‹ Théologie de la nature (volume 4)Chapitre 116 sur 136 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

9€ra $a veuve; et s'il refuse de $e marier* avec elle^ elle le fera venir devant les Anciens , lui ôtera le soulier et lui crachera au visage y en lui disant : C'est ain^ qu'on fera à l'homme qui

NE soutiendra pas LA FAMILLE DE SON FRÈRE. (XXY , 9). On

n'aura pas deux poids et deux mesures. Enfin Moïses recommande aux Israélites de se venger des Hamalékites, qui les battirent qnand il vinrent les attaquer.

Le Chap. XXYI prescrit de payer la dlme aux Lévites et d'offrir k l'Éternel , après avoir pris possession du pays de Chanaan , des sacrifices en actions de grâce de tout le bien qu'il a fait au peuple d'Israël.

Moïses ordonne, au Chap. XXYII, qu'aussitôt que le peuple aura passé le Jourdain , il devra dresser des pierres j scellées avec de la chaux , pour y graver les lois qu'il a prescrites, et dresser un autel à l'Éternel pour y sacrifier. Moïses et les Lévites engagèrent encore le peuple de rester fidèle aux ordonnances de l'Éternel , de garder ses statuts , et de recevoir, dans leur nouvelle patrie, la bénédiction qui sera prononcée sur la naonlagne de Garizim; tandis que la malédiction sera prononcée par les Lévites , sur le mont Hébal, contre ceux qui feront une image taillée ou de fonte, qui est en abomination à T Éternel , et T ouvrage de la main à'un ouvrier , et qui le mettra dans un lieu secret ; et en outre , contre celui qui aura méprisé son père ou sa mère ; celui qui transportera les bornes de son prochain; celui qui fera égarer l'aveugle dans son chemin ; celui qui pervertira le droit de r étranger y de TorphéKn et de la veuve ; celui qui couchera avec la femme de son père; car il découvre le bord de la robe de son père; celui qui couchera avec aucune bite; celui qui couchera avec sa saur ou sa beïte-mère ; celui qui frappera son prochain en cachette ; celui qui prend quelque présent , pmir mettre à mort V homme innocent; et celui qui ne persévère pas à faire les paroles de cette lot. . A toutes ces malédictions, le peuple qui les écoutera aura àr répondre: Amen.

M6 TfliOLO^HI DB LA NAIURB.

Au Chap. XXYIII, 8ont récapitolës, d'une part, tous tes avantages matèrielê dont Dieu gratifiera les Israélites , s'ils ebservent eiactement les ordonnances qui leur sont prescrites; où Moïses n'oublie surtout pas de parler, comme d'or* dinaire, des fruits abondants des champs, de la fécondité des vaches et des brebis , des pluies que Dieu fera tomber pour fertiliser la terre , ele* , etc. ; et d'autre part, les plus épouvantables malédictions contre ceux qui n'obéiraient pas k la voix de TÉternel , matédictions dont les effets sont exposés dans le tableau le plus horrible qu'on puisse imaginer, mais dont je m'abstiens de reproduire ici les hideux détails, quoiqu'ils méritent d'être lus , pour se faire une idée de la révoltante image sous laquelle Moïses présente la vengeance de rËtre Suprême ; frappant des nations entières des maux les plus affreux , pour punir les péchés de quelques*uns de leurs membres: indigne pensée que ce célèbre réformateur eut de la Justice divine ; pensée , du reste, si souvent exprimée dans ses Livres , et que nous retrouvons malbeureasement encore dans ceux de ses successeurs , qui passent, comme le Pentateuque, pour avoir été dictés par l'Esprit divin.

Dans rétrange peinture de ces afSictions humaines l'an* teur a soin, pour faire effet, de menacer le peuple des plus horribles calamités , telles que les dégoûtantes maladies , de la gravelle, de la gale , des hémorrhoïdes et de l'ulcération générale de tout le corps, sans oublier la mort, le fer des ennemis, la sécheresse et même la Nielle, la ruine dans les affaires, le viol et l'invasion du pays par uns natUm qui vole comme vole T^liffle (Fermée 49); malheurs qui devaient constituer encore les moindres plaies qui accableraient les Enfants d'Israël, obligés en outre de s'entre-dévorer dans les famines dont Dieu les affligerait; récit de calamités auquel l'auteur ajoute au Versei 63 : c £l il arrivera que comme T Étemel s'est r^oui sur vous , en vous faisant du Hen et en vous multipliant, aussi V Éternel prendra plaieir à vau$

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faire périr et à vous exterminer^ et voue serez arrachés de dessus la terre où ixmi allez pour la possé^r. > Et tout cela par le soi-disant ordre de ce même Dieu de bouté, de justice et de miséricorde, qui venait de renouveler avec le peuple d'Israël l'alliance qu'il avait jurée à ses ancêtre^.

Or dans toutes ces bénédictions et ces malédictions pas un mot a l'adresse de ceux qui» par leur intelligence, pouvaient étçe capables de concevoir une pensée de morale philosophique ou d'immortalité de l'Esprit , et en conséquence d'une certaine béatitude après la mort, pour l'homme vertueux. Ce chapitre est, au contraire, suivi immédiatement d'un autre , où l'auteur , après avoir rappelé tous les bienfaits dont les Israélites ont été l'objet de la part de la Divinité , depuis leur sortie d'Egypte jusqu'à leur arrivée au pays de Moab , il tâche de leur faire comprendre toute l'importance de l'alliance que l'Éternel vient de renouveler avec eux, avec serment etsous les imprécations qu'il venait de prononcer. Enfin Moïses revient encore sur les malheurs physiques sans fin qui accableraient le peuple, s'il rompait cet engagement; Biais il a toutefois soin aussi de dire au GnAP. XXX que, lors même que Dieu aurait fait venir tous ces maux sur Israël , il loi fera grâce ^zns sa miséricorde , aussitôt qu'il reviendra sincèrement à ses devoirs envers l'Éternel ; et il accompagna de nouveau cette assertion du récit de toutes les bénédictions dont Dieu comblerait son peuple revenu à l'observation de ses lois. G'est-â-dire , qu'ici comme ailleurs , TÉtre Suprême est représenté comme le jouet des caprices des hommes , qui n'ont qu'à se repentir momentanément des vices auxquels ils se sont abandonnés, pour que la Divinité s'en réjouisse et les bénisse de nouveau.

Moïses étant arrivé à l'âge de cent vingt ans (Chap. XXXI) annon^ sa fin prochaine au peuple et nomma Iéoschoa (Josué ) son successeur , comme chef suprême de tout Israël , ainsi que l'Éternel l'avait ordonné ; en ajoutant que ce nouveau chef aurait le bonheur de conduire le peuple au delà du

Jourdain , pour le mettre en possession du pays que Dieu lui a donné en héritage. Il recommande encore aux Hébreux de n'avoir aucune crainte de la résistance des Chananéeos , que rÉternel livrera au contraire entre leurs mains. Moïses ayant ensuite mis les lois qu'il avait prescrites entre les mains des Lévites qui portaient TÂrche d'alliance, il leur recommanda de les lire au peuple tous les sept ans au Jubilé, à la fête des Tabernacles au lieu que Dieu aura choisi pour y habiter.

Dieu ayant annoncé k Moïses sa prochaine fin, il lui ordonna de présenter léoschoa au Tabernacle d'assignation, aiin de l'instruire de ce qui est relatif h sa nouvelle charge. Ces deux chefs s' étant en conséquence présentés devant le sanctuaire, l'Étemel y descendit dans une nuée, et leur annonça que le peuple , k peine entré en Chanaan , romprait l'alliance qu'il venait de contracter et se livrerait au culte des faux Dieux ; mais qu'il les en punira en faisant venir divers maux sur lui, et Dieu dicta k Moïses le cantique suivant (Chàp. XXXII), pour servir de témoignage entre lui, t Éternel et le peuple^ lorsque celui-ci se détournera de ses devoirs. Passage qui prouve encore que Moïses admettait qu'il était convenable d'avoir un acte écrit, qui pût servir de témoignage entre Dieu et le peuple, absolument comme entre gens qui se méfient les uns des autres. Voici le cantique.

1. « deux y prêtez V oreille, et je parlerai; et que la terre écoute les paroles de ma bouche ; »

2. « Ma doctrine distillera comme la pluie; ma parole dégouttera comme la rosée , comme la pluie menue sur l'herbe , et comms la grosse pluie sur V herbe avancée;)»

3. « Car j'invoquerai le nom de V Éternel. Célébrez la grandeur de votre Dieu, >

4. « Lceuvre du Rocher est parfaite^ car toutes ses voies sont Injustice même. Le Dieu fort est vérité, et sans iniquité, il est juste et droit. »

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