II
i*IB THiOLOGlB M t4 HATURt.
également la «paiite renflée au eor|i6 < en eimsant les premières. Sous cette coocbe museulense il s*ea trouve une seconde composée de gros faisceaux transversaut , et eetre les deux tubes est une forte bande k fibres ferticates allant de Tun à Tautre.
Le tube supérieur ou rMpîroletre, qu*on peut plutôt considérer comme VOEsophage , dont il remplit également les fonctions, se dilate dans la partie supérieure du corps en une vaste poche, dont la tunique intérieure fort mince, forme dans tout son pourtour, plusieurs larges plis longitudinaux, qui constituent Tappareil Branchial^ partant du tube et se rendant vers le fopd du sac, en y rayonnant autour de l'orifice du canal intestinal placé en avant, sens le canal anal, orifice qu'on considère comme la Booehê^ mais qui parait être plutôt l'entrée de Y Estomac; c'est'^k-dire que, dans la première manière de l'envisager, la partie dilatée du canal serait la cavité respiratoire au fond de laquelle serait la bouche; et dans la seconde, l'orifice extérieur du tube serait la Bouche , le canal qui en pari» roosoph^e renfermant les Branchies ; et l'orifice qui se trouve dans son fond , l'entrée de l'estomac.
A partir de cet orifice , le Canal tnlesltnol se porte en dessous et en arrière , ^n faisant dii^ers replis dans la partie postérieure et latérale du cqrps , pour aller enfia ae terminer k Torifice extérieur du canal anal.
Dans ce trajet, le tube digestif est enveloppé de toute part par le Foie.
Le Cœur, simplement a<Nrtique , comme dans les Ostracodermes , est placé k côté du fond de la cavité respiratoire , près des circonvolutions intestinales. ^
Le Système nerveux des Mollusques Acéphales se rapporte également au type de celui des Animaux articulés, dont il diffère toutefois plus que celui des Gastéropodes. Il a de même son premier renflement principal eu le Cerneau , filué au-dessus de Tcesophage peu en arrière de la boucha;
mais S9ttv60l il est oioio^ volumioeuift que ia paire de gan*^ glioDs inférieurs placés assez en arrière dans le corps, et de là fort éloignes du cerveau , auquel elle est toutefois unie par deux longs cordons nerveux analogues au collier de ToBsophage, naais qui ne mériient plus guère ce nom, em* brassant presque toute la masse des intestins.
Les ganglions cérébraux , souvent écartés Tun de l'autre , sont unis par une braqche transversale de communication qui, passant sur Tœsophage, indique les véritables rapports de ces ganglions avec ce dernier.
Ces ganglions cérébraux envoient l'un de leurs principaux nerfs dans une paire de Barbillons membraneux, placée h côté de la bouche, et prenant diverses formes, selon les espèces. Ces organes qui paraissent par leurs dispositions avoir bean coup d'analogie avec les Tentacules céphaliques des Gastéropodes, servent sans doute également k un Sens , qui ne peut guère être que celui de Todorat, par lequel ces animaux reconnaissent les substances dont ils doivent se nourrir. Dans certaines espèces , ces Barbillons ont aussi quelque analogie avec les lames des branchies au devant desquelles ils sont placés. Ce sopt les seuls organes sensitifs spéciaux connus chez ces animaux, qui jouissent du reste d*une assez grande sensibilité à la surface générale de tout leur corps, et spécialement dans le manteau , où se distribue la plus forte branche nerveuse des ganglions postérieurs et de la moelle épinière.
La petite Classe des Brachiopodes présente , avec de très-grandes analogies qui la lient aux Acéphales Ostraco- DERMES, aussi dcs différences notables qui l'en éloignent. Ces animaux ont de même le corps reçu entre deux valves mobiles par une charnière , et sont munis d'un manteau bilobé ; mais ils sont fixés à quelques corps étrangers par un prolongement charnu sortant de la partie postérieure de leur coquille, organe dont on trouve déjà quelque chose de semblable chez les Anamia , de la Classe des Acéphales. Ils sont
i80 THÉOLOGIE DB LA NATURB.
en outre dépourvus de pieds ; mais ont h Textrémité antérieure du corps deux grands bras subdivisés en nombreuses lanières , qui paraissent remplir à la fois les fonctions de Tentacules et de Branchies : mais Forganisation de ces animaux, d'ordinaire assez petits, est encore fort peu connue.
CHAIITRI VI. 181
PREUVES DE L^EXISTENGE DE DIEU ET DE SES ATTRIBUTS, TIRÉES DE L^ORGANISME DES ANIMAUX ZOOPHTTES EN PARTICULIER.
Nous arrivons enfin ici à jeter un coup d*œil rapide sur les animaux composant le quatrième et dernier Embranchement du Règne animal , celui des Zoophttes ; Êtres extrêmement reniarquables par l'extrême excentricité de toutes leurs formes, non-seulement par rapport aux animaux des trois premiers embranchements, avec lesquels ils n*ont, pour ainsi dire , plus rien de commun , pas même la parité des deux moitiés latérales du corps, mais aussi par l'extrême divergence qu'ils présentent entre eux-mêmes, offrant non -seulement des formes qui ne ressemblent en rien aux animaux ordinaires , mais encore les plus singulières qu'on poisse imaginer, et jouissant en outre de facultés qui approchent du prodigei
Nous avons vu que le caractère principal qui lie les animaux des trois premiers Embranchements était que leur corps est formé sans exception de deux moitiés latérales semblables ; que cette égalité est surtout rigoureuse chez les Animaux articulés, un peu moins chez les Vertébrés, où quelques organes seulement sont impaires ; et moins encore dans les Mollusques , où la parité des deux moitiés du corps est encore moins parfaite. Cette loi d'organisation qui n'est, ainsi que toutes les autres, aucunement due aux causes physiques qui agissent sur la matière , mais
UNIQUEMENT i LA VOLONTÉ TOUTE-PUISSANTE DU CRÉATEUR QUI L*A ÉTABLIE, EN LUI FAISANT SUBIR DIVERSES EXCEPTIONS, LÀ
OÙ IL l'a jugé convenable dans SA SUBLIME Sagesse ; loi qu'il a enfin abandonnée , du moins en grande partie , dans le der-
182 THÉOLOeiÉ i>É LA NATURB.
nier Embranchement, en y introduisant, à sa place, celle du rayonnement des organes; nouvelle loi qui constitue leur caractère essentiel Ce principe n'y est toutefois introduit que graduellement, et seuleitient dans certaines Classes; d'autres participant encore plus ou moins du caractère de la dualité des parties du corps ; surtout les familles qui se rattachent aux autres embranchements : ici, comme partout, les modifications n'ayant lieu que par degrés.
La loi de la dualité est naémé encore établie k l'égard de chaque principale division du corps, qui se compose d'ordinaire de deux parties setnbj^bles jointes par les côtés, composition qui se retrouve ensuite partout dans les détails.
* De même que les trois premiers Embranchements , celui des ZoopHYTES se rattache à la Classe des Annélides, qui constitue, ainsi que je l'ai déjk fait voir dans mes ouvrages précédents, la véritable souche sur laquelle s'élève, si je puis ftl'exprimer ainsi , l'arbre généalogique de tout le Règne ANIMAL, arbre dont les premières familles des Zoophytes sont en quelque sorte les racines, étant plus simples encore et par conséquent plus bas que les Annélides Àbranches, qui en sont le tronc ou plutôt la souche.
En effet, nous avons vu, en parlant des Annélides, que leur premier Ordre, (îelul dés Abranches , était fornàë d'animaux fort allongés , plus oU moins cylindriques , dont lé corps était formé de la succession d*un nombre plus oiî moins considérable d'anneaux ou segments successifs égaux, sans aucun appendice extérieur; animaux dont les téguinenls, simplement divisés en bandes circulsllres fôi^mânt ce§ niémes segments, étaient membraneux ou tout att pins titt peu cornés, et doublés en dedans de noftibreuses petites lames musculaires allant d'un segment k l'autre pour les rapprocher, et faire par Ih exécuter au corps des Jnfleirons en tous sens; en même temps que d^autres petits muscles perpendiculaires ou oblicjues à ceux-ci, se répétant également daos
CHAFlTllB VI. 183
chaque segment, âert aient h resserrer le corps, et à produire par là son allongement. Nous avons vu également aussi que ces mêmes animaux , si simples dans leur enveloppe et leurs muscles, avaient aussi un canal alimentaire allant en ligne droite d'une extrémité du corps h Tautre , en s'y ouvrant par deux orifices peu différents Tun de Tautre , ces ouvertures n'étant accompagnées d'aucub organe spécial qui puisse favoriser d'une manière efficace l'introduction des aliments ou l'expulsion des excréments. Nous avons vu en outre que, ehez ces mêmes Atiimàui , le sang circulait dans des vaisseaux clos pour être transporte dans toutes les parties du corps , alfin que èhsi(jtté organe y pni^e les partldfaléS qu'il petit asèitUiler k sa propre substance; mais tobièfdis encore sans organe central ou Cœut bien distinct qui mette ce fluide eii mouvènbent; cette pfOpnlsion ayant lieu par les fisouvemëntè de contrafetion des Vaisseaux eux-mêmes. Noos avons vu ët^èore qtl*à ce degré ti bas de l'échelle animale la fonction dé la respiration s'exerçait à toute la surface du corps ÈinH appareil Spécial affecté encore à cette fonction, d'ailleurs si lËiponànté. On a Vb aus^ qtîe, pour amener to^ èeà orgàneèr ; i^ir eux-ittêmes plus ou moins iâdépendaiHs les uns de« autres, h rbàriiionie d'actloft et k YnhHé d'indltidnalité dans chacun de ces animaux, fl eii^tslit chez tohs tin systèdie nefveilit thai'gé de cette fonction éminente ; ^ystèoie foriné d'une douUê chafhe de pëixis renfleméhts, nhe paire poitfr cbsiquè partie composaiite do corps ou segment , et placée dans la fégioM infériedr'e ou veàtrale du corps; doubk! chaîne i^éjfKtndatit aux detix ctioitlés Syifitétrïqties la^ térales dô corps, daus ièsquétiés se restent exactettenf d'un c«té ce qni Se trouvaif dé l'autf^; d'dâ uàe parfaite égalité entre ces deul inôitiéS. Enfin ti6ds avons vu qoe lès diverses parties dé eèttë double chaliiifé, ou Hôéllè épimère. étaient liées , dàùs chaque segment d^utie part , an moyen Ae branches de cOtortunicattOfi transversales ou Commissures , partit étthWr mmè tPhi^étiée d^iis léS dent rëgiotts, et
de r autre, par des cordons nerveux longitudinaux réunissant tous les ganglions d'une même chaîne , communications par lesquelles l'action de chaque partie est transmise au centre commun occupé par le Cerveau ^ tpujours placé k l'extrémité antérieure, d'où l'agent vivifiant de l'animal, qui y a son siège , ou son centre d'action , puisse réagir par la même chaîne sur chaque organe entrant dans la composition des segments ; et ce cerveau , comme pour marquer sa condition exceptionnelle et dominante, est de tous les renflements centraux du système nerveux , le seul qui se trouve constamment placé au-dessus du canal alimentaire ^ en affectant une disposition toute spéciale. Eh bien! cet organisme des ÂnnélidesAbrancbes, si simple et si mathématiquement régulier, comme doit l'être tout objet réduit k ses principes caractéristiques , était toutefois susceptible de pouvoir être encore plus simplifié ; et c'est k ce degré de grande infériorité que le Créateur a fait descendre les animaux des premières subdivisions de TEmbranchement des Zoophttes , pour élever ensuite de nouveau les autres, dans les divisions suivantes , à des degrés de complication et de perfection les plus remarquables ; sans toutefois revenir nulle part en rien aux principes d'après lesquels ont été créés les animaux des trois autres embranchements.
L'Embranchement des Zoophvtes, très-arbitrairement formé par les Naturalistes , n'offre , ainsi que je l'ai déjà dit piqs haut, aucun caractère positif propre k tous les animaux qu'on y place, mais uniquement de négatifs; cette dernière grande division du Règne animal comprenant tous les animaux qui n'ont pas pu entrer dans les trois premières. C'est ainsi que tous les Zoopbytes diffèrent des Vertébrés et des Animaux articulés en ce que leur corps n'a pas le tronc articulé et divisé en deux moitiés latérales semblables , et des Mollusques, tantôt par le manque d'une circulation complète du sang dans des vaisseaux spéciaux clos, et tantôt par leur corps divisé en plus de deux parties semblables ; et enfin on y
CUAPITRB VI. i85
a placé (rès-arbitrairemeDt tous les animaux dont l'extrérae pelitesse n'a pas encore permis de bien étudier leur organisation, et qu'on a pour cela gratuitement supposés être trèssimples dans leur structure , et devoir appartenir en conséquence k la subdivision la plus inférieure des animaux.
Ce quatrième Embranchement du Règne animal (1) est divisé en six Classes : celles des ëntozoaires, des Échino-
DERMES , des FORAMINIFÈRES , deS ACALÈPHES , dcS POLTPES
et des Infusoires.
Les Entozoaires ont encore le corps divisé en deux partits paires; ils ont un système nerveux longitudinaU point de système sanguin, connu et point d'appareil spédai pour la respiration La plupart sont vermiformes , et vivent dans Vintérieur d'autres animaux; quelques-uns sont à sexes séparés^ les autres sont hermaphrodites. Le corps est sans aucune partie solide y si ce n'est qtielques crochets cdrnés à la tête.
Ces animaux ont la plus grande analogie avec les Annelides, auxquels ils se rattachent bien évidemment, mais sont par leur organisation placés encore plus bas dans Téchelle animale; tandis qu'ils sont au contraire intercalés, on ne sait pourquoi , par Ccvier , dans son ouvrage intitulé i le
RÈÇNE ANIMAL DISTRIBUÉ d' APRÈS SON ORGANISATION , CUtrC 1«S
Échinodermes et les Acalèphes, animaux avec lesquels ils n'ont cependant pas la moindre ressemblance.
Leur affinité avec les Annélides inférieurs est surtout des plus grandes chez les espèces k corps allongé vermiforme , telles que les Pilaires , les Ascarides , les Strongles , dont le corps présente encore une véritable cavité intestinale, et constituent TOrdre des Cavitaires. Dans les deux derniers gepres que je viens de nommer, apimaux assez grands pour avoir pu être facilement disséqués, les téguments sont doublés immédiatement d*une couche de muscles k fibres non subdivisées en segments; et plus en dedans se trouvent, dans
tm ■«
(1) Voyez la note n* 7,
les i4«candcs quatre bandes longitudinales • une inférieure, une supérieure et deux latérales, divisant le corps en quatre parties égales; mais sur la nature desquelles on n'est pas d*accord. Les uns considèrent les deux latéralies comme seules musculeuses et les deux autres comme nerveuses; mais il est plus que probable que toutes les quatre sont musculeuses ; sans quoi ces animaux ne pourraient jamais fléchir leur corps ni en dessus ni en dessous.
Chez les Strongïes , on retrouve sous les téguments la même couche de fibres ciretilaires , et plus en dedans huit bandes musculeuses au lieu de qdatre, allant d'utte extrémité du corps h Tautre , Séparée^ seuleinent par de profonds sillons. Cette disposition, qiii consUtue, comme on toit, une transition fort remarquable entré les animaux à corps formé en parties paires , et tevit i^nï vont suivre , k corps en parties rayoïinées ; dispositiôâ ql>l fait ain^l participer ces àniinaux à la fois à deux modes d'organisation , et i^^ontrè encore
ICI AVEC QUELLE ADMlItAfitÊ èlAPLfCItÉ bE MOtEI^é Lfi GrÉA- TÈUfc A SU PASSER Ht L'ÙNË BÉ CES FORMES À t*AtJTftE,
quoique au ptemié* ép^çtt if àemble èxiiter une trèsgrande différence éntr^ leâ caractères qbi distinguent ces animaux.
Le Canal àlimenmM dés Entoi^oaîres càVitaîréS offre également encore dé gratifies ressemblances avec cëldi des At^nélides; II est dé nfétte flottant datis tiùe véi*itable <!avît6 viséérale, et éomflSënce ()ar une Bouthe pour se terminer pat^ un Anus, distiticfà Ttin de l'autre. L'orifice bdccal , d'ordinaire en fprme âë simple ouverture ronde ou sfllongée, est eiitoul-é dans bèaûéôtrp flé genres, soit de petits tuberc\il6s plus ou moins nombreux , soit quelquefois de pièces cornées paraissant servir encore k la mastication.
Vivant la plupart en parasite^ dabs l'intérieur d'autres aniinaiJx , et ne pouvant en èonséquènce pk»s respirer ni Farr ni l'eau, les Entozoaires n'crnt pins & Appareil respiratoire; et on ne leur connaît non plus aucune partie qtii puisse être
comparée à un Système viisculaire sanguin; et les humeurs nutritives paraissent en conséquence s'écouler des parois du canal intestinal , pour être ensuite absorbées par les organes environnants. C'est-k-dire qu'on trouve chez ces animaux le point de Véchetle animale où disparaît le- système toBculaire sangum propre aux classes supérieures , pour être remplacé dans sd fonction par un simple suintement des htimeti^-s nutritives à trttvers les parois du canal digestif: nouvèdii mode plus développé dans les classes suivantes.
Outre le cand intestinal, la cavité viscérale renferme encore, comme & l'ordinaire, les organes de la génération dont il âera parlé plus tard.
Le Professeur Otto, de Breslau, a découvert, dans la plus grande espèce de ces animaux , le Strongle géant , un Système nerveux qui aurait également la plus grande ressemblance avec celui des Annélides Abfanches, dont ces atiimaux approchent ëgalëtnétit sous toiis les autres rapports. Système nerveux consistant en une chaîne de ganglions extréinement petits et nombreux, situés de même le long dé là ligne ventrale du corps, el commençant par un gatigllofi beaucoup plus grand placé en avant sons le commeD^etnent do canal intestinal, et se terminant près de l'anus égale^ taènt par un fort grds ganglion ; mais il n'y existerait plus de renflement sus-oesophagien ou Cerveau. Le même auteur dit avoir trouvé aussi quelque chose de semblable dans les Ascarides, d'où il est très-probable que totis les autres Entozoaires CAVitiiREs sout égalefueut pourvus d*un système nerveux fôriné sur le même plan , mais peut-être plus dégradé, et par Ik moins apparent.
Dans le second Or^rè des Entozoairéa , eelni des Parbn- CHTBATBux, la dégradatiofi organique va encore plus loin ; eea animaux, n'ayflnt plus même de cavité viscérale propre^ melle dite; leur corps, qui varie considérablement pour la forme, ne présentant en apparence qu'un lissu fibreox, probableneat musculafre^ daua lequel on ne distiague plus
aucun ordre de fibres; toul étant comme feutré et çontrac^ tile dans tous les sens.
V Appareil digestif ne forme plus de canal simple commençant par une Bouche et se terminant par un Anus , mais, une cavité diversement subdivisée , selon les genres , commençant par un ou plusieurs suçoirs , et se répandant dans le corps, où il est uniquement creusé dans le parenchyme général qui constitue ce dernier ; condition dans laquelle se trouvent déjà les Mollusques Acéphales, avec cette différence que, vu la forme ramifiée que prend la cavité digestive, il n'existe point d'orifice anal chez les Entozoaires parenchymateux ; ce qui constitue un nouveau degré de dégradation chez ces animaux.
Certaines espèces ont le corps garni d'une ou de plusieurs ventouses,^ au moyen desquelles elles peuvent se fixer; et d'autres ont, h ce même effet, la tête armée de crochets cornés leur servant à se cramponner aux organes des animaux dans l'intérieur desquels ils vivent également pour
la plupart.
Ce n'est encore que dans quelques espèces , telles que les Dauves^ qu'on est parvenu a découvrir un Système nerveux ^ mais qui diffère considérablement de celui des animaux appartenant aux classes précédentes, et même de celui des Entozoaires cavitaires.
Les Dauves ont le corps aplati en une faucille ovale, pointue en arrière et se prolongeant en avant, en un cou grêle , imitant le pétiole de la feuille , et portant k son extrémité la bouche en forme de suçoir. La partie centrale du système nerveux forme un assez gros ganglion impair, placé sur la ligne médiane du corps , vers le tiers antérieur de ce dernier. De ce ganglion part une paire de branches latérales . se portant transversalement en dehors sur une paire de ganglions placés près du bord latéral du corps; et de chacun de ceux-ci partent deux autres troncs nerveux : un antérieur et un postérieur, longeant à une petite distance
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ce bord jusqu'h l'extrémilé du corps, formant chacun dans son trajet encore plusieurs petits ganglions, d*où partent divers troncs nerveux se répandant dans tous les organes.
À I*un des degrés les plus inférieurs de cette classe d*animaux doit être placé le genre &eba, petit animal découvert dans la Méditerranée par Otto. Son corps large et aplati a la forme d'une poire fortement déprimée, un peu concave il la faee ventrale, et profondément échancrée ^ son extrémité antérieure rétrécie, mais dans lequel on n'aperçoit plus aucune trace d*un organe particulier; et entre autres, plus aucune partie qu'on puisse comparer k un appareil digestif. Ces animaux absorbant simplement les substances dont ils vivent par toute la face inférieure coiicave de leur corps., qu'ils appliquent contre les objets dont ils veulent se nourrir; substances qui s'infiltrent dans leur parenchyme en devenant directement leur chyle et leur sang , mode de nutrition arrivé ainsi au degré le plus bas possible , qu'on retrouve du reste encore plus loin chez d'autres animaux de là classe des Polypes.
CuviER place les Gleba parmi les Âcalèphes, avec lesquels elles n'ont pas la moindre analogie, étant évidemment des animaux ii corps par parties paires , tandis que ces derniers sont rayonnes.
Enfin , au degré le plus inférieur de la Classe des Entozoaires et même de tout le Règne animal , se trouve incontestablement le Protée^ espèce microscopique que les Naturalistes placent, pour cette seule raison, dans la classe des Infusoires, formée en général des animalcules le plus hétérogènes , dont beaucoup d'autres appartiennent également auiEntozoaires.
La simplicité de l'organisation du Protée est telle que non-seulement toutes les fonctions organiques ont presque disparu, vu qu'on n'aperçoit plus chez lui, malgré la parfaite transparence du corps, aucune trace d'un organe spé'cial quelconque , mais encore qu'il n'a, dans son ensemble.
199 TluioLOQtB Dl U NATVRK.
mjême plus de forme eoiist^Dte ; tout ^w çQf]\B m ooii«i$laiit qu'en une gouttelette mici^oscopique d une matière gélatineuse, prenant successivement toutes les formes imaginables, sans peut-être jamais reproduire exactement la même. C'est en s*étendant tantôt d'un côté et tantôt d*un autre, en formant les prolongements et les contractions les plus variées, qu il rampe lentement en tons sens.
Ce remarquable animalcule parait offrir ainsi le eaa de la suppression de toutes les facultés qui ne aont pas rigoureusement attachées à la condition do TanimaUté, et ne -plus avoir qi9*un System miiBculaire qui lui permet d^enéeuter certains mouvements; un Système absorbant i^éee^èwe h sa nutrition, et un Système nerteua> qui l'anime et lui faîl dis* tinguer son corps de ce qui n'en fait pas partie.
11 résulte de cette simplicité extrême de Torganisme animal que le Protée^ qui n'a en réalité pas de forme déterminée, les offrant toutes, et aucune en particulier, constitua par là même le point de départ des deux grandea divisions du Règne animal, celle des Animaux à corps fairei eelle des Animaux à corps rayonné.
En effet , après être descendu si bas dans la composilioa du corps des animaux de la première de ces donx grandes divisions de Téchelle zoologique, l'organisme se relève de nouveau daqs la seconde à d'autres complications différentes, en arrivant pour une dernière fois chez les ÉcniNODERiifis k une brillante richesse d*organes ^ offrant, dans cette reoiarquable classe, un dernier, mais magnifique tableau, dû k la toute-puissance du sublime auteur de la Nature.
^n partant de ces espèces les plus inférieures le mode d*organisation par rayonnement des parties arrive dé]h dans la Classe même des Entozoaires à des formes où cette nouvelle disposition devient bien apparente , surtout dans les espèces à corps plus ou moins cylindrique, telles que les Strongles. dont j'ai parlé un peu plus haut, desquels on passe par une branche latérale successivement aux Classes des
CfiArlTBI Vt. Mi
KciiiNODBaMEs et d«8 Aqàlè9H£8, et enfin à celle ded Polypes» où Torganisme animal retombe pour la dernière fois dans les conditions de la plus grande simplicité, pour disparaître enfin pour toute chose, dans les genres les plus inférieurs de cette dernière classe.
Les ÉCHiMODERMBs sc lient en effet d*une manière intime par les espèces vermiformes qu'elles renferment , b celles placées vers les degrés supérieurs de la classe des Entozoaires; la classe des Échinodermes se composant A* animaux à corps divisé pour les organes de la vie de relation , en plus di9 deux parties égales rayonnant autour d'un axe commun ; à circulation sanguine complète (dans les espèces dont Torganisme est connu) ; ayant une cavité vincérale renfermant un canal intestinal, flottant; et une partie centrale du système nerveux en forme d'anneau entourant Vœsophage.
Dans cette nouvelle complication finale des organes, nous voyons ainsi reparaître non-seulement une circulation sanguine aussi complète que dans les Mollusques, quoique entièi-ement différente 4e la leur quant au mode de distribution des vaisseaux. Nous y retrouvons également de nouveau UQ appareil respiratoire, mais fondé aussi sur des principes qui n*onl plus rien de commun avec ceux d'après lesquelssont formés les poumons et les branchies; enfin ces remarquables animaux ont de nouveau leur corps soutenu intérieurement ou extérieurement par une charpente de pièces solides calcaires, articulées entre elles, el fort souvent mobiles , pour servir de levier aux muscles qui s'y insèrent; mais qui n'ont du reste également pas la moindre analogie anatomique soit avec le squelette des vertébrés, soit avec le têt des Animaux articulés, soit même avec les coquilles ou les quelques cartilages soutenant diverses parties du corps des Mollusques ; tout étant de nouvelle création chez les ZooPHYTEs; quoique les diverses fonctions que ces organes remplissent soient physiologiquement les mêmes que dans les animaux supérieurs. Nouveaux et riches organismes 0!>
brille pour la dernîève fois d'une vive lumière , jusque dans les plus minutieux détails des parties, la plus admirable harmonie des conditions d'existence, soit entre les formes , soit entre les rapports et les fonctions des organes, pour les faire tous concourir, chacun en ce qui le concerne, k Taceom plissement de la cause finale k laquelle chaque animal doit arriver ; en faisant encore ici éclater dans toute sa gloire la sublime Toute-Science et l'ineffable Sagesse du Créateur ; avant que tout ne se perde dans le néant, où Ton voit bientôt s'éteindre par une rapide disparition les derniers vestiges des organes , dans les espèces placées aux degrés les plus inférieurs de l'immense série animale.
Dans les genres placés en tète delà Classe des Éghinoder- MEs formant l'Ordre des Fistulides, ces animaux, peu différents encore des Entozoaires supérieurs, ont, comme eux, le corps plus ou moins cylindriquey non épineux , les deux orifices du canal intestinal distincts et situés le plus souvent aux deux extrémités du corps.
Ces animaux, dpnt l'organisation intérieure est généralement encore peu connue, ont de nouveau des Téguments bien distincts, épais et coriaces, chargés déjk dans les Lithodermes de nombreuses granulations calcaires, premiers vestiges de la charpente très-compliquée soutenant le corps des espèces des deux autres Ordres , les Échinides et les Stel- LÉRiDBs, dont il sera parlé un peu plus bas. Dans plusieurs genres cette charpente forme même déjà des organes masticateurs entourant intérieurement la Bouche; tandis que ces organes n'existent point encore dans la plupart des autres.
Quoique ces organes buccaux manquent chez les Hotothuriesy les espèces les mieux organisées de ce premier Ordre des Échinodermes, leur bouche est toutefois entourée d'un cercle de pièces solides constituant le commencement d'un Tét qui, plus loin, dans les Échinides, enveloppe le corps tout entier ; cercle servant de points fixes aux muscles principaux de ranimai.
GHAPITRB VI. 193
assez épaisse de fibres doublant les tégnments, et distinciement divisée en plusieurs bandes longitudinales disposées plus ou moins régulièrement autour de Taxe du corps, en allant d'une extrémité de ce dernier à Tautre. Cette couche de fibres musculaires est généralement composée de deux lames, dont l'une à fibres transversales et l'autre à fibres longitudinales.
VÂppareil digestif y ressemblant également beaucoup encore k celui des Entozoaires cavitaires , se compose d'une Bouche placée à l'extrémité antérieure du corps , prenant souvent la forme d'un simple orifice plus ou moins saillant, ou trompe, et quelquefois elle est garnie intérieurement de mâchoires diversement conformées , cornées ou calcaires , rayonnant également autour d'un centre.
Le canal intestinal flottant dans la cavité viscérale, ne participant point encore lui-même à la forme radiée que prend déjà la bouche, fait souvent plusieurs replis avant de se terminer kTiinus, placé ordinairement k l'extrémité opposée du corps , et près de Tantérieur chez les Siponcles ; orifice qui parait même manquer, d'après Guvier, chez les Liiho^ dermes, animaux qui rendraient le résidu de la digestion par la bouche, ainsi que cela a lieu chez les Étoiles de mer. Ce tube intestinal, fixé d'ordinaire aux parois de la cavité viscéraie par des ligaments filamenteux, y est déjà suspendu chez les Holothuries, les espèces les plus parfaites de cet Ordre, par un véritable Mésentère membraneux, qu'on retrouve ensuite dans les Ordres suivants.
La plupart des Fistulides ont le corps complètement dépourvu de membres propres k la locomotion ; d'où ces animaux sont réduits k un pénible rampement sur leur ventre.
Dans les Holothuries et genres voisins, le dessous du corps, ou du moins sa partie moyenne est, au contraire, garni de nombreux petits tubes membraneux, sortant des téguments, et terminés chacun par une petite ventouse, au moyen de laquelle ces animaux se fixent et rampent en se irai-