CHAPITRE lY
Nous retrouvons ensuite le même système d*organes respiratoires dans tous les Myriapodes et les Insectes, mais porté toutefois à sa complète perfection. C'est-k-dire qu'k l'instar des organes pulmonaires des Scorpions et des Araignées^ les trachées des Holètres et des Myriapodes chilo- GNATHEs (Iules) ue forment encore que des houppes isolées les unes des autres ; tandis que chez les Myriapodes chilo- PODES (Scolopendres) et les Insectes, ces houppes communiquent entre elles par des troncs trachéens plus ou moins forts , tant d'une paire k l'autre que transversalement ; de manière que l'air qui pénètre par un seul stigmate, dont chaque segment porte une paire, se répand dans toutes les parties du corps.
POUB ASSURER l'eFFET DE CE MODE DE RESPIRATION, LA
Sagesse divine a donné aux trachées une structure toute
SPÉCIALE , AU MOYEN DE LAQUELLE LA CIRCULATION DE l'aIR DANS LES VAISSEAUX SI DÉLIÉS SE FAIT SANS LE MOINDRE
OBSTACLE. Pour cela, ces canaux aérifères sont formés de trois tuniques : une propre extérieure en contact avec le sang contenu dans la cavité du corps ; une intérieure en contact avec l'air, et qui n'est en principe qu'un prolongement des téguments extérieurs analogue aux membranes muqueuses des Animaux vertébrés. Au fond , ces deux tuniques eussent pu suffire; mais réduites à ces deux membranes, d'une ténuité extrême, les trachées eussent été si compressibles que les moindres contractions du corps , et simplement la plus faible pression d'un organe, eussent fait effacer leur cavité , et la respiration aurait cessé d'y avoir
lieu, INCONVÉNIENT QUI n'a PU RESTER INCONNU À l'oMNI- SCIENCE DIVINE , QUI Y A REMÉDIÉ PAR UN MOYEN TRÈS-EFFI- CACE ET FORT SIMPLE , EN PLAÇANT ENTRE LES DEUX TUNIQUES UN FIL SPIRAL CORNÉ ET PAR LÀ ÉLASTIQUE, RESSEMBLANT i UN ÉLASTIQUE DE BRETELLE. Au mOyCU dc CC fil Spiral ,
le canal des trachées se trouve toujours distendu , ce fil remplissant les fonctions de la tunique fibreuse élastique
74 THEOLOGIE DK U NATURE.
tiqae de$ artères des vertébrés, dont il est une imitation sons une tout autre forme. Lorsque le corps se contracte pour cbas^er l'air contenu dans les trachées, ces vaisseaux se trouvant plus ou moins comprimés ^ poussent Tair au dehors ; et aussitôt que la contraction cesse , ces vaisseau^ élastiques se dilatent de nouveau, et aspirent l'air qui y pénètre par les stigmates.
Mais hk bonté qivinç n'a pas borné là sa sollicitude
POUR LE MAINTIBN BB L'bXISTENCE INDIVIPUELLB. PB CES
PETITS Êtres , qui soï^t » aussi bie» qpe les plus grands » l'objet de ses soins les plus minutieux.
Ces canaux aérifères si déliés , pouvant être facilement obstrués par des corps étrangers qui y pénétreraient , leurs orifices ont été garnis pour obvier k cet inconvénient, d*un petit appareil propre k prévepir ce fôcheux accident.
Autant que cela a été pos4il)le, les stigmates ont ét^ placés dans des lieux où \\^ |q trouvent abrités par les organes environnants « comn^e au fond du pli entre le corselet et le thorax , ou eutre les daux articles de ce dernier, qu bien sous le bord latéral des ailes repliées sur le dos^
Leur orifice est d'ordiuaire entouré d*un premier anneau corné faisant partie des téguments extérieurs, et formant le bord d'une petite caisse arrondie, dont le fond est percé au milieu d'une fente constituant la véritable entrée de la tira-
Çhée i FENTB OARNIB SUR SPS BQRDS DE PETITS CILS À TRAr VERS LBSQUSLS L'aIR PASSR FACII^EMENT SANS LAISSRR P£.Nt^ TRER LB$ PLUS MENUS QRAINS DE POUSSIERE.
Mais cela u'était point encore asses : les Insectes pouvaient, de même que les grande Animaux, se trouver momenta* nément exposés à des gaz délétères , ou du moins désagréables ; CIRCONSTANCES POUR LESQUELLES IL ÉTAIT NÉCESSAIRE PE LPUR DONNER LA FACULTÉ Dj^ §USPEliDRB INSTANT>^NÉ|fE^
LEUR RESPIRATION. Cc moyen a consisté à placer daps Tintérieurt près de l'orifice des stigmates , i)u orgape quelconque par lequel }e couraQt d'air p$it être iptercepté , de {(téipe que