

23. « Que si vous ne vous corrigez pas après ces choeee , pour vous convertir à moi , mai» que vous marchiez contre moi , »

24. « Je marcherai ausei contre vous , et je frapperai encore sept fois autant , selon vos péchés ; »

m. c Et je ferai venir eur vous (èpèe^ qui sera la ven-

geanee de mon allianee qui aura été moUe ; et quand vous vous retirerez dans vos villes ^ f enverrai la mortalité parmi vousj et vous serez Uvrés entre les mains de r ennemi. »

26. « 0^0'^ j^ ^^<>M aurai rompu le bâton du pain , diœ femmes cmront votre pam dans un four , et vous rendront votre pain au poids; vous en mangerez^ et vous n'en serez point r asseoies. »

27. c Que si pour cela vous ne m* écoutez point , mais que vous marchiez contre moi ^ »

28. c/e marcherai contre vous en ma fureur, ei je vous ehàlierai sept fois autant , selon vos péchés ; >

39. « Vous mangerez la chair de vos fUs^ et la chair de vos filles ; »

30. € Et je détruirai vos hauts lieucc , et je ruinerai vos tobernaeles , et je mettrai vos cadavres sur les cadavres de vos dieux infâmes ^ et mon âme vous aura en aversion. »

31 . a Je réduirai aussi vos villes en déserts , je désolerai vos sanctuaires » et vos sacrifices ne me seront plus en bonne odeur; »

32. « Et je désolerai ce pays tellement que vos ennemis qui s'y établiront-^ s'en étonneront; »

33. ti Et jevous disperserai parmi les nations; je dégainerai Vépée après vous, et votre pays sera en désolation^ et vos villes en déserts. T^

34. « Alors cette terre se plaira dans des sabbats ^ et tout le temps qu'elle sera désolée; et lorsque vous serez au pays de 9oa ens^emiSi la terre se reposera et se plaira dans ses saih bats. 9

35. c Tout le temps qu'elle demeurera désolée , elle se reposera de ce qu'elle ne se sera point reposée en vos s€ibbats ^ quand vous y habitiez. »

36. < £l pour ce qui est de ceux qui demeureront de reste i entre vous , je rendrai leur cœur lâche quand ils seront au pays de leurs ennemis , de sorte que le bruit d'une feuille émue les poursuivra; ils fuiront comme sils fuyaient de devant

580 TlliOLOGlB DB LA IIATURB.

Pipie t et ils tomberont sans que personne les pour»uive ; > 37. €Et Us s'entre-heurteront Vun et Vautre y comme fuyant

de devant Vépée . sans que personne les poursuivent; et tx>tis

ne pourrez point subsister devant vos ennemis. » <38. c Vous périrez parmi les nations , et la terre de vos

ennemis vous consumera. »

39. Cl Et ceux qui demeureront de restfi d'mlm^txms , se fondront dans le pays de vos ennemis , à catise de leurs in-v^ quitis ; et Us se fondront aussi à cause des iniquités de leurs pères et des leurs. »

40. < Alors ils confesseront leur iniquité et Viniquité de leurs pères , selon les prévarications quils auront commises contre moi , et selon qu'ils auront marché contre moi. »

41 . tEt moi aussi, f aurai marché contre eux , et je les aurai amenés aux pays de leurs ennemis ; et alors leur coeur incirconcis s'humiliera , et ils prendront à gré la peine de leur iniquité ; »

42. < Et je me souviendrai de mon alliance avec lacob , et de mon alliance avec Isaac , et aussi de mon alliance avec Abraham , et je me souviendrai de cette terre. »

43. c Et cette terre sera abandonnée par eux » et die se plaira dans ses sabbats , quand elle aura été décalée à cause d'eux ; et ils prendront à gré la peine de leur iniquité » parce quils auront rejeté mes jugements , et qu'ils auront eu en aversion mes statuts. »

44. < Mais , cependant , lorsqu'ils seront dans le pays de leurs ennemis , je me souviendrai d'eux ^ je ne les rejetterai point y et je ne les aurai point en aversion jusqu'à les consumer entièremetU et à rompre l'alliance que j'ai faite avec eux; car je suis l'Éternel leur Dieu. »

45. < Et je me souviendrai en leur faveur de ValUance que j'ai faite avec leurs ancêtres , lesqu>els j'ai tiré du pays d'Egypte , à la vue des nations , pour être leur Dieu : Je suis l'Étemel »

46. « Ce sont là les statuts ^ les ordonnatices et les Uns que

CHAPltRft XIV. 561

V Étemel donna et qu'il établit entre lui et les enfants d' Israël , sur la montagne de Sinat , par Moïses. »

On voit par ce qai précède comment Moïses fait même tenir k rÉtre Suprême le langage passionné d*un simple homme, d*une part, en flattant les Israélites auxquels il promet toutes sortes de prospérités , et surtout les avantages terrestres les plus vulgaires , te^s que des pluies en temps convenables , de iicbes récoltes, des fruits d'arbres, etc. , s'ils veulent bien rester fidèles aux ordonnances qu'il leur a prescrites, et d'autre part, en les menaçant , non-seulement de la disette et de son abandon , mais encore de sa fureur et d'autres malheurs de toute nature qu'il amènerait sur eux , dans le cas où ils n'obéiraient point à ses lois ; qu'il les soumettrait à tous les maux que leurs ennemis leur feraient subir par ses ordres ; c'est-à-dire que Dieu , pour se venger de son peuple de prédilection avec lequel il a si souvent renouvelé son alliance , favoriserait , pour le punir , les nations idolâtres , adoratrices des faux dieux, quil qualifie d* infâmes; et dans tontes ces promesses , dans toutes ces expressions de la plus violente vengeance , ne se trouve pas un seul mot qui fasse la plus légère allusion k la vie future , à la félicité de l'Esprit après la mort , au sein de la Divinité, Moïses paraissant, ainsi que je l'ai dit, n'avoir eu aucune notion , ou du moins aucune croyance dans l'immortalité de l'Esprit.

Le Chap. XXVII et dernier du Lévitique traite du rachat des vœux, de la taxe que l'Éternel a ordonné qu'on doit payer en arjfene pour remplacer Tobjetd'un sacrifice, en vue ^obtenir soit une faveur, soit le pardon d'un péché ; car les vœux n'ont que ces buts, taxes imposées sans considération du motif, mais purement et simplement, suivant l'âge et le sexe de la personne qui fait le vœu ; établissant diverses catégories» la première d'un mois à cinq ans , et les autres de cinq à ^ingt, de vingt k soixante et de soixante et au-dessus. Or comme, d'après Moïses lui-même, les hommes arrivaient de son temps a un âge très-avancé , dépassant souvent cent

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