‹ Théologie de la nature (volume 4)Chapitre 24 sur 136 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

lêwr partU infériewre (les pattes rayonnant alors an tour du ster-* nnm commun) ; et que^ d'autre part ^ Us segments de V abdomen sont imm^ybiles , qu'ils soient d'ailleurs confondus ou non , îl fC existe dans le trône qvC une seule masse nerveuse ^ comme chez les espèces qui se rapportent à la quatrième loi. Et pour T abdomen , on ne trouve igàlem^mt qu'une seule masse placée à sa partie antérieure , et d'où partent tous les nerfs qui se répondent dans Fabdomen, comme chez les espèces qui rentrent dans le cas de la sixième loi. On en a un exemple dans les AraigrUes.

9 Les deux renflements nerveux sous-œsophagiens de la tête suivent également des lois de relation , mais qui rentrent dans celles des ganglions du corps. Cette première paire, provenant des segments du tronc qui se sont réunis dans la tête , est toujours parfaitement distincte chez toutes les espèces qui ont une tête mobile ; tandis que chez celles dont la tête est confondue avec le tronc, sans qu'on puisse distinguer sa séparation dans la partie inférieure , ces ganglions se confondent avec la seconde paire , et rentrent ainsi dans le cas des ganglions du tronc des espèces qui se rapportent k la quatrième et b la septième loi. Cette première paire de renflements sous-œsophagiens étant elle-même formée, dans le principe , par la réunion de plusieurs paires de ganglions appartenant aux divers segments qui se sont confondus dans la tête , la réunion de ces ganglions en une seule masse est également due à la même cause.

HUITIÈME LOI. < Le cerveau, qui existe chez tous les Animaux articulés , se trouve constamment placé au-dessus du canal aiimentaire , et sa grandeur varie suivant le nombre et la nature des organes auxquels il fournit des nerfs.

» L*EncéphaIe se trouvant même chez les espèces dont la tête a entièrement disparu, indique par là qu*il n*est point soumis aux changements que cette dernière éprouve.

3 Les diverses lois que je viens d'indiquer ne sont que les conséquences de plusieurs autres plus générales aux-

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quelles le système nerveux est soumis, et que Tobservation fait également connaître; lois déjk indiquées plus haut au sujet du système nerveux des Animaux vertébrés. »

Je ferai seulement remarquer ici que le volume des ganglions de la moelle épinière des Animaux articulés est généralement proportionné au nombre et à la grosseur des nerfs qu'ils produisent ; d'où résulte que ceux qui fournissent les nerfs aux organes de la vie de relation les plus volumineux, les plus exercés, et surtout a ceux servant ^ quelque sens, sont plus considérables que les ganglions qui produisent les nerfs des organes moins volumineux et moins exercés , ou bien à ceux des appareils automatiques.

€ L'Encéphale n'est point renfermé, comme chez les Vertébrés, dans une cavité solide spéciale, mais simplement placé dans la partie supérieure de la tête, au milieu d'une foule d'autres organes ,et simplement recouvertde son névrilème ou tunique propre. »

Il a déjà été dit plus haut, en parlant du système nerveux en général , que les Animaux articulés étaient non-seulement pourvus des mêmes cinq sens connus chez les Vertébrés, mais qu'ils en possédaient bien évidemment encore d'autres dont nous ne pouvons pas nous faire une idée, n'en étant pas pourvus nous-mêmes, mais dont l'existence était prouvée par la composition de ces organes, et surtout par la grosseur considérable des nerfs qui s'y rendent. Nous avons aussi vu que certains vertébrés avaient la faculté de pouvoir reconnaître la qualité toxique des végétaux, ou bien la direction des lieux souvent fort éloignés où ils désirent se rendre, faculté dont on reconnaît l'existence par les effets , sans qu'on ait encore pu découvrir quels organes en étaient le siège chez les Animaux articulés , Êtres généralement fort petits et de là plus difficiles à observer dans leurs mœurs, pour reconnaître quelles sont toutes leurs facultés sensitives. C'est au contraire par la structure de certains organes que nous sommes portés à croire qu'ils sont pourvus

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de sens k nous inconnus, trouvant chez eux les mêmes appareils sensilifsque nons possédons, quoique souvent autrement composés ; et ils en ont en outre d'autres , qui servent bien évidemment k des sens en conséquence inconnus , quant/a leurs effets^

C'est ainsi que nous retrouvons chez tous le sens du Tact répandu sur tout le corps, et plus ou moins subtil, comme d'ailleurs aussi chez les vertébrés , suivant la mollesse du tégument; et, ce qui est remarquable, souvent très-fin, quoique les téguments soient cornés.

Ce même sens est ensuite également localisé dans certains organes, où il est surtout très exquis pour servir au Toucher ou tact actif, au moyen duquel ces animaux explorent les corps avec une justesse d'autant plus extraordinaire que ces organes sont très-souvent revêtus de téguments cornés.

On a généralement pensé que le Toucher résidait dans les Antennes^ prolongements plus ou moins filiformes multiarticulés, que la plupart de ces animaux portent sur leur tête; mais j'ai déjk fait voir, dans mes ouvrages précédents, que cette opinion était nécessairement fausse, les Insectes ne se servant jamais de leurs antennes pour palper les corps, ce qui serait même impossible k plusieurs d'entre eux ; chez qui ces organes sont beaucoup trop courts pour servir à cette fin ; et d'ailleurs , non-seulement la forme des Pattes est beaucoup plus propre k cet usage , comme le sont les membres des Animaux vertébrés ; mais ce qui prouve qu'elles sont les véritables organes du toucher, c'est l'usage que les Articulés en font, s'en servant même avec une grande adresse à manier les objets : ce qui montre qu'ils ont par ces organes nn sentiment très-précis de ce qu'ils font, et beaucoup plus subtils que nous avec des mains gantées. Enfin ce qui prouve encore jusqu'à la dernière évidence que les Pattes sont les organes du Toucher, c'est la grosseur prodigieuse des nerfs qui s'y rendent, et la manière dont leurs dernières

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ramifications s'y distribuent. Dans les Âraignéesy par exemple, animaux qui ont en effet un toucher si exquis dans leurs tarses qu'ils manient avec la plus parfaite dextérité nonseulement les proies qu'elles viennent de capturer, mais surtout le fil dont elles tissent leurs toiles avec une étonnante précision. Aussi les troncs nerveux qui se rendent dans leurs pattes sont - ils d*une grosseur telle qu'ils égalent en diamètre le cinquième du membre entier; nerfs en conséquence bien plus gros que la branchial de Y Homme ; et ces nerfs conservent encore une grosseur considérable jusque dans les dernières phalanges des tarses , où ils se distribuent principalement aux téguments de la face inférieure de ces phalanges, en y produisant un nombre infini de petites branches, qu'on ne peut mieux comparer qu'aux filaments d'une brosse, quoique ces phalanges ne renferment, du reste, aucun organe de vie de relation , tels que des muscles.

On a pensé aussi que le sens du Goût résidait dans les Palpes. Cette opinion était également une erreur, ainsi que je Tai déjà fait voir dans mon premier ouvrage sur l'anatomie des Insectes. En effet, pour que la perception du goût puisse avoir lieu dans un organe , il est évident que les aliments doivent être en contact avec lui pendant que l'animal les mange ; or cela n'a pas toujours lieu pour les Palpes , et surtout chez les Papillons , où ces organes sont placés en dehors, à la base de la trompe, sur un point fort éloigné de l'orifice de cette dernière, où ils ne se trouvent, en conséquence, jamais en contact avec le miel dont ces animaux se nourrissent ; et il en est k peu près de même de tous les Insectes suceurs. Il est, au contraire, bien plus rationnel de croire qu'à l'instar des Animaux vertébrés le sens du goût réside dans les téguments des organes de l'intérieur de la bouche , et c'est en effet ce que les faits anatomiques prouvent de la manière la plus certaine; les nerfs qui se distribuent aux téguments de la face interne des Mandibules, des Mâchoires et de la langue étant, ainsi que je l'ai fait con-

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