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extérieure visible preod dans l'ensemble une forme rétieulée, dont chaque petite partie, répondant k Tun des yeux, est marquée au de))ors par une facette convexe, ordinairenftent bei^agonale oi) carrée , toutes disposées sur une éminence en saillie convexe, dont Tensemble a reçu le nom d'Qffil cornppst , ou o(iéme de Cornie , comme formé de Vassemblage d'un nombre considérable d'yeux simples. Ces organes si nombrei^x « et disposés sur une éminence convexe de toute pait^ ofireitt par jà l'avantage d*étre dirigés dans tous les §ens ; de manière que , biep que ces yeux soient fixe« , l'animal peut voir distinctement tout ce qui se trouve autour de lui ; se trouvant par là dans une condition même plus fa- Tor?ble que les Vertébrés qui n'ont jam^s que deux yeux«
Perrière chaque cristallin ^ trouve » dans Tintérieur du crâne , un petit globe propre à ch^ique œil , apalogue à ceux des Arachnides, et recevant de même un nerf optique spécial .
Telle est au fond toute la différence qui existe entre les y^ux simples, plus ou moins écartés des Arachnides, et cens; très-rapprocfiés de^ Ii^sectes ; encore beaucoup de ces derniers animam^^ , et entre autres les AMUes et les Guipa , ont-ils, outre lep deux yeux coinposés latéraux ordinaires, trois yeux simples sensiblement plus grands et plus ou moins écartés placés sur le sommet de la tête , et connus sous le nom dT#ua? lw€^ , comme n'étant point réticulés k Tinstar des composés.
Le^ yeu^ simples, réunie en si gr^d nombre, et pressés les uns contre les autres pour occuper le moins de place posjûble dï^ns ceux qui sont composés, pFennent de la, ainsi que je X2fi déjà 4iti nop-seulement une forme polygonale dans leurs cristallins, faisant partie des téguments extérieurs, mais ces mêmes cristallins prennent encore par là, la forme de petits prismes réunis par leurs faces latérales , et dont l'axe a d'ordinaire plus du double de la longueur du diamètre transvasai. Cette forme, qui parait très-extraordinaire au premier abord , vu que la lumière qui traverse un prisme dans sa
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toogaeor, doit perdre bien plus de son iateasité que si elle Be traversait qu'une simple lentille; mais cb fait s'expliqua
FÀRFA1TEMB71T PAR LA BiUTB SAaBSSE 9U CftltATEUR , ET SOV ABORABLB SOLUOlTDDB » QUI SE MANIFESTE PAWS LE BOINUiiB
OBJBT Qu*iL A FOBMÉ. En effet, la différence absolue de di* mensions entre Tai^e du prisme et celui qu'aurait une simple lentille est ici trop faible pour pouvoir causer une diminution sensible dans l'intensité de )a lumière, ces prismes n'ayant d'ordinaire pas un quinzième de millimètre de long ; et si les cristallins ayaieqt la forme aplatie dei; lentilles , la calotte eornée qu'ils formeraient par leur réunion serait tellement qiince , ne pouvant avoir tout ^u plus qa'un centième de millimètre d'épaisseur; que cette saillie ne pourrait opposer aucune résistance ii la moindre action des corps étrangers; biais l'Étrb supr^be, pk^voyant ce qrayb;
DiCOMTÉNIB»7, T A PARt PAR UBB SIMPLE AUGM£BTAT|ÛB B'É^ÂlflSEUR OB CBS MÉXES CRISTALLINS.
Les yeux des Insectes étant infiniment petits , il est évident que la lumière qui leur arrive très-obliquement de toute part doit traverser facilement plusieurs des cristallins juxtaposés, et troubler, comme lumière diffuse, la netteté de l'image formée sur chaque rétine particulière; mais cb
GRAMO IMGONVÉNIEIIT A ÉGALEMENT ÉTÉ AUMIRABLEMEKT PRÉ- TEND PAR l'OMNISGIBHCE DIVUiB , AU MOYEN d'uI» ÉPAIS ANNEAU BS PI6MEMTIJM NOIR ROUGEATRB OUI ENTOURE LA BASE INTÉ- RIEURE DE CHAQUE CRISTALLIN. Cet anucau formant la partie avetrinante du petit globe spécial placé derrière, ne ménage an centre qu'une très<petîte ouverture émulant une Pupille, dont cet anneau représente l'/ris, pour ne laisser arriver dans la cavité oculaire que le seai faisceau lumineux convergent qui traverse le cristallin dans le sens de son axe ; et absorbe du reste toute lumière oblique de quelque côté qu'elle vienne. Cet anneau de pigmentum est ainsi déjà un premier objet de perfectionnement apporté k ces yeux composés, vs Tettréme petitesse de ces organes.
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Mais cela ne suffit pas encore pour assarer la parfaite exécntion de la fonction de la vne. Cette même petitesse de ces organes, permettant à la lumière de traverser le fond de chaque globe oculaire , et d'arriver, un peu plus loin , jasq[u'au ganglion optique du cerveau qui donne naissance à tous les nerfs optiques spéciaux des yeux simples, et d'y causer, par une irritation analogue à celle que nous éprouvons dans réblouissement , un effet nuisible k la parfaite perception de l'image par l'animal, il était convenable que même cette dernière portion de lumière fût absorbée par une autre couche de pigmentum foncé , interposé ; et c'est en effet ce que l'admirable composition des yeux des Insectes m'a fait également connaître. Voici comment les parties sont disposées : le Cerveau des Insectes, toujours placé transversalement dans la région supérieure du crâne , au-dessus de l'origine de l'oesophage , produit de chaque côté un Nerf optique commun ou primitifs dirigé de côté vers la cavité de l'œil composé auquel il répond. Ce nerf, souvent à lui seul aussi volumineux que tous les autres troncs ner* veux primitifs du corps pris ensemble, se renfle dans la cavité de l'Orbite, en un gros Ganglion optique y quelquefois presque aussi grand que la moitié du cerveau qui lui donne naissance. A son extrémité, ce nerf se divise (chez le Hanneton) en vingt-cinq 2i trente colonnes nerveuses fort courtes oa nerfs secondaires, qui bientôt se réunissent de nouveau par une expansion nerveuse terminale en forme de calotte sphérique placée dans l'orbite, et concentrique à la calotte formée par les cristallins/ C'est de la surface de cette lame nerveuse que partent ensuite les nombreux petits Nerfs optiques «pédaux propres à chaque œil simple. Immédiatement sur cette calotte nerveuse générale se trouve placée une très* forte couche de Pigmentum noir rougeàtre , semblable k celui qui entoure la base de chaque cristallin , mais beaucoup plus épais , et que traversent tous les nerfs optiques spéciaux pour se rendre k leurs yeux respectifs. C'est
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par ce nouveau perfectioDoement de Tappareil de la vision que le ganglion optiqae enveloppé par cette forte couche de pigmentum , est parfaitement k Tabri de toute lumière qui pourrait lui arriver k travers les fonds des petits globes oculaires ; tandis que rien de semblable n'existe k Tëgard des jeux simples écartés les uns des autres, tant chez les Insectes que chez les antres Animaux articulés.
Les Insectes ayant des yeux en nombre immense dirigés graduellement dans tous les sens , doivent en conséquence voir à la fois tout ce qui les entoure; mais la question est de savoir s'ils voient en même temps chaque objet éga* lement bien. Ce n'est pas probable, par cela que tous les objets ne se trouvent pas k la même distance, d'où l'animal est obligé de ramener chaque œil au foyer voulu suivant Téloignement de ces derniers , d*où il résulte que les objets placés Tis-à-vis des autres yeux doivent lui paraître moins nets ; e'est-k-dire qu'en somme les Insectes doivent avoir le même résultat que nous avec nos deux yeux, qui apercevons, sans changer la direction de nos yeux, tout ce qui se trouve dans l'espace placé au devant de nous , mais ne voyons bien distinctement qu'un seul objet, même fort petit, celui répondant exactement k Taxe visuel.
Ces mêmes yeux composés se retrouvent ensuite chez un grand nombre d'autres Animaux articulés, tels que les lules^ de la classe des Myriapodes , les Limvlus , de la classe des Arachkiues , les Isopodbs , les Amphtrooes parmi les Crustacés, etc. On les retrouve également chez les Stom apodes et les Décapodes, mais avec cette difiérence que l'amas des petits yeux est porté sur l'extrémité d'un pédicule articulé à sa base , et mobile au gré de l'animal , ce qui constitue le premier degré de la transition des yeux des Vertébrés en ceux des Insectes, où la mobilité est encore conservée. Une autre disposition fort remarquable , indiquant un degré plus rapproché encore des yeux des Vertébrés, est celle que présentent les Daffma, petits Crustacés de l'Ordre des Branghiopodes ,
IIS TH^OtOOR M lA HATURI.
dont les jeux sotit également eneore mobiles, quoique composés , mais entièrement renfermés dans la cavité de la tête comme chez les Vertébrés. Chez ces petits animaux, les d^x yeux composés réunis présentent la forme d'une masst spbéroidale roulant sur elle-même au moyen de quatre muscles droits , disposés absolument comme chez les Mammifères. Pour cela, la masse globuleuse est circonscrite par une enveloppe membraneuse qu*on pourrait appeler une sclérotique ou une cornée commune, offrant postérieurement une grande ouverture par où entre le ftiisceau des nerfs op* tiques simples , et du bord de cette ouverture partent les quatre muscles qui se dirigent en arrière en convergeant vers un même point où ils se fixent ; muscles au moyen des^ quels le petit animal fait tourner en tous sens son œil com-^ posé.
Quoique cet œil soit composé, la mobilité dont il jouit était nécessaire à ces petits Êtres, afin de pouvoir explorer tout ce qui se trouve autour d'eux, n'ayant reçu en tout que vingt-sept yeux simples proportionnellement fort gros chacun, garnissant toute la périphérie de la sclérotique commime -, chacun ne pouvant en conséquence embrasser à la fois qu'une petite partie de l'espace.
Le centre de ce globe oculaire est formé, autant qu'il m'a été possible de le reconnaître chez des animaux dont tout le corps n'a pas plus de quatre millimètres de long, d'une masse de Pigmentum noir, dans laquelle sont enchâssés à la périphérie, sous la sclérotique commune, les vingt-sept cristallins des yeux simples, dont chacun a la forme d'un œuf enfoncé h moitié par le petit bout dans la matière noire dont je viens de parler, tandis que l'autre moitié, répondant au gros bout de l'ovoïde, fait saillie sur la surface de ce pigmentum, en formant autant de perles arrondies d'une admi*> rable limpidité; et il est très-probable que derrière chacun de ces cristallins se trouve , comme chez les Insectes, un globe d'œil simple , dont l'existence est Indiquée d'ailleurs
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par le nombre des nerfs optiques qui s*y rendent efi.partant, Gomme chez les Insectes, d'un gros ganglion optique plae<^ a eôté du cerveau.
La forme ovoïde des cristallins est une conséquence naturelle du milieu dans lequel vivent les Daphniaj c*ést*Mifâ que c*est encore une de ces nombreuses preuves du soin
MINUTIEUX ET SI PROFONDÉMENT SAVANT AVEC LEQUEL LE MOmnEE OEIBT A ÉTÉ CALCULÉ DAlfS SES EFFETS PAR LE
TouT-PuissANT. La réfraction de la lumière passant d'un milieu dans un autre étant en raison de la différence dé densité de ces milieux , il en résulte que , ches les animaux aquatiques, il n'y en a presque pas au passage de Teau dans rhumeur aqueuse des yeux , d'où il était inutile , ainsi qtté je Tai déjk fait remarquer en parlant des yeux des Poissons, que la cornée fût plus ou moins convexe, cette forme n'ayant plus aucune influence sur la direction des rayons lumineux ; aussi cette partie de l'œil est-elle entièrement plane chei les Poissons. Mais il n'en est pas de même du cristallin , qui, formé d'une matière plus dense que l'eau, doit seul produire toute la réfraction nécessaire pour amener le foyer de cette lentille sur la rétine ; aussi ce corps estril toujours trèsconvexe cbes tous les Animaux aquatiques , sphérique cbet les Poissons , et d'ordinaire même ovoïde chez tous les Ani*« maux articulés qui vivent habituellement dans l'eau, tels que les Limuluêy de la classe des Arachnides, les Dâph*nia^ dont je viens de parler, et les autres Crustacés.
Les yeux des Mollusques et des Zoopettes étant gén4* ralement fort petits, on a jusqu'à présent négligé d'en étudier la composition : je vais toutefois indiquer ici par antici-^ pation celle que présentent ces organes ches les CépbalopoDEs , les seuls animaux de Tembranchement des Mollus* .ques oà ils sont, au contraire, fort grands et même énormes, occupant toute la face latérale de la tête, de Ik faciles k disséquer, et en conséquence aussi fort bien connus dans leur or* ganisalÎM.
lâO THB0L061B M L4 RATUliS.
Quoique les Céphalopodes soient fort éloignés des Ani* maux vertébrés dans Téchelle de classification , leurs yeux et surtout ceux des Poulpes ont toutefois la plus grande analogie de composition avec les leurs, en formant même ie premier degré fort remarquable de la tranformation que sabissent ces organes, poar prendre la forme qu'ils affectent chez les Insectes. On y retrouve ainsi, comme chez les Vertébrés, un Iris^ une Pupille^ une Conjonctive membraneuse des Paupières et jusqu'à une Orbite spéciale creusée dans le cartilage crânien pour recevoir le fond du globe, et percée au centre d'une ouverture par où arrive le nerf optique. La seule différence essentielle que ces yeux offrent avec ceux des animaux supérieurs consiste dans l'état membraneux de la Sclérotique et surtout dans Tabsence de la Cornée; ce dernier fait constituant le commencement de la disparition des chambres de l'œil , devenue complète chez les Animaux articulés.
Chez les Poulpes les téguments de la tète forment, en arrivant vers le milieu de l'œil, une Paupière circulaire en se repliant sur eux-mêmes versTintérieur, pour doubler leur lame extérieure. Ce repli qui constitue ainsi la Conjonctive pàlpébrale s'étend tout autour en enveloppant le globe jusqu'auprès du bord de l'orbite. l cette membrane se réfléchit sur le devant du globe en formant la Conjonctive ocur latf e, qui, vu l'absence de la cornée, plonge dans l'ouverture antérieure de la Sclérotique et double celle-ci jusqu'à une certaine distance, en prenant une teinte noire qui donne à cette jame quelque ressemblance avec VUvée des animaux supé* rieurs. Arrivée au grand cercle de l'iris, la conjonctive passe sur ce dernier et pénètre dans la pupille pour revêtir la face intérieure de l'iris , comme le fait l' Uvée des animaux supérieurs; et revenant une dernière fois sur elle-même, la. conjonctive recouvre la face antérieure du cristallin , auquel elle adhère vers sa circonférence.
On voit que, par l'absence de la cornée , la chambre an-
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térieare de Tceil étant ouverte, le cristallin se trouve déjà k no ao milieu, librement recouvert seulement dans son pourtour par Tiris, et plus extérieurement par la paupière.
Chez les Seiches^ autre genre de Céphalopodes, voisin des PùuJpes^ la paupière disparaît à son tour presque en entier , ne formant qu'un simple petit repli au bord inférieur de Tœil , de manière que les téguments antérieurs, en arrivant an globe, le revêtent en devenant simplement très-minces et transparents , et plongent dans la pupille pour se comporter du reste à peu près comme chez les Poulpes ; et cette disparition des paupières constitue ainsi un second degré de dégradation des yeux pour arriver k la condition qu'ils offrent dans les animaux articulés.
Chez les Gastéropodss les yeux disparaissent complètement dans un grand nombre de genres, et là où ils existent, ils sont tellemeni petits qu'il serait difficile d'étudier leur structure. Ils sont d'ordinaire placés soit k Textrémité, soit k la base des grandes tentacules , mais reçoivent toutefois des nerfs très-gros; ce qui prouve que la fonction de la vision y est fort parfaite.
Les Acéphales et la plupart desZooPHTTBs sont aveugles.
lii THÉOLOGII B« L4 NATURE.
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