‹ Théologie de la nature (volume 4)Chapitre 136 sur 136 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Moïses, exclusivement tout le culte qu'on rendait à FÉternel, et que, suivant ce soi-disant interprète de la Divinité, Dieu aurait lui-même réglée, jusque dans les plus minutieux détails des gestes et des moyens que les sacrificateurs devaient employer : ce qui prouve combien peu digne était l'idée que Moïses s'était faite de FËtre Suprême; erreur que le Prophète léschaîa relève avec rudesse au premier chapitre de son Livre, en prêtant toutefois aussi, à l'instar de tous les autres prophètes de sa nation, des paroles de la dernière trivialité k rÉternel.

J'ai fait remarquer enfin que la plupart des Livres de T Ancien Testament étaient rédigés de manière k prouver qu'ils n'ont pas même été écrits par ceux dont ils portent le nom , faisant mention de faits arrivés après la mort de leurs prétendus auteurs.

Or il est d'autant plus important de faire ressortir l'erreur que les Livres canoniques des anciens Hébreux ont été révélés à leurs auteurs par l'Intelligence divine , qu'ils ont également été adoptés comme tels par les Chrétiens qui admettent de même, comme articles de foi, tous les faits qui s'y trouvent consignés , croyance qui a conduit à une foule d'autres principes erronés, dont la fausseté reconnue par de nombreuses personnes les a portés k rejeter sans autre examen, le tout comme entaché du même défaut, et par suite , k nier jusqu'k l'existence de l'Être Suprême, base de toute religion et de toute morale, qui se trouve proclamée pour la première fois dans les Livres de Moïses.

Cette erreur que l'Ancien Testament a été inspiré par la Divinité est d'autant plus malheureuse, que ce Livre servant par Ik de base k l'enseignement, la plupart de ceux chargés d'instruire le peuple le prenant pour modèle se permettent de présenter de même l'Éternel, qui n'est que bonté et miséricorde, comme un Être redoutable par sa colère, plutôt que de le présenter comme résumant en lui toutes les perfections , et comme la source de tout bien , k qui rien ne peut

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être CAChé , et qui » liatnt dans le fond du coBur des hoomies les vérilables seittiiaentt dont ils sont animés , ne se Isdsse en conséquence pas tramper par de faux semblants de vaita et de repentir , simplement exprimés en paroles dans le» prières qu'on lui adressai sans que l'esprit y prenne aouveni la moindre part; prières Impies et sacrilèges qui n'étUDl qn*uo vain simulacre de piélé ne constituent qu'une profa* nattoA du «oos de VÎUtre Suprême qu'on implore ; prières qui, loin de pouvoir être aseoeîllîeB favorablement par le Très-Haut, ne sauraient au contraire que servir à la condamnation de ceux qui osent Ifd adrsssar ces seutimeats mensongers.

Combien de fois n'al*je pas été scandalisé en entmidani des hommes qui , avec de grandes prétentions & réloqueace sacrée, ont parlé dans leurs sermons de la colère, de la nmgeanee, et même de la fnrawr de l'Éiernel, lui qui n'est que bonté et mîsérieordil.

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