‹ Théologie de la nature (volume 4)Chapitre 6 sur 136 · AUCUNE ANALOGIE ORGANIQUE NI AVEC LES PATTES DU MÊME · texte numérisé non relu

AUCUNE ANALOGIE ORGANIQUE NI AVEC LES PATTES DU MÊME

ANIMAL , NI AVEC LES AILES DES Oiseaux , quoiqu'clIcs remplissent parfaitement les fonctions de ces dernières.

Si Ton examine toutefois les moyeas mécaniqaes employés dans oes diverses espèces de membres » on y trouve en principe les mêmes modes de composition et d'action ;

CE QUI INDIQUE QUE GB SONT AU FOND LES MÊMES LOIS QUI Y ONT ÉTÉ SUIVIES, QUOIQUE LES MOYENS AIENT ÉTÉ PARTOUT TRÈS-SAVAMMENT MODIFIÉS, D'APRÈS LA GRANDE OOMIMTION SPÉCIALE DANS LAQUELLE SE TROUVENT LES ANIMAUX AAtl* CULÉS, DONT LES PARTIES RÉSISTANTES DU CORPS SB TROUVENT DANS LES TÉGUMENTS RENDUS CORNÉS , ET NOM PLUS DANS LB SQUELETTE QUI A DISPARU.

C'est ainsi que les mouvements que le eorps proprement dit de ces animaux exécute se font par des séries de musclés qui sont les analogues de celles que présente le tronc des vertébrés, ces organes n'ayant point disparu dans la limite des deux Embranchements; mais ces séries ont du moins été notablement modifiées. Ces organes actifs du mouvement ne pouvant plus agir sur les diverses pièces du squelette osseux qu'ils enveloppaient, et qui ont toutes disparu, il»«gis* sent au contraire sur les téguments dont ils sont eux-mêmes enveloppés, et produisent ainsi a peu près les mêmes effets de flexion , en divers sens , d'allongement et de raccourcisse mentdu corps, selon la disposition que chacun de ces organes a reçue en particulier, dispositions où les formes que ces organes affectent chez les vertébrés sont même encore conservées. C est ainsi qu'on retrouve chez les Animaux articulés , comme chez les vertébrés , des muscles cylindriques , pris^ matiques, penniformes, etc. , les uns simples ou à un seul chef, et d'autres composés ou k plusieurs chefs; diversité qu*on ne retrouve plus si générale et si bien marquée dans les deux derniers embranchements du Règne animal « ainsi qu'on le verra plus tard.

C'est ainsi que dans les Annélides inférieurs , qui n'ont pas encore de membres, les muscles du corps se réduisent nalui eliement k ceux qui font mouvoir les segments dans lesquels ce dernier se divise; c'est-à-dire que certains muscles

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Ifigitodinaux serteat seit à racconreir le eorps, en agissam Unis simnltanément, soit k le faire fléchir^ en n'agissant que d'an côté ; pendant que d'autres , plus ou naoins trans* ▼ersanx , produisent la torsion dii coi*ps sûr lui-même^ et que des circulaires le font allonger en rélreignatit ; dispositions et actions qu'on trouve àéjk soit dans la langue des Mammifèiles loit dans la trompe de YÊUphant.

Une de ces dis{)ositit>ns les plus jolies que je connaisse se troQve dans la Sangsue ^ où il eiiste entre autres quatre couches de fibres mtiscalaires doublant les téguments, en fomani autant de gaines qui enveloppent le corps dans son entier, sans distinction de segmebts* L'une de ces couches est k fibres longitudinales , en é'étendant d'une extrémité du corps h r&utre ; la seconde est k fibres spirales filées également aniL extrémités du Corps ; une troisième , tout k fait semblable k celle-ci , est en spirale dans le sens opposé ; et la quatifiètiie a ses fibres transversales ou circulaires. Les fibres longitudinales radeourcissent le corps ; les circulaires le font allonger, et les deux spirales le tordent sur lui-même , l'une à droite et l'autre k gauche. Disposition d'autant PLts aohh

BABLE qu'elle EST BXTRÉIIBVENT SIMPLE.

Mais outré ceux^-ci, d'autres muscles plus profonds, se répétant vingt-trois fois dans la longueur du corps , répondent k autant dé segments dans lesquels ce dernier se divise. La plupart de ces muscles sont verticauHi et produisent la dépression du eorps. Enfin il existe dans la téte^ d'une part^ des muscles spéciaux, capables de produire le vide dans la bouche, pour faire la ventouse au moyen de laquelle ces animaux s'attachent et sucent le sang; et d'autre part, divers muscles faisant mouvoir les dents, qui servent k entamer la peau des animaux.

A l'extrémité postérieure du corps se trouve^ comme on sait, un large disque arrondi, également capable de faire la ventouse, mais servant exclusivement k l'animal ks'attacber. Ce disque est formé pour cela de fibres circulaires et de fibres

rayonnëes ; les premières, resserrant la GircoQférence, affer^ missent le disque sur le corps sur lequel il pose ; et les rayon* nées tirant le centre vers la tête font le vide sous le disque.

Quant aux membres des Myriapodes et des Insectes, leur premier article devant se mouvoir en tous sens , est pour cela pourvu de plusieurs muscles disposés dans différentes directions dans les segments respectifs, et s'insèrent au pourtour de cet article basilaire ou Hanche, article le plus souvent uni au segment par un ligament membraneux circulaire; mais quelquefois aussi cette hanche ne s'articule que par une petite tète arrondie dans une cavité correspondante de la pièce sternale du segment.

Les autres articles successifs de ces membres ne jouissent d'ordinaire que d'un mouvement dans une seule direction , si ce ne sont les petits articles des tarses, dont le mouvement principal se fait bien d'avant en arrière, comme dans les doigts des Vertébrés ; mais ils jouissent aussi de même d'une légère flexion latérale et même de circumduction.

Lorsque les mouvements n'ont lieu que dans un même plan, les articles étant creux, et ne pouvant pas se joindre gomme les os par des articulations en poulies; le Créateur a remplacé d'ordinaire ce genre darticulation PAR un autre en forme DE CHARNIÈRE, cousistaut cu unc petite tête placée de chaque côté sur le bord de la pièce la plus éloignée du tronc et reçue dans une petite cavité arrondie , creusée dans le bord de la pièce la plus rapprochée du tronc, pièce dans laquelle la première pénètre toujours. Ce genre d'articulations ayant ainsi un axe transversal de mouvement qui ne permet aucune inflexion latérale, coNSTrruB

DE LÀ UN GENRE DE JOINTURE OÙ LES LUXATIONS SONT BIEN MOINS FACILES QUE DANS LES ARTICULATIONS ALTERNATIVES DES

OS. D*autres fois la charnière n'est formée que d'un côté entre deux bords droits unis par un espace membraneux linéaire; qui rend aussi toute luxation impossible. Lorsque les deux pièces solides ont besoin, pour remplir

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