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194 TBBOLO«n m la hatuiii.
nant dessus ; à'ot Ton a donné k ces tubes le Bom de Piêdi, quoiqu'ils dîffèreiil en tout des organes qu*on désigne sous cette dénomination ehez les animaux supérieurs , ayant toutefois de l'analogie, d'une part avec les ventouses des Céphalopodes, et de l'autre avec celle de l'eitréaiilé postérieure du corps des Sangmes^ servant également à la locomotion.
Malgré celte analogie , les petits tubes locomoteurs des Échinodermes diffèrent essentiellement des ventouses des autres animaux par le moyen singulier employé pour les mettre en action, et qui n'existe nulle part ailleurs.
Ces petits tubes communiquent intérieurement avee un système vasculaire sanguin , au moyen duqpel Tanipial peut à voloqté les injecter de sang et les mettre ainsi en érection ; disposition dans laquelle les muscles formant leurs parois peuvent agir plus efficacement sur ces organes, soit pour les allonger ou les raccourcir, soit pour les faire fléchir dans tel ou tel sens , et fixer ou relâcher leurs vaitouses.
Par cette disposition si remarquable de ces organes , le Créateur, qui avait précédemment employé comme membres locomoteurs, d'abord chea les Veutébrés, des appendioes articulés du corps formés de muscles et d'os, qu'il varia diversement selon l'usage spécial auquel il les a destinés , tels que la marche , la course , le saut , le vol ou la nage , les remplaça à la (in par up nouvel agent formé par l'extrémilé même du corps , ou bien » cbe^ les Serpents , par le corps tout entier.
Tous ces appareils ayant dû disparaître gradueUenent par la dégradation générale de toutes les parties du oarps, il rétablit leur fonction , j|vec non moins de p^feetion , chez les Animaux articulés , par des appareils tout à fait nouveaux au moyen de divers prolongements des téguments mis en mouvement par des muscles également nouveaux; appareils ici complètement différents dans leurs séries , selon qu'ils servent au vol , ou bien à la marche ou ï la nage. Ces nouveaux organes ayant également disparu k leur tour, furent
CHAtlTât Vi. 195
reaiplaoés, ches les Samg$m$ et les MoLtusQuis Cépqilo- PODKg , par d'autres membres encore oomplétemeat différeots de ceax*lk ; et ceux*ci sont remplacés encore, ehei les Gastéropoabs, comme dans les Serpents, par la face ventrale de tout le corps, qui, par une disposition particulière que rintelligence suprême lui a dopnée , en remplit , jusqu'à uu certain point, également bien la fonction. Chea les Ptéro- P0DB8 , les membres sont remplacés par des espèces d'ailes membranenses ayant, par leur disposition et leur action , quelque analogie avee les ailes des Imsbgtbs. Enfin tout ceci disparaissant aussi , est epcore une fois remplacé , ohei les tcniKoaniiss, par le système des petits pieds tnbuleux dont je Tiens de parler. Quelle profusion de moyens pour subvenir k nae seule fonction, et en tontes choses quelles savantes dispositions dans ebaque mode en particulier, sans qu'aucun offre pour ainsi dire rien qid resienble li qn antre ; et encore en trouverons-nous de nouveaux dans les classes les plus inférieures du Règne animal dent il me reste à parler un peii plus tard.
J'ai dit que dans certaines espèoes de Fistulides les petits pieds tnbuleui n'oceupaieot que la partie moyenne du dessous du corps Sous ce rapport, cette région ne participe pas encore k la symétrie du rayonnement des organes , qui constitue le principal earaetàre de la classe entière; aussi n'est-ce que dans le premier genre que cette exc^ptien a lieu ; tandis que progressant vers leur point oulminant de perfection qu'ils atteignent chea les É^hinides et les Stellérides, ces organes finissent par offrir également le caractère du rayon*nement en envahissant tout le corps; ou du moins sa face inférieure. En effet, dans la Holothuria sqinimala, le corps, encore allongé, offre de ces petits pieds sur toute sa faoe ventrale , et enfin il existe , dans la mémo famille, les Ao» lothuria frandoM^ où ces appendices tubuleux couvrent d^k le corps de toutes parts, en se distribuant en cinq tiandes rayonnant autour de la bouehe et de l'anus, placés
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en opposition l'un avec l'autre aux deux extrémités du corps.
Le Système eireulaloire du sang et Y Appareil respiratùire , également rétablis chez les Écbinodermes , y offrent même des types tout nouveaux, tant sous le rapport du mode suivant lequel ces deux fonctions sont exécutées, que par la forme et la disposition des organes qui les remplissent; ces types ne ressemblant pour ainsi dire en rien k aucun de ceux déjh connus.
Quoique fondés sur le même principe dans toute la classe, ces deux appareils offrent toutefois encore de très-grandes différences dans les trois ordres qui la constituent.
Les organes de ces deux fonctions sont encore peu ou pas connus dans Tordre des Fistolides, si ce n'est dans les Holothurief. Nous avons vu que dans les Embranchements précédents du Règne animal , la fonction de la respiration s'exerçait d*abord par le moyen de Tair dans des cavités pulmonaires plus ou moins celluleuses , ou ne formant même qu'une poche simple, dans les parois de laquelle viennent se subdiviser k Tinfini les vaisseaux renfermant le sang épuisé de particules assimilables, pour y redevenir nutritif par son contact avec l'oxygène que contient Tair. Nous avons vu aussi que cet appareil , après avoir été très-celluleux chez les Màmiiifères et les Oiseaux , et de manières bien différentes dans les deux Classes, a éprouvé ensuite de grandes simpliBcalions dans les Classes des Reptiles et des Chélomens, tant pour les agents mécaniques de la respiration que pour la composition du poumon lui-même, qui, devenant de moins en moins compliqué, finit par ne plus former, dans les Batraciens, qu'une seule vessie a parois simples.
Ce premier appareil , nous Tavons vu remplacé par des Branchies ou organes destinés à la respiration de Teau , et placés en arrière de la tête chez les Batraciens et les Poissons , organes qui disparurent k leur tour dans les premiers Animaux articulés faisant suite aux Poissons les plus inférieurs, sans être remplacé de suite par quelque autre appareil
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spécial ; la fonction de la respiration ayant été confiée k tonte la surface du corps chez tous les Annélides Abranches et les SiGYAPODEs ; mais rétablis bientôt après de nouveau dans les autres Annélides , par des séries d*organes spéciaux de la respiration placés sur le dos ; organes complètement différents de ceux existant chez les Poissons.
Ces mêmes branchies , propres aux Annéltdes , nous les avons ensuite vues tellement varierchez les Mollusques, sous le rapport de leur forme et de leur disposition , qu*il serait fort diflScile de déterminer si celles que les Céphalopodes portent dans leur sac sont anatomiquement les analogues de celles des Annéljdes, des Ptéropooes et des Gastéropodes; et dans cette dernière classe, nous les avons même vues subitement remplacées par une véritable cavité pulmonaire ne servant qu*k la respiration de Tair.
Dans une autre branche partant de la classe des Anne- LiDEs, et comprenant les Animaux articulés à téguments solides , ce même a])pareil branchial a été subitement remplacé, chez les Myriapodes, par le système trachéen ; type tout k fait nouveau, comme organes servante la respiration de Tair; et celui-ci se transforme, dans les Arachnides, en un nouvel appareil pulmonaire localisé, formé d*une série de poches en forme de feuillets superposés, qui devient, en conservant à peu près la même forme, un nouvel appareil branchial chez les Arachnides Gnathopodes, en formant d'abord un simple appendice des membres postérieurs, puis gagnant, chez les Crustacés, toutes les paires de pattes, et même les organes masticateurs, qui ne sont que des pattes transformées, en envahissant enfin tous les membres, qui finissent par ne plus être que des branchies chez les Bran- GHioPODEs et les Cirrhopodes Enfin toutes ces branchies et tous ces poumons, à quelque série qu'ils appartiennent, disparaissent entièrement à leur tour, pour faire place, chez les Eolothuries , dont nous nous occupons ici , k un appareil d'un tout nouveau type, qui participe k la fois du poumon ,
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des trachée» et des |u*$pehieet mus leur ressetibler pour ainsi dire en rien i mais l'effet iinal, celui de mettre le sang en contact avec loiygènet y est, comme partout, par-* faitement atteint , le moyen seul ayant été changé par de nouvelles dispositions les plMs remarquables.
Ce nouveau mode de respiration a consisté k former un appareil qui a cette s^nalogie avec les poumons et les trachées , qu*il est creux el ran^ifié, tandis qu'il en diffère essentiellement pour offrir le caractère de branchies » en ce qu'il sert h la respiration de l'eau.
Cet appareil consiste« dans les ffolaOmrie$, en deux grands vaisseaux surcomposés coma|<) les rameaux d'un arbre , et flottant dans la cavité viscérale. Ces vaisseaux s'ouvrent par un tronc commun dans la partie droite du Cloaque , poche oi aboutit également le rectum. La branche droite est liée aux replis du canal intestinal, d'où il lui arrive exclusivement de nombreux vaisseaif x sanguins amenant W aang ; tandis que la seconde branche adhère aux parois du corps , d'où elle reçoit au contraire le «ang. Quant k l'eau servant ii la respi* ration, elle entre et sort par l'orifice du cloaque, comme l'air des poumons entre et sort par la bouche chez les Yei^ tébrés ; disposition ain^i semblable à fe|lç - ci , otais l'inverse dans chacune de ses deqx principales conditions, celle de la situation et des r^pporU t et celle dm miliw servant à la respiration.
Le Syitème circulatoire du sapg , quoique^ dç nouveau fort compliqué , ne resseqibl^ également presque w rien k celui des animaux des autres Embranchepients.
Ce système d'organes se distingue, dans les ffolodbumi, en deux parties fort différentes par la distribution de ses vaisseaux, et ne présente pas de véritable CQ^ur, qui n'est encore ici qu'k l'état de rudiment; c'est- k- dire une simple grosse Artère semblable aux autres , dont elle ne se distingue que parce que seul^ elle puise ponr me^ro \» a^Qf M npiouven^ept.
CHAPITAB Yl. 199
Le premier de ce« Systèmeê vcuculaires est spédalemeiit propre à Tappareil digestif qq il suii. Or ce dernier forme trois grands replis , se portant d'abord de la bouche directemeat en arrière jusqu'au cloaque, revient ensuite en avant jusque vers l'extréinité antérieure du corps, et se réfléchit une aeconde fois en arrière pour aller se terminer à Tanus.
Le principal tronc artériel suit le canal intestinal dans toute sa longueur an lui envoyant de nombreuses branches qui s*y distribuent* Cfi vais^au coiQD^enoe en avant, en formant un cerd^ entourwt la partie postérieure de Testamac, anneau d'où partent déijk plusieurs braBcbea dirigées en avant, pour se distribuer ^ ce renfle^^ent du tube digestif, sur les ovaires et les yésîcnl^s jaunes dépendantes du second système yasculaire.
À partir de ce vaisseau circulaire jusqu'au milieu de la longueur du çQrps ^ peu près, le tronc artériel augmente progressixement de grosseur. Lk il forme un gros tronc anastomotique fort court i qui se rend vis-^-vis sur le second repli du canal intestinal pour s'ouvrir de nouveau dans le même vais^au longeaut c^ dernier; etdiansla partie limitée par cette anastomose, la grande artère inte^sl^nale ne tarie pas sensiblement de calil^rtî , mais dimiuJGhe progressivement à partir de là j^uf^u'à l'^^nus^ C'est daas cette partie moyenne où il est le plu3 gro^ que le principal tronc artériel puise en faisant les fonct^o^r^ du cœur, pour mettre le sang eu mouvement.
Dans la première moitié de Is^ longueur du canal intesttinal , les rameaux artériels qui s»' j distribuent se réunissent de nouveau en formant^ 1^ rameaux de la veine intestinale, qui $*oHvrent tou^ dans un tronc o^mmun ou Veim cave^ longeant également le tube digestif. Ce vaisseau , également plus gros dans sa partie mojeone , y forme deux grosses branches qui se portent en avant, en suivant la branche ioteslinale de l'appareil respiratoire, aux rameaux de la^lle
ie8 deux veines , devenues des Artères branchiales , se distribuent Après s'y être subdivisées , leurs derniers ramuscules se réunissent de nouveau pour former de petites branches ou Veines branchiales, qui s'ouvrent dans un tronc commun longeant la seconde partie du tube intestinal. Par son extrémité antérieure, ce même tronc reçoit le sang veineux venant de la troisième partie du canal digestif.
Le tronc commun de la veine branchiale produit en outre, dans toute sa longueur, un grand nombre de petites branches se rendant sur la seconde partie du canal intestinal où elles se continuent avec les subdivisions de la grande artère.
Le second Système sanguin diffère entièrement du premier, avec lequel il n'a que fort peu de communications. Selon M. TiEDEMANif, qui 1 a découvert, il aurait pour agent propulseur, une grosse vésicule ovale placée au c6té droit de l'estomac , et sur laquelle on remarque de fort faisceaux mnsculeux, longitudinaux et transversaux, qui permettent d'admettre qu'elle remplit les fonctions de cœur, quoiqu'elle n'en ait aucunement la forme ordinaire.
Cette vésicule se prolonge en avant en un canal étroit qui s'ouvre dans un canal circulaire entourant la partie postérieure de Testomac.
Ce canal produit cinq vaisseaux dirigés en avant , en Ion* géant les côtés de l'estomac, pour aller s'ouvrir dans un autre canal entourant l'œsophage dans le cercle des pièces calcaires contenues dans la tète. Ce canal circulaire communique directement avec la cavité de vingt tentacules entourant la bouche; et produit, en outre , cinq vaisseaux récurrents longeant le milieu des cinq bandes de muscles longitudinaux revêtant les téguments , en produisant une foule de petites branches latérales, dont les unes se répandent dans les muscles environnants , et les autres sur les nombreux petits pieds tubuleux de ces animaux, en s'ouvrant dans leur cavité.
Sur le canal circulaire antérieur sont placés, tout autour,
CBAPITlUt n.
iOl
QD certain nombre de petits corps janne brun&tre creux , paraissant être de nature glanduleuse, et dont la cavité communique avec celle du vaisseau dont il vient d'être parlé. Corpuscules qui , joints h la grande vésicule latérale de l'estomac, sont les seules parties qui reçoivent des vaisseaux de ce système vasculaire sanguin.
Enfin ce second Système de vaisseaux est en communication avec le second arbre branchial, dont les ramuscules adhèrent aux parois de la cavité viscérale.
Le Système nerveux des Échimodghmes se présente également sons une forme nouvelle, en harmonie avec la disposition rayonnée des parties du corps , et de Ik complètement différente de celle qu'il prend , par la raison contraire, chez les animaux supérieurs k corps en parties paires; c*estk-dire que chez tous les Échinodermes sa partie centrale forme un cercle entourant Taxe du corps; mais diffère ensuite dans ses détails , selon les trois Ordres dans lesquels on subdivise cette classe d'animaux.
Chez les Holothuries , le seul genre de Fistulides dont l'organisation a été étudiée, le Système nerveux n'est même connu que par quelques filets de nerfs qu'on a découverts dans la tête ; et il est très-probable qu'h l'instar des Ëghi- MiDEs et des Stellérides, la partie centrale forme un anneau autour de la bouche.
Dans le second Ordre des Échinodermes ou les Échinides, la forme rayonnée s'étend encore à un plus grand nombre d'organes que chez les Fistulides ; les petits Pieds tubuleux, couvrent symétriquement le corps tout autour de son axe, et les téguments se trouvent doublés intérieurement d'une carapace calcaire, continue, immobile dans ses parties, mais formée d'un nombre considérable de petites pièces géométriquement régulières, soudées entre elles, dont les premiers rudiments se trouvent déjà, ainsi que je l'ai fait remarquer plus haut, d'une part, dans les nombreux petits grains calcaires contenus dans les téguments des Lithodermes de
90S TIliOLOAIl l»9 LA HATUM.
Tordre des FisrruuDas , et d'autre part , dana le cercle et pièces calcairea entourant la bouche des HolMuriei.
Nous avons ¥U que les Fistulides avaient encore le eorps plus ou moins allongé, vermiforme comme les ËnToaoAniBs auxquels ils font suite ; que la plupart , et entre autres las Holothuries , avaient mémQ encore une région ventrale occupant une des faces du corps allant de la bouebe k Taoua , et seule garnie de petits pieds tubuleWi qui « en conaéquence, ne participent pas d^ la forma rajonnée; mais que cette disposition disparais^t ^pendant déj^^ dans quelques genres , soit qu'ils n'aiwt pas de pieds du tout, soit que ces pieds soient répandus twk autopr du corps.
Dana le pombre d9s eypàaes df f iSToi^msa , pkuîeura ont le corps d^jà plus o^ otoins racMVr» ; de SAQière que la forme cylindrique devient pliia 9 u flioina ovale ; et enfia les Iftnycii ont le corps l^lMieqt court» que son aie est moîu long que le diamètrf transversal ; d'où ces aoiinaiJiX ont la forme d'un sphéroïde d^PHn^^ar les p4lea, dMt Ton est occupé par la Qouçh^ ^ l'autre par l'Anua, en même tfemps qu'il n'y a plus aucui)9 dûs^P^tîpQ 4^ f%<^ ventrataf quoique ces Apimaux n'aient pi^Dt d^ pfeds î et d'une autr^ part , les Pentacta , aniqiim^ voisiiHk des ffo(ol/iHfiei , ayant des pieds distribués symiétriquwiaQt en cinq bandes aiH9ur do corps, il n'y a pas non plus chez eux de face ven^r^de proprenient dite.
Dans les Éghihiues , la forme cylindrique ^ de mén^ compléteqient disparu j Içs plus s^lloogés de ces animaux, dans le ^ens de l'aide du corps, étant sp|)éroidaux , et les autres sont plus ou poioins déprimés , en même temps que les petits pieds tuhuleux entourent tout le corps ; et celui-ci prend en conséquence plus complètement la conformation rayonnes.
Par l'effet de la dépression du corps dans le sens de Taxe, il s'est formé chez eux une pouvelle face ventrale répondant par analogie de région à la partie supérieure de la téie; la
fioyi^h étant au c^ntfe de cette face inférieure , et l^int^i %^
CHAfiTM ¥1. M3
l^ie supérieur : du ndns dans pivtieors genres , d^antres 4japt oes deux orifioea disposés bod symétriquement
J'ai dit an pn plus haut que les Éghiriobs avaient le €orps revétQ de toute part d*un têt calcaire composé d'un grand nonahre de petites pièces régulières, eondées entre elles. Ces pièces, d'ordinaire de deux espèces différentes » sont disposées, dana le genre £chinu$ ou Ouritn, qui a ^MUé son 9onB à rOnnaE entier, par séries régolières allant d'un p^le II Tautre , de manière à partager le eorps en cinq pirtie^ ^les placées autour de Taxe ; mais dont chacune ^t formée de quatre séries de ces piècea , assemblées par paires analogues ; d*où résulte la subdivision en dix parties lltemMivejQefet aamblables, et ca tout cinq régions égales fégnUèreme^t diapoadea autour de Taxe,
Les pièces les plus grandes portent chaenne plusieurs épines égalenepi caloairaa artieulées évec elles par Tune de Isuri extrénaitéa» el pyent l'autre libi^. Ces épmea, mobiles âur le tèt , y sont âiéee ii leur b^ae par un tégument général qui revêt tout letét, et lenf^ipe»! des fibrea mnaenlaires capables de mouvoir ces épines.
l^sapi^oea plus petites du tét portent également deeeaépines, >|Ais JBfkomé grendes « et sont, eq wtret percées chacune de flwe^rs petits trou« disposés êw deux rangs ^ de manière b former dans l'ensemble cinq doulklee séries allant d'un p6le 4a tét i l'antre ; c'est par ces trous que sortent les nombreux t^ts pieds tuh^leMI^ df) ees aniiean ^ pieds tout It fait semblables il ceux des Holothuries j mais qui arrivent k produire, ebei^ )e^ ^cUdû^, «p effet plus effieaee dens la marebe que d^sï 1^ FiSTiiMpiit. Lfft Bi^qtk¥/fi0% n'ejant aucqne partie 4e leur corps qi|i puisse faire levi^ dans les mouvements de progression , ees animaux sont r4dtiits b se traîner lenloni^t sur leur ventre; les Ou/rsinêf au contnâre « dont tout ie tét est bérisaé de nombreuses épines, s'en servent P<^ar appnjer aor le ^1 , pendant qu'avee leurs pieds ils
*'wer9«b«nt a^ loi» f^^f y Misvf le eorpë en le faiaant roor
ÎOA THIOLOftn OB LA RATUÛ.
1er sur le sommet des épines ; ce qni constitue également ua tout nouveau genre de locomotion inconnu dans les trois premiers Embranchements du Règne animal.
Dans les autres Échinides, le t6t , quoique composé des mêmes parties, diffère cependant plus ou moins de celui des Oursins :
l^Par la forme, qui est plus ou moins déprimée , surtout k sa face inférieure où est la branche, en devenant même concave; et tout le corps est tellement aplati dans les Scutelles qu'il ne forme qu'un simple disque; ou bien le têt, au lieu d'être rond dans son pourtour, est sensiblement ovale.
^ La bouche et l'anus , au lieu d'être aux deux pôles , se trouvent souvent tous les deux à la face inférieure entre le centre et le bord.
S"" Les espèces très aplaties ont souvent leur têt percé d'outre en outre de plusieurs grands trous allongés placés en rayons autour du centre, et quelquefois les antérieures se prolongent jusqu'au bord, de manière à former un têt denté.
4"" Dans d'autres encore, les séries des petits trous pour le passage des pieds, partant toujours du pôle supérieur, n*atteignent point l'aplatissement inrérieur formant par là une rosace à quatre ou à cinq divisions.
V Appareil digestif se complique également plus chez les Échinides, en différant même notablement de celui des Holothuries.
La Bouche , placée au pôle inférieur du corps chez les Oursins ^ est une ouverture arrondie ^donnant dans une cavité où se trouve placé un appareil masticateur qui n'a également rien qui lui ressemble dans les autres embranchements du Règne animal. Il se forme de cinq grandes mâchoires calcaires, égales, mobiles, placées symétriquement dans l'intérieur, autour de l'orifice buccal , en s'artîçpl^nt sur d'autres pièces également mobiles; et celle-ci avec
le tel ; le toot eonstituant un ensemble ayant la forme d'ane pyramide pentagonale renversée, de la base supérieure de iaqoeiie pari Toesophage; et les diverses pièces qui composent cet appareil sont mises en mouvement par des muscles bien distincts.
Le Canal alimerUaire partant de cet appareil masticateur et suspendu aux parois du têt qu'il longe, au moyçn d'un repli membraneui formant un véritable Miseniire^ et fait aiosi deux tours de spirale pour finir par s'ouvrir k Y Anus an pôle supérieur du têt.
La première partie de YŒsophage est un canal membraneux court et étroit qui s*ouvre latéralement dans Fintestin , dont le calibre est beaucoup plus fort, de manière à laisser au commencement de ce dernier un cul-de-sac peu profond qui , ne différant pas sensiblement du reste de Tintestin , ne pourait être comparé k un Estomac qui parait manquer.
L*i4pparetl respiratoire est déjà de nouveau simplifié , ayant atteint cbez les Holothuries le maximum de son développement. Il consiste en dix petits tubes ramifiés placés régulièrement k une certaine distance autour de la boucbe, et par les extrémités desquels ces animaux introduisent et font ressortir Teau dans la cavité générale du corps où elle baigne tous les organes, dont les vaisseaux sanguins absorbent directement Toxygène en dissolution dans ce liquide, sans organe spécial pour cette importante fonction.
Ce singulier mode de respiration , dont nous trouvons déjk quelque chose de semblable cbez les Oiseaux pour la respiration de Tair qui i^énèire dans diverses poches et même dans la cavité viscérale^ en traversant le Poumon, est ici chez les Oursins , toutefois, une apparition nouvelle pour la respiration de Teau , dont il n*existe nulle part ailleurs aucun exemple; mode, du reste, aussi extraordinaire que tous les autres moyeus par lesquels les diverses fonctions sont remplies chez ces remarquables animaux, où
Wû TH^OLOaiK DE l4 kATURB.
ce noiifatu goure de reepiraiioD eel iniredvU, eomine pour fournir un exemple du dernier mode pouible.
Nous ^vons bien m ebez les Annëlides Abranebes et Sieyapode^ le respiration s'exercer k tonte la snpfpce dn eorpe , sans appareil spécial localisé, et même supprimée en entioF chez les Eotozeetres intestinaux qui rivent dans les lieux où l'oxygène n'existe pas ^ Tétat respirable ; mais ce n'e$t que ebez les Éehinodermes qu'on reneontM des organes respiratoires aquatiques recevant Teau daqs leur cavité, soit que ces organes soient localisés, comme ehei les Hdôtkuriet, soit que toute la eanrité vi^eérfile en remplisse les fonctions.
Le Syêtémê Hrauloiaire présente de nouveau, an contraire, un plus haut degré de perfeetipu que ebez les Haloikuriêi , en ce que les ÊcHiiimES ont un véritable Ce^tir Msant la fonction de pompe pour pousser le sang.
On a vu que ebes les HoloUmries le sang était mis en mou* veroent par les pulsations de la partie la plus grosse de lu principale Artère ou Àartê^ et que ce vaissepu se prolongeait par Tune de ses extrémités jusque vers la partie antérieure de rintestin, où il s'ouvrait di)ns un vaisseau elroulaire ep<touraut ee dernier ; vaiaaeau d'où partaient ensuite oinq principales branches se répandant dans le corps. Cette même disposition se retrouve bien cbea lea Ëcnminna, mais avec certaines modifications , dont l'une est précisément renaer* quahie par sa grande différence.
Au lieu de l'artàre puisante des ffo/elktirîei, il existe dans YOursin un Cœur eq forme de sipple vésicule à parois épaisses et musouleoses, pointue aux deux boots, par lesquek il se continue avec des vaisseaux afférents et efférents , plaeés à côté de Textrémité de ToBsopbage; c'est-k^dire que obea cas animaux la partie puisante fort allongée de l'artère chez les Holothuries^ est ici fort raccourcie et renflée en vésicule, constituant un véritable cœur; mais le vaisseau supérieur ou la Veine qui s'y ouvre , au lieu de suivre i'inteatin pour s'approcher de son origine et s'ouvrir dans le vaisseau
CHAriTM VI. i07
dreaiaire entourant le eommeDeement ttu canal alimentaire , ?a , an eontraîre, verd l'anus, et aboutît k un vaisseau circulaire entourant ce dernier, et placé centre les parois du têt ; vaisseau auqoel arrivent une foule de petites branches venant des parois du tet^d'où ils amènent le sang qui y a respiré. Le vaisseau inférieur du cœur, an contraire , qui parait être ÏAwriê y descend d'abord et fournit plusieurs branches aui organes de la bouche, et suit après l'intestin en lui envoyant de nombreuses branches.
Au côté opposé de l'intestin se trouire, dans le mésentère, on autre gros vaisseau ou Veine cerne longeant également le tube digestif , dont il re^tt de nombreux petits vaisseaux ; •t au câtë opposé le même tronc vascnlaire en fournit d'autres se répandant dans le mésentère et les parois du tét où ils condnisent le sang poar le soumettre k l'acte de la respi* ration.
Il n'y a point de second système vaseulaire servant h Tinjeetion des petits pieds tubuleux : le sang qui y pénètre parait feomi par les vaisseaux de celui dont je viens de parler.
Le Syeêème nerveu»^ très-peu connu ehee les Échikidbs, et dont on n'a encore aperçu que quelques parties , pa ndt former par son tronc central un anneau autour de l'appareil buccal. Cela est du moins probable par l'analogie de Torganisation de ces animaux avec eelle des Àitèrieê.
Dans le troisième et dernier okmie des Égbinod»iie8 , cetni des SrBLLÉRtnBa» dont le genre Astérie ou Étaile de mer est le type, la Nature s'eatélevée, sur divers points, h une oomplication plus grande encore de l'organisme, en le portant surtout au degré le plus parfait du principe du rayonnement des organes, auquel elle a soumis tontes les parties de ces animaux.
L'ensemble du corps des Ëobiaides présente nne forme ronde, ou ovale dans sa section horizontale ; m^is il est partagé en cinq parties semblables. Chez les Stillérides, chacane de ces parties forme latéralement un prolongementaogu-
208 TutoUMlB ni LA hatum.
laire plus ou moins saillant , à peine sensible dans certaines espèces, qui prennent de là la forme simplement pentagonale au lieu d*être ronds ; chez d'autres les angles devenant de plus en plus saillants finissent par devenir des prolongements angulaires qui donnent k ces animaux la forme d*uae Étoile, d*où le nom qu'ils portent. Enfin il y en a où chaque branche devient un appendice conique, souvent fort gréle , qui finissant dans d'autres espèces encore, par se subdiviser très-symétriquement en plusieurs rameaux , en font des animaux très-compliqués dans leurs rayons, ayant toutefois toujours au centre une partie plus ou moins arrondie formant le tronc principal de Tanimal.
Les Téguments des Stellérides également bien distincts des organes subjacents, renferment entre autres de nombreuses pièces calcaires diversement configurées selon les espèces. Dans le genre Aslirie ou Étoile de mer commune^ ces pièces, contenues dans la partie superficielle des téguments sont de simples petits grains irréguliers s' articulant les uns avec les autres, en laissant toutefois une assez grande souplesse aux téguments qui remplissent leurs intervalles. Dans d'autres espèces, ces grains prennent la forme de petites |K)rtiens de nervures ramifiées , s*articulant plus régulièrement encore entre elles par leurs extrémités, de manière k former une espèce de cotte de mailles , et portent d'ordinaire sur leur partie centrale une épine mobile qui fait saillie au dehors, épine analogue k celles plus grandes des Oursins; enfin , dans d'autres encore, ces pièces devenant plus larges s'articulent de toute part entre elles en formant un têt continu, comme celui des Ëchinides.
A la face inférieure de chaque rayon règne un large et profond canal longitudinal partant de la partie centrale du corps et se prolongeant jusqu*k l'extrémité de la branche; canal formé par un fort repli rentrant des téguments.
Au fond de ce canal se trouve dans Tintérieur du rayon une double série longitudinale de pièces calcaires plus
CBAPITRK ri. 209
grandes el régulièrement conformées. Ces paires de pièces ou Spondyles^ étroitement liées entre elles par des téguments passant de Tune à Taulre/ s'articulent par de larges facettes avec celles qui les suivent immédiatement, de manière que la double série ressemble assez bien , par cette succession des pièces, à la colonne vertébrale des Animaux vertébrés, avec laquelle elle n'a toutefois anatomiquement aucune analogie
Chacune des deux pièces forme en dehors une apophyse transversale assez forte, dont Textrcmité s*articule à la fois avec celle qui précède et avec celle qui suit, en ménageant en tre elles de petites ouvertures par oh passent de petits pieds tubuleux, analogues k ceux des Échinides et des Holothuries; mais ces ouvertures sont alternativement plus éloignées et plus rapprochées de la ligne médiane; de manière que, dans Tensemble , ces animaux paraissent avoir sous chaque rayon quatre séries de petits pieds, tandis qu'ils n'en ont véritablement que deux.
La face inférieure de chaque paire de spondyles présente une forte dépression , dont la succession sur toute la série forme une gouttière assez profonde convertie en canal par les téguments , et dans lequel se trouve placé le tronc du vaisseau sanguin qui se rend dans le rayon.
VApparea digestif, prenant enfin également la forme rayonnée dans les Stellérides, présente de h encore un tout autre caractère que dans les deux premiers ordres d*Échinodermes. La Bouche j placée au centre de la face inférieure da corps , est un simple orifice sans aucun appareil masticateur qui l'accompagne , et constitue en même temps Y Anus, par où sortent les excréments; c'est-k-dire que chez ces animaux, et k ce qu il parait déjà dans certains Fistulides, l'appareil digestif commence, pour les animaux rayonnes, à ne plus avoir qu'un seul orifice; caractère qui devient tout a fait général dans les dernières Classes du Règne animal.
ilU THÉOLOGiB DS LA NATURB.
Cette bouche des Stellérides donne dans un (JE$aphag€ étroit et tràs«court, qui s'ouvre presque de suite dans un vaste Estomac globuleux, remplissant presque en entier toute la partie centrale du corps , où il se trouve suspendu au plafond par un ligament membraneux circulaire, formé par un repli d'une membrane fine , ou Péritoine , qui ta«pisse toute la cavité du carpe , en se réfléchissant sur tous les organes qui y sont renfermés.
L'estomac est suspendu en outre par cinq replis de ce péritoine partant en rayonnant de la voûte du tét pour se rendre sur ce viscère , en se dirigeant vers les angles rentrants des rayons. C'est dans Tun de ces ligaments falciformes que se trouvent placés le cœur et le canal graveleux.
V Estomac forme latéralement cinq paires de gros appendices coniques prolongeant sa cavité dans les cinq rayons jusqu'aux deux tiers environ de leur longueur. Ces appeadices , ou Coegum , rapprochés l'un de l'autre par paires , produisent à leur partie supérieure deux séries de petites poches secondaires, elles-mêmes encore subdivisées.
Ces prolongements latéraux de Testomac sont suspendus dans chaque rayon par un repli de la membrane qui double la cavité du corps.
Les aliments bruts ne paraissent pas pénétrer dans les appendices latéraux de Testomac, où l'on ne trouve généralement qu'un liquide épais qui parait en être un simple extrait susceptible de pouvoir être élaboré dans les petites poches accessoires, où s'en sépare ensuite le Chyle, qui doit être transformé en sang par l'acte de la respiration.
Cette conformation rayonnée et subdivisée, que prend la cavité digestive , où il n'existe plus ni véritable tube intestin nal ni Anus , où finit par s'ouvrir ce dernier comme orifice distinct de la bouche , a non-seulement ceci de remarquable que l'appareil digestif prend ainsi , comme la plupart des autres organes , la forme rayonnée , mais encore en ce que , sous cette nouvelle forme , où il n'existe plus d'issue anale , il
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offre déjà an des caractères généraux de tous les animaux formant les deux classes suivantes , celles des Agalèphes et des Polypes , les dernières du Règne animal , auxquels les Stellérides font ,'sous la plupart des rapports , la transition avec les autres Échînodermes Échinides et Fistuiides , et , par ceux-ci et les Entozoaires , avec les Animaux des autres Embranchements; transition remarquable par la gradation insensible de tous les organes pah laquelle l'Intelligence
CRÉATRICE A SI ADMmABLfiMENT LIÉ TOUS LES ÉtRES EN UN SEUL TOUT, EN LES MODff'lANT GRABUELLLEMfiNT AU POINT QU'À LAPIN IL n'y A PLUS LA MOINDRE ANALOGIE ENTRE LES EXTRÊMES.
V Appareil respiratoire est à peu près le même que celui des Échinides , en cela que toute la cavité viscérale du corps en remplit les fonctions ; mais en diffère par la disposition des tubes donnant passage à l'eau. Chez les Astéries^ c'est par une foule de petits tubes coniques membraneux couvrant toute la partie supérieure du corps , excepté les extrémités des rayons, que l'eau entre et sort de celte cavité, où le sang contenu dans les nombreux vaisseaux des parois absorbe l'oxygène en dissolution dans ce liquide.
Le Système circulatoire sanguin a également beaucoup d'analogie avec celui des Échinides, animaux dont les Stellérides ne constituent qu'un degré plus éloigné du même type. Ce système consiste également en un Ci»ur comme moteur central , mais placé ici dans la région dorsale du corps, à la partie moyenne de l'un des ligaments faloiformes descendant de la voûte de la cavité viscérale sur Testemac. Cet organe , qui n'est, ainsi que le canal graveleux , en conséquence pas soumis à la loi du rayonnement , a la forme d'une grosse vésicule ovale musculeuse, placée verticalement contre les parois du têt, en produisant à son extrémité inférieure un gros vaisseau artériel, ou Aorte, qui , contenu dans le même ligament falciforme , descend directement vers la bouche pour s'ouvrir dans un vaisseau circulaire entourant cette dernière; disposition qui a, comme on
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Yoit, plos d'analogie avec ce qui existe chez les Bolothuries qu'avec la disposition de Paorte des Échinides.
De ce vaisseau circulaire part ensuite, vis-b-vis de chaque angle rentrant des rayons , une artère qui va se distribuer sur la partie inférieure de Testomac et de ses branches latérales, etc.
Outre le vaisseau circulaire dont je viens de parler, il en existe encore un second, placé un peu au-dessus, produisant également cinq longues branches qui suivent la face inférieure des colonnes spondylaires des rayons, renfermées dans le canal que la série de ces pièces calcaires forme en dessous.
Ce second système de vaisseaux n*ayant pas encore été suffisamment étudié dans sa disposition et ses rapports , on est dans l'incertitude sur sa fonction.
Le sang , après avoir été distribué dans tout le corps , revient au cœur par un système assez compliqué de veines.
Entre les deux lames du ligament suspenseur de chacune des dix branches principales de Testomac , se trouve un fort tronc nerveux recevant une petite branche de chacun des petits appendices de ces poches. Ces dix vaisseaux, se portant vers le centre , vont s'ouvrir dans un canal circulaire placé sur Testomac contre les téguments, en traversant les cinq ligaments falciformes; et produit, dans celui qui contient le cœur, un fort vaisseau, ou Veine cave, qui va s'ouvrir dans Textrémité du cœur.
A la face supérieure de Testomac se trouve un petit système de vaisseaux veineux distribué en cinq branches ramifiées sur ce viscère, et dont les branches forment deux troncs qui vont également s'ouvrir dans la veine circulaire ; laquelle reçoit en outre cinq autres troncs venant des cinq ovaireâ, placés à côté de Testomac entre les cinq rayons du corps.
De même que les autres Échinodermes pourvus de pieds tubuleux, les Astérieê ont également un système vasculaire