‹ Théologie de la nature (volume 4)Chapitre 8 sur 136 · CHAPITRE IV. 'il · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. 'il

bouclier du même segment, bouclier un peu plus étroit que Vespaee compris entre les deux apophyses alifères. On conçoit, par cette disposition des parties , que si le bouclier est yerticalement abaissé , il appuie de chaque côté sur Texlrémîtëde la nervure principale de Taile, rabaisse, et fait en conséquence élever Textrémité libre de Taile, et que le monvement contraire du bouclier doit produire en conséquence rabaissement de l'aile. Or ces deux effets sont prodoits sur les ailes postérieures des Coléoptères, les seules qui agissent dans le vol, par les deux muscles les plus puissants du corps , dont l'un , ou Y Élévateur de l'aile , forme un très-gros prisme h peu près vertical , placé dans le second segment du thorax, où il sMnsère de chaque côté en bas au sternum , et en haut , à la partie latérale de la pièce dorsale de ee segment, qu*il tire en dessous.

Quant au mouvement d*élévation de cette plaque dorsale du segment, qui produit rabaissement des ailes, il était impossible qu'il fût exécuté par des muscles placés au-dessus du dos qui eussent pu la tirer en haut; mais comme les

MOYBNSNE PUREITF MANQLER À lInTELLIGENGE SUPRÊME, ELLE A PRODUIT Gfl MOUVEMEINT PAR UN EFFET MÉCANIOUE TRÈS-RB- MAKQVABLB, PAR CELA SURTOUT QU'iL EST EXTRÊMEMENT SIMPLE !

c'est de faire élever la partie du bord latéral de cette plaque , avticulëe avec Taile, en la faisant courber en dessous an moyen d'une paire de muscles également très-vigoureux , placée boriaonlalement entre les deux élévateurs , et fixée aux deux extrémités de la plaque dorsale. Ces deux muscles fapproehant ees extrémités, font nécessairement bomber oette pièce en dessus, et produisent ainsi l'abaissement des demt ailes.

Mais ce hoteh mécanique , bmploté par la Puissance

GRÉAmiQE , NfiST PAS LE SEUL FAIT REMARQUABLE QUE PRÉ- SENTE LE MÉCANISME DES AILES, OrgSUCS qui Ofit, OUtrC IcS

mouvements d^élévation et d'abaissement, encore ceux d'extension et de flexion li exëenter; obibts pour lesquels la

GONFOBMÂTION DE CES AILES EST ENCORE PLUS ADMIRABLE PAR LA SIMPLICITÉ DES MOYENS EMPLOYÉS ET LES EFFETS PRODUITS ;

mais je regrette que le sujet de cet ouvrage ne me permette pas d'en donner ici la description, qui serait non-seulement trop longue , mais exigerait en outre de nombreuses figures explicatives; ce qui m'oblige de renvoyer ce sujet à mon ouvrage intitulé : Comidiralions générales sur Vanatomie comparée des Animaux articulés^ p. 95, 108, 162, 165 et 200, où j*ai le premier décrit le beau mécanisme des ailes des Insectes. Il suffit de faire remarquer que, de même que chez les Oiseaux et les Chauves-souris, la translation des Insectes dans Tair n*est produite que par les mouvements d'abaissement et d'élévation des ailes, et nullement par ceux d'extension et de flexion.

Au commencement du vol, les Insectes, qui peuvent replier leurs ailes , les étendent et les maintiennent dans cet état aussi longtemps qu'ils restent suspendus en l'air, malgré la résistance de l'air qui tend k les faire plier. Or la force

QUE l'animal EST OBLIGÉ d'EMPLOYER POUR RÉSISTER AINSI CONSTAMMENT À CETTE ACTION, A NÉCESSITÉ l'eMPLOI D*CN

MUSCLE TRÈS-PUISSANT, le troisième en volume de tout le corps , quoiqu'il n'ait au fond qu'un fort petit mouvement

À EXÉCUTER , ne SERVANT QU'À MAINTENIR L*EXTRÉMITÉ DE LA PRINCIPALE NERVURE DE l'aILE ENGRENÉE AVEC UNE PIÈCE PAR- TICULIÈRE DE l'articulation DE CETTE DERNIÈRE ; d'OÙ CE MUSCLE PEUT FACILEMENT RESTER LONGTEMPS CONTRACTÉ SANS SE FATIGUER SENSIBLEMENT.

Mais ce n'est pas tout encore : les ailes postérieures des Coléoptères étant plus longues et plus larges que les Élytres sous lesquels elles doivent se replier dans le repos , elles oflrent pour cela , au milieu de leur longueur, une articulation qui leur permet de se plier en deux , et même en trois par deux articulations chez les Perce-oreilles. Or cette

ARTICULATION EST ENCORE UN DES OBJETS LES PLUS REMAR- QUABLES PAR LA SIMPLICITÉ ET LES MOYENS MÉCANIQUES QUI Y

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SONT EMPLOYÉS. Le disque de ces ailes n'étant qn*un simple repli des téguments latéraux du corps , qui ne se forme même que parTeffet de la métamorphose de la Larve en Insecte parfait , aucun muscle ne s'y trouve qui puisse agir sur les parties terminales, qui devaient cependant se FLÉcmn. Ce jOLi problème a été résolu de la manière la plus simple par dn moyen mécanique qui a une grande analogie avec celui qui produit aussi la flexion du fouet de l*aile chez les Oiseaux, quoique le mécanisme en soit très-différent. Les ailes des Insectes étant soutenues par plusieurs nervures, dont les principales se trouvent k leur bord antérieur, il ne s'est point agi, comme chez les Oiseaux, de faire mouvoir l'aile dans une seule articulation , mais à la fois dans plusieurs qui coupent les nervures des ailes au milieu de la longueur de celles-ci.

Dans la partie interne de l'aile , plusieurs nervures, et les plus fortes, se trouvent rapprochées au bord antérieur, auquel elles donnent une force assez considérable. Dans le Hanneton^ les trois premières étant soudées entre elles dans presque toute leur longueur, elles n'en forment en quelque sorte qu'une seule , et la suivante , articulée avec la troisième près de leur origine , s'en écarte bientôt en s'arquant un peu vers l'extrémité ; c'est-k-dire fort peu à raisselle , et beaucoup plus dans l'articulation du milieu. On conçoit de ik que , lors de l'extension de l'aile , lorsque la tête de la première et de la seconde nervure est fortement tirée en dedans par le puissant muscle extenseur, les trois nervures antérieures s'y rapprochant de la quatrième , s'en éloignent assez fortement dans l'articulation du milieu , et forcent par là aussi les nervures terminales, qui s'articulent avec cellesci , k s'écarter entre elles , en leur faisant exécuter un mouvement qui produit l'extension de la portion terminale de l'aile. Lors de la flexion de l'aile , cette dernière est au contraire repliée non-seulement par le mouvement opposé des nervures de la base , mais encore par l'effet de l'élasticité

des nervures terminales, qui ont é\é forcément étendues lors de Te^lension de Faile dans l'aisselle.

Ne pouvant pas entrer ici dans toutes les explications de détails de cette remarquable articulation assez compliquée des ailes, je suis également obligé de reQvoy^r, pour de plus complets renseigqements, il la description et aux figures qi)e j'en ai données dans l'ouvrage cité plus haut.

Les divers yneuvements des Élytres , qui ne contribuent encore en rien , chez les CoLtoPTÈass , k Faction du vol pro^ promeut dits, sont en partie exécutés activement par des mu»« des faillies , mais en principe analogues k cepx qui meuvent les ailes , ^t en partie passivement par des mouvepients que leur intprim^iit les organes mouvant les ailes postérieuras.

Dgqs les autres QRnaisd'lniîinQTBa, les musdes raeteura des ailes antérieures se développant de plus en pins, île deviennent 9ps6i progreasjvement plus semblables k ceux des ailes postérieures; tandis que ceux -ci diminuent gra-* dqellepipDt i^ mesure que les ailes de la seconde paire devienpôfit plus petites et moins aelivea d^ns le vol , en finisr s^B\ k l^ fin psir devenir k leur tour rudimentaires; el les mouvements de nette seconde paire d'ailes sent k leqr tour e:(éPHtés en partie activement par ees muscles , et ea pardo psissiirement par rimpulaion que leur impriment les ailes antérieures. Pour ni^onnmp cç nnnviiin «ffk? , l.^ £iié4t

TEU(( A E^C^flB ÇMPLOY^ UN «OVEOI fO» IN^tNlBUIC, ET U^fUtr TANT P{.VS nBVAUÛHAnLB Qu'lt WT (miVB d'QRBIMAIRB fiXTEÉ?

Poyr entraîner ^înai l'^iie de la «eeonde paire dus ks ipouvem^Bia qu'elle eiéeule, celle de la première forme le long de la partie interne de son herd postérieur «n vepti longitudinal en gonttière arrondie dans lequel est reçue la nervure antérieure, également recourbée de eellerlk, qui y gUsse librement selon le besoin. Par ce moyen si simple, nqn-seulement l'aile postérieure est entraînée dans tes mour vements d'élévation et d'abaiasement de l'antérîeupe avec

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laquelle elle ne ferme ainsi qu^un seul disque , mais les flexions et les extepsions de ces ailes ne sont aucunement gênées par cette espèce d'articulation k coulisse , où Taile postérieure peut glisser le long de Tantérieure, lorsqup celleà se porte en arrière et en dedans pour se replier sur le dos; ce qui serait impossible si les deux ailes étaient fixement articulées ^ntre elles.

Une disppsitien sem|)Iable a lieu dans le même but chez les Bapillons ; pais au lieu que ce soit la première nervure de la seconde aile qui se loge dans la gouttière formée par la première, c*est simplement une très- longue épine libre, langeant le bord de Faile postérieure, qui se place dans ce canal ; ou plutôt cette épine n'est autre que la première ner vure qui est détachée de l'aile. •

(^es aifes se fléchissant alternativement en dessus et en dessous dans le yol. par l'effet de la résistance que leur offre Tair. ces efforts agissant avec une trèsrgrande for«e sur l'articalation 4es nenures antérieures avec les pièces du thojpax , il eût fallq pour régler l'étendue nécessaire de cette flexion que l'animal agit alternativement avec une force eonsidéra)de sur cette artienlation ; et cela au moyen de muscles rotateurs spéciaux, pour empêcher que ces moiivements en sens opposés ne soient pas trop étendus. Or cet inconvénient aurait non - seulement né^^sité des muscles de plus , dont l'emplacement et la puissance pou- ?aient être employés h des usages plus utiles ; mais les efforts de ces organes eussent en outre été très-fatigants. Aussi

lInTELLIOBHGE créatrice à-T-ELLE obvié i CET IVeOKVÉ- UENT PAR VKE LÉGÈRE ADDITiOM AU MÉCANISME DBS AILES QUE JE TIBMS DE DÉCRIRE, EN LES FIXANT CHACUNE SIMPLEMENT AU THORAX PAR DEUX ARTlCULATlOlfS , POEMANT ENSEMBLE UNE

ESPÈCE DE CHARNIÈRE. C'est-à-dire , qu'outre l'articulation dans laquelle se concentre presque toute la force de résistance de l'air, il en a été placé encore une autre plus faible un peu plus en arrière sur le bord interne, au moyen de laquelle

les mouvements de rotation de l'aile dans Taisselle sont très-bornés, et peuvent en outre être parfaitement réglés, selon le besoin, pour les changements de direction, que l'animal peut exécuter sans l'emploi de force considérable ; et cela simplement par l'action de muscles spéciaux, agissant sur la pièce formant cette seconde articulation avec le thorax. Cet eflet est en outre aussi produit efficacement par l'unioa des deux ailes dont il a été parlé plus haut, qui empêche également Taile antérieure de tourner trop fortement sur elle-même.

Cet effet est produit chez les Oiseaux , d'une part , par la forme de l'articulation de l'aile avec l'épaule , où la cavité articulaire et la tête de l'os du bras qui y pénètre sont allongés verticalement , et ne permettent de Ik qu'un assez léger mouvement de rotation k l'aile; et, d'autre part, par la résistance des ligaments et tendons qui accompagnent cette articulation.

Chez les Chauves-Souris , cet effet est produit par la présence des membres postérieurs compris dans la membrane aliforme.

De même que certains Oiseaux , beaucoup d'Insectes ont la faculté de pouvoir se maintenir stationuaires en l'air, leur corps restant même tellement immobile qu'on y distingue les moindres taches, et jusqu'à chaque poil. Cette extrême habileté à régler leur vol , où il s'agit de contre-balancer exactement la force de gravitation , sans imprimer au corps le plus léger mouvement de déplacement , et pas même une vibration sensible , est due à la faculté qu'ont ces animaux de pouvoir régler exactement le degré de rotation que les ailes font dans chaque mouvement d'élévation et d'abaissement ; mouvements dans lesquels agissent principalement les muscles qui meuvent les pièces de l'articulation postérieure des ailes , par laquelle ils détruisent la force de propulsion , ne donnantfau corps qu'une impulsion de bas en haut, exactement égale il celle de la gravitation qui tend à les faire des-

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cendre. Cette impulsion étant très-faible, ils ne remuent pour cela presque pas leurs ailes , dont on ne voit en quelque sorte fléchir que Textrémité.

Or ce sont des Animaux si parfaitement organisés dans

LEURS organes DU MOUVEMENT ET AUTRES , QU'ON A , À CAUSE DE LEUR EXTRÊME PETITESSE, CRU POUVOIR CONSIDÉRER GOMME n'ayant qu'une STRUCTURE TRÈS-SIMPLE, ET FAIRE CROIRE qu'ils SE FORMAIENT TOUT SEULS ! !

En établissant dans tout le Règne animal les trois systèmes d'organes du vol dont j'ai donné la description , celui des Chauves-Souris , auquel se rattachait celui des PUrodactylus de la Classe des Reptiles, animaux aujourd'hui fossiles; celui des Oiseaux et celui des Insectes , auquel se rattache celui des Poissons volants : ce dernier intermédiaire entre les trois autres, le Créateur nous ofre un nouvel exemple de son omniscience des moyens qui purent être

EMPLOYÉS POUR ARRIVER AU MÊME RÉSULTAT ; tandis qUC SOUS

le rapport physiologique, c'est-à-dire de l'action des ailes sur l'air, le principe est parlent le même : ce principe étant , en effet, le plus simple et le plus efficace, se bornant uniquement à des mouvements d'élévation et d'abaissement des ailes dans un même plan .

Les ailes des Insectes étant entièrement planes, quoique beaucoup de ces animaux soient d'excellents voiliers , cela prouve que la courbure concave en dessous, que présentent les ailes des Oiseaux , n'est qu'un simple perfectionnement, fondé sur la loi de la résistance de l'air, agissant sur des surfaces convexes ou concaves, et nullement une forme nécessaire de laquelle dépend l'effet de la translation du corps en avant.

Je n'ai fait qu'indiquer dans ce qui précède ce qu'il y a de plus remarquable dans les organes de locomotion des lûsectes, animaux qui, sous ce rapport ainsi que sous plusieurs autres encore, ne le cèdent en rien pour la complication à r homme même, quoiqu'une foule de ces petits Êtres

«n rafouMIK WÈ, Iâ MATIJIiE.

8i riéhement organisés , soient k peifie risiblés Si TcËil. Mais

IB DOIS PARLËfl AUSSI DE LA ÉAGNIFICENCÉ AtCG LAQUELLE iL

A PLU AU Créateur d'orner un grand nombre d'entre eût âescoulenfs les plus yafiées, formant, par leurs dispositions et leurâ heuredi contrastes , les plus charmants dessins qu*on puisse Imaginer, où rien n*a été oublié pour produire les lûeilleurs effets, depuis les teintes les plus sombres , servant k relever ce que d'autres ont de vif et de délicat , jus(}u'aujc couleurs les pins brillantes des métaux polis et des pierres précieuses ; surpassant de beaucoup ce que le Paon et les CoHbtU offrent de plus beau dans leur superbe plumage.

Rien au monde n'égale la riche parure du Charançon impèrial dont le eorps est couvert d*une infinité de rosettes brillantes reflétant dans toutes les nuances les feux étincelants de l'Émerabde et do Diamant de la plus belle eau. Mais comme cette màgnifl€|ue parure ne pourrait conserver qu'Un instant le bel éclat dti feti dont elle brille, si elle était exposée au contact destructeur des corps étrangers , chacun de ces bijoux est placé au fond d'une petite cavité dont il garnit les parois, afin d'être à l'abri de tout ce qui pourrait altérer cet éclat.

Tout aussi beaux, mais d'une autre manière, sont le Charançon royal, le Somptueux ^ le Fastueux, etc., dont les noms seuls indiquent déjk la magnificence.

Mais c'est surtout chez les Papillons que l'art de la peinture est porté k son plus haut degré de perfection. Rien n'y manque; les couleurs les plus pures de Tarc-en-ciel, l'éclat des perles, le brillant des métaux polis avec des teintes qu'on ne trouve nulle part ailleurs; les couleurs délicates que les plus belles fleurs ne nous offrent que séparément, sont réunis ici pour former de charmantes peintures que l'œil né se lasse pas d'admirer.

Or, dans ces magnifiques insectes, aussi bien que dans les espèces qui, moins favorisées, n'offrent que des coulenrs

fimw mmis uiiifdrttiMi soturenlméme entièrement ternes, OMDiM destinées à ftiire mietix ressortir la riche parure det antres; toute cette variété ft l'infini des cotileurs ne niside que dan$ d'innombrables écailles iiûperceptibles, implantées comme les plumés des Oiseaux, par de petits pédicules dans les ligaments proprement dits de ces animaux ; téguments qui n'offrent eux-mêmes jamais aucunes teintes brillantes , ne variant exclusivement que du noir au brun on au jaune d'ocre> Mais ces mêmes écailles , si richement colorées, présentent en outre les formes les plus variées, depuis celle du simple poil jusqu'à celle de petites lames plus ou moins larges, diversement striées et dentées. Dans certaines espèces même , chacune offrant à sa snrface des côtes longitudinales en forme de plis anguleux où les deax facettes sont de couledr différente, il résulte de cette disposition que la couleur deâ papillons change dé Tone de ces couleurs à l'autre , selon le côté par lequel on le voit } c'est-ii^dire selon que le regard tombe plus ou moins pcrpendiculairemem sur Tune des deux facettes , en voyant l'autre en raccourci.

D'autres Insectes , plus étonnants encore , brillent dans eeriaines parties de leur coi^ps d'une lumière phosphorescente, soovent tellement vive, qu'ils éclairent à quelque dislance autour d'eux.

Nous n'avons en Europe qu'une espèce de Scolopendre et les diverses espèces de Vers luisants qui jouissent de cette remarquable propriété. Dans la plus grande partie de la France, ces derniers insectes n'acquérant jamais d'ailes, restent toute leur vie rampant h terre, de même que la Scoiapstictre, et ne produisent de là qu'un très-faible effet par la lumière qu'ils répandent; mais dans d'autres contrées , et entre autres dans l'est de la France, une de ces espèces de Yer$ luisants, acquérant vers la fln de juin, des ailes qsi loi permettent de voler avec facilité, on voit la nuit CCS insectes traverser l'espace sous la forme de petites

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chandelles très - briiiaotee , qui contribuent puissamment k embellir les soirées par l'effet de cette illumination mobile, errante dans les airs. Mais ce qu'il y a de plus étonnant dans ces petits Êtres , c'est qu'ils ont la faculté de poo- Yoir éteindre ou diminuer k volonté leur phosphorescence , qui réside, exclusivement, chez les Vers luisants dans un petit espace du dessous de leur abdomen.

Dans les pays chauds, d'autres insectes, et surtout de fort grands , répandent également une lumière souvent trèsvive. Tel est, dit-on, le Taupin Cueajo^ coléoptère de la longueur de trois centimètres , qui porte de chaque côté de son corselet une tache répandant dans l'obscurité une lumière assez vive pour qu'on se serve de ces insectes, qu'on attache aux chaussures , pour éclairer devant soi le chemin qu'on suit. Mais le plus remarquable par sa grandeur et la vivacité de la lumière qu'il répand, est le Fulgore Porte-lanterne , Insecte de TOrdre des Hémiptères , long d'environ quatre centimètres , portant sur sa tête une dilatation vésiculeuse qui répand une lumière très-forte k laquelle il doit le nom qu'on lui a donné.

Par une seconde branche du Règne animal , partant égaleégalement des Annélides supérieurs, on passe k une quatrième Classe d' Animaux articulés , celle des Crustacés , comprenant les espèces à téguments solides^ ayant un cœur artériel reçu dans une oreillette enveloppante; système artériel en forme de vaisseaux y le veineux en forme de sinus communiquants; Respiration branchiale; tête distincte ^ mobile ou fixe; des antennes; pattes non rayonnées; jamais d^ ailes.

Les espèces placées en tète de la Classe, formant I'Orbre des IsopoDEs (Cloportes) , ont encore , comme les Annélides auxquels elles se rattachent, et les Myriapodes leurs voisins, le corps composé, outre la Tête, d'un nombre notable de segments successifs , mais déjà groupés en deux parties , dont l'antérieure , formant le Tronc , a ses segments

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