‹ Théologie de la nature (volume 4)Chapitre 105 sur 136 · II · texte numérisé non relu

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5Ç9 THiOLOGlE DE LA NATURE.

an^, on est çd <lroit d'être étooné que Dieu a* ait pas étaUi encore plusieurs autres catégories d'âges au-dessus de soj^f %^l,e ^D^ ; mais il est plutôt k croire que les prétendues longévités ^opt il est parlé dans l'Ancien Testament, (|ui allaient souvent au delà de huit cents et de neuf cents ans, à ceii\t vingt pour Moïses lui-même, ne sont que des chiffres poétiquement exagérés ; et le tarif dont il est ici quçstioQ nous est une preuve du fait qu'alors, comme du reste du tem.ps de David (Psaume XC, 10) , et encore aujourd'hui le$ hommes ne dépassaient guère quatre-vingts ans ; mais quoi qi^'il en fût , il n'en est pas moins établi par le chapitre du Lévitique qui nous occupe, que déjk, du temps de Moïses, o» venflait pour de V argent l'absolution des fautes commises, ainsi (jue cela se pratique malheureusement encore dje nos jours. Si Moïses eût commandé de son chef ce hont^eux moyen de sje procurer de Targent, ce n'eût été encore qu'un trafic immoral \ sa charge ; mais c'est de sa part un horrible blasphème que de Tavoir ordonné comijae un commandement fçjçmelde Dieu.

§ IV. Nombres.

Ce qi},atrlème Livre du Pentateuque, ainsi nommé pajrcè qu il renferme Iç dénonibrement des diverses Tribus d'Israël, ^i,t;di|,restç suite k l'Exode, comm,e histoire djBce peyple.

Ce dénombrement dont je viens de parler ei^t lieu, pour 1^ première fois, après la sortie d'Egypte , alprs qqe les Israélites campèrent çncore au désert de Sinaï (Çha,iç. I) , et dpnna, suivant le texte (Fcrset 46), le chiffrç énorme (Je 6P3,550 combattants âgés de plus de vingt ans, sans y compçeodre les Lévites chargés du service du temple , et dont le npm^re, compté même depuis l'âge de deux mois, n'était (fependant que de 22,000 (Chap. III, 39). En prenant, au contraire, ce dernier chiffre pour terme moyen entre le& 4eux tribus, on n'arrive, pour tout Israël, qu'au nombre

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^jà prodigieux de 364,000 individus du sexe masculin âgés de plus de deux mois. On ne conçoit, on effet, pas facilement comment une seule famille ait pu se multiplier k oe point en quatre siècles , même en admettant qu'on y ait compris les esclaves que les Israélites ont pu avoir ; leur nombre ayant dû être fort restreint, vu que cette nation n*a formé qu'une classe pauvre en Egypte. Enfin l'on conçoit encore moins comment, avec une telle armée. Moïses n'a pas soumis ep quelques mois tout le pays de Chanaan ; et cela d'autant plus facilement que , selon ses assertions, l'Éternel le protégeait et lui avait promis d'exterminer tous les habitants de cette contrée, qui lui résistèrent, au eontraire, si bien que, durant quarante am^ ce peuple fut forcé, malgré sa soi-disant armée de 600,000 hommes, de vivre pendant tout ce temps misérablement dfms le désert ; mais l'on verra d'ailleurs plus bas les singulières contradictions qui existent entre les prétendues promesses faites et si souvent répétées par l'Éternel de protéger les Israélites, et les résultats peu favorables k ce peuple dans les guerres qu'ils ont eu k soutenir.

Au Chàp. II est indiqué l'ordre du campement de chaque tribu autour du Pavillon sacré.

Au Chap. III Dieu ordonne de faire le dénombrement de tous les premiers-nés, qu'il réclama comme lui appartenant plus spécialement , mais qu'on échangera contre autant de Lévites qu'on prendrai leur place; et les premiers-nés qui resteront en sus seront rachetés chacun par cinq siclesy somme dont le montant devra être donné k Aaron et k ses fils, et qui s'éleva en tout k 1,365 sicles (Versei 50). On voit que nulle part Moïses n'a oublié ses proches, leur procurant partout quelques bons bénéfices.

Le Chap. IV est relatif aux fonctions que les Lévites eurent k remplir, indiquées par l'E^ternel avec les mêmes détails avec lesquels il a décrit chaque petit ot^et du tabernacle et du Pavillon.

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Au Chap. V Dieu prescrit diverses lois, entre autres certaines amendes qui, ainsi que les objets offerts en sacrifices, devaient rester la propriété des sacrificateurs.

Le Chàp. YI prescrit les conditions qu^une personne aura à remplir lorsqu'elle voudra faire le vœu du Nazaréat^ c*estk-diré qu'elle voudra se vouer k TËternel; vœu limite k an temps voulu , espèce de sanctification qui consistait principalement k s'abstenir de toute boisson enivrante, et même de manger quoi que ce soit des produits de la vigne; de ne point approcher d'un mort et de ne couper rien de ses cheveux ; vœu dont le Nazaréen se Terait ensuite relever par le sacrificateur en offrant divers sacrifices; enfin le chapitre renferme la formule de la bénédiction qu'on doit prononcer sur les enfants d'Israël (Verset S4).

C'est surtout au Chap. YII que sont indiquées des offrandes d'un grand prix, présentées aux sanctuaires par les chefs des douze tribus (les Lévites exceptés), consistant nonseulement en holocaustes, mais surtout en vaisseaux d'argent et d'or ; le tout formant douze plats d'argent du poids de 130 sicles, douze bassins d'argent de 70 sicles, et douze tasses en or de 10 sicles:

Le Chap. VIII a pour objet la manière dont les Lampes devaient être allumées dans le Temple, et la consécration des Lévites.

Le IX* Chap. est relatif k la Pàque célébrée la seconde année après la sortie d'Egypte.

Cette fête , la plus solennelle des Hébreux , fut célébrée par les Israélites, quand ils levèrent pour la première fois leur camp pour le transporter dans le désert de Paran, se dirigeant vers le pays de Chanaan (Chap. X). En partant , Moïses engagea son Beau - Frère Hobab , fils de Rb- HfjEL , à le suivre , lui promettant de lui faire du bien ; mais Hobab refusa en disant qu'il retournerait dans son pays. Sur quoi < Moïses lui dit. Verset 31 : < Je te prie, ne nous laisse point; car tu nous serviras de guide, parce que tu

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m$ quels sont Us lieiuo où nous camperons dans le désert. » Dans ce passage le Beau-Père de Moïses est de nouveau nommé Réhubl, comme au Chap. II, 18 , de TEiode, tandis qu'ailleurs (Chap. IY, 18), il est appelé Iéthro.

Comment concilier aussi ce qui est dit dans ce passage, où Moïses engage son beau-frère de lui servir de guide, avec ce qui est rapporté aux Chap. IX, 18 et suivants, ainsi qu'au Chap. X, où il est dit que Dieu lui-même , placé dans la Nuée qui couvrait le sanctuaire, marchait devant les Israélites pour les conduire sûrement aux lieux où ils devaient dresser leurs camps?

Suivant le Chap. XI , les Israélites ayant eu beaucoup à souffrir de la misère pendant la marche , ce qui prouve que leurs troupeaux, leur unique ressource, n'existaient plus , recommencèrent à reprocher amèrement k leur chef de les avoir fait sortir d'Egypte, où ils avaient vécu heureux , vu qu'il est dit au Verset l: ^ Et le commun peuple qui était parmi eux convoita avec beaucoup de passion de la chair; et même les enfants d'Israël se mirent à pleurer, disant : Qui nous fera manger de la chair? » Mais ce qu'il y a de plus remarquable, ce sont les reproches que Moïses adresse lui-même li l'Éternel, d'avoir conduit son peuple dans des lieux où il souffre de la misère.

10. c Moïses donc entendit le peuple qui pleurait dans leurs familles , chacun à Ventrée de sa tente ; et alors tÊter-^ nel entra en une fort grande colère^ et cela déplut aussi à Moïses. >

11. € Et Moïses dit à f Étemel : Pourquoi as-tu affligé ton serviteur ; et pourqturi n'ai je pas trouvé grâce devant <m\ que tu aies mis mr moi la charge de tout ce peuple? »

12. t Est ce moi qui ai conçu tout ce peuple; ou Vai-je engendré, pour me dire : Porte4e dans ton sein, comme un nourricier porte un enfant qui tette ^ et mène-le jusquau pays pour lequel tu as juré à ses Pères ? »

Mais rÉternel ayant entendu sa légitime plainte , lui

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ordonna de s'adjoindre les i»oixaiite et dix chefs dé la na*^ tîon, pour Taider dans Tadministration des affaires, et ajouta qu'il fera manger de la chair an peuple ; disant , Verset 19 : c Yotàs n'en tnàngétez pas un jour, ni deux joursj ni cinq jours, ni dix jourâ, ni vingt jours, »

20. < Maisjuequà un mois entier, jusqu'à ce qu'elle vous sorte par les narines, et que vous tn soye% dégoûtés, parce que vous avez mjeté V Éternel qui eH au milieu de vous , et que vous avez pleuré devant lui , disant : Pourquoi sommesnous sortis d'Egypte ? »

21 . « £/ Mdises avait dit : Uya siâo tent miUe hommes de pied dans ce peuple , au milieu duquel je suis , et tu as dit : Je leur donnerai de tu chair ^ afin qu'ils en mangent un mois entier, »

22. « Leur tuera-t-on des brebis ou des taureaux^ en sorte qu'il y en ait assez pour euxl ou leur assemblera-U-on tous les poissons de la mer, tant qu'il y en ait assez pour eux? »

23. « Et l'Éternel répondit à Moïses : La main de VÉternél est-^lle serrée ? Tu verras maimenant , si ce que fai dit , arrivera ou non. >

Or Dieu fit tomber une si grande quantité de cailles sur le lieu où se trouvait le camp , qu'il y en avait une masse de presque la hauteur de deux coudées , et cela jusqu'à une distance d'une journée de marche tout alentour.

33 . c Mais lorsque la chair était encore entte leurs dents , avant qu'elle fût mâchée, la colère de l'Éternel s'embrasa contre le peuple , et il frappa le peuple d'une très-grande plaie. »

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