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se cpnteata de i^enacQr ie Pharaon de faire tomber une grole. d'une grandeur teUe^ que tout serait détruit^ a*il ne laissait pas partir les Hébreux ; et cette grêle tomba, en effet, m éps^rgnant le» conUées qu'habitaient les Israélites. Le roi avauant alor^ qn*il av^it péché, et que rÉternel était juste en k punissant, t^ria encore Moïses de fléchir son Dieu par ses prières, promettant de noqvean, et cela pour 1« septième fois » de les laissée jiartîr, mais le Pharaon n*en vjoJa pour cela pas motns ^ parole que précédemment.
L'Ëteriiel envoya encore Moïses au Pharaon , pour lui ordonner de sa part de consentir au départ des Israélites, et en cas de refus, de lui annoncer que des sauterelles rayageraient le pays; e( Mojses ayant rempli sa nouvelle mission, tourna le dos au Pharaon, et partit (Chap. X). l.es serviteurs du roi, afiOiigés de tant de malheur», le prièrent de laisser enfin partir les Israélites; et eédant momentanément k leurs instances , il fit rappeler les deux qhefs des HéJbi^ux, pour leur annoncer quil consentait de nouveau k ce que les Israélites allassent sacrifier à leur DkieU) mais a 1^ condition quon lui indiquerait les noms de tons ceux qui feraient le pèlerinage; mais Mmaes Ini répondit qu'ils partiraient tous en emmenant leurs familles , et jusqu'^ leurs troupeau^, vu qu'ils avaient à célébrer une fête solennelle ^ VÉternel {Yer^et 9); et le roi , fopoé par les oiaux qui affligeaient le pays, consentit enfin au dé^ part, mais des hommes^ senleipent, et il chassa les deux Hébreux de sa présence ( F^mt U). Alors rÉternel ordonna ilMoïses de iaire ven'^r les swterelles, afin quelle broutmseut tQUt^ l herbe de la i^r^y et tfiui c9 que! la ij^rve a laissé d$ re^ie^ Ce fléau engagea de nouveau le roi de prier Moïses et Àaron d'intercéder auprès de leur Dieu pour qu il fit cesser ce malheur ; et rÉternet rayant ei;aucé , fit lever un fort vent d'ouest qni eoi^porta toutes les sauterelles , et les précipita dans la me? Reiige. Mais le Dieu des flébrewf asfant de n^^euu etnltircî le oçmr du îfM^mrque% celui-à
cjiAPiTiii my, m
s'opppsa, comme les autres fois, ati départ des Israélite^
(Y^rset 20). Alors Moïses fit v^nir des ténèbres sur tout le
pays , à TexcepUon de la proviqce de Goschen qu'habitaient
Iqs Hébreux ; et Pharaon faisant encore venir Moïses » lui
permit de conduire son peuple au désert hors de TÉgyptei
en y laissant toutefois leurs troupeaux; mais Moïses lui
répondit que cela était impossible, vu qu'ils avaient besoin
de leur bétail pour les sacrifices et les holocaustes qu'ils
devaient o^rir ï rËternel^ et qu'en conséquence, ils eoH
mèneraient tous leurs troupeaux • sans qu*il en.rest&t un
ongle. Or Dieu ayant encore endurci le cœur du Pharaon,
celui-ci refusa de nouveau de laisser partir les Hébreux, et
chassa encore une fois Moïses de sa présence, lui défen-»
dant, sous peine de mort, de ne plus paraître devant sa
face (Fersef 28).
SS9. t Mors Moïses lui répondit : Tu as bien dit ; }• nf Derrat plus jamais ta fate, »
On voit dans ces divers chapitres que je viens de. citer, comment Fauteur de l'Exode présente partout, ainsi que je l'ai déjà fait remarquer plusieurs fois, TÉtre Suprême, toujours comme un simple homme, très-puissant, il ei»t vrai , mais assimilé dans cette puissance même k des- vm^ giciens, avec lesquels il le fait lutter de savoir«faire ; luttes dans lesquelles il est souvent égalé par ces derniers; et si à la fin Moïses produisit, par l'assistance de Dieu, des effets que les magiciens de TÉgypte nC; purent pas imiter, cela ne prouve pas une moindre puissance chez ces dernier^, mais simplement la connaissance d'un moindre nombre de magies; car s'ils ont pu, comme Moïses, transforma une verge en serpent, et la faire redevenir verge; s'ils ont pu convertir, comme lui, l'eau du Nil en sang, et faire i naiire d'innombrables grenouilles, cela est tout aussi prodigieux que la naissance subite des sauterelles et d'antres ^ insectes. Encore la plaie des sauterelles, celle des maladie^s r pustuleuses ou la PeiM, qui affligent encore souvent l'Egypte,
o3S- THEOLOGIE DE LA NATURE.
ne ptarent - elles pas être attribuées aux causes ordinaires , tout aussi bien que la grêle que Moïses fit tomber ; de manière que ce sont précisément les effets vraiment miraculeux que les magiciens ont produits k Tégal de Moïses.
Que dire de cette singulière manière d'a^r que Tanteur prête k la Divinité, qui veut faire sortir les Israélites d*Égypte, sans pouvoir parvenir k vaincre Topiniàtreté de Pbaraon ; qui alternativement promet et refuse de les laisser partir; événements où TËtre Suprême, le Dieu tout-puissant, est par dix fois obligé de faire solliciter pour eux par son protégé la permission d'aller sacrifier k leur Dieu? Mais ce qui est plus fort que tout cela, c'est que, suivant l'auteur, l'Éternel lui-même se crée des obstacles en endurcissant le cœur du PAaraon pour qu*il ne permette pas ce que lui-même lui fait si instamment demander ; et cela pour le punir de ce que Dieu Toblige de faire. Quelle Philosophie ! Enfin quelle morale, quelle justice Moïses a-t-il pu trouver dans ces actes de la Divinité, qui dix fois désole l'Egypte entière pour punir un seul homme d'avoir résisté k Moïses ? Toutes ces choses sont vraiment inconcevables, n^me chez un auteur ûe Poèmes; et l'on veut nous imposer de tels ouvrages comme livres canoniques révélés k leur auteur par l'Esprit de Dieu \ Ouvrages sur lesquels je suis même loin d'avoir tout dit. -
Au Chap. XI, Dieu annonce k Moïses qu'il punira encore une autre fois l'Egypte de l'opiniâtreté de son souverain ; mais cette fois, non en faisant venir une nouvelle plaie sur le pays, mais en massacrant lui-même tous les premiers-nés ; et cela non-seulement des hommes, mais aussi du bétail ; et que ce sera k la suite de ce nouveau désastre que Pharaon laissera enfin partir les Enfaâts d'Israël en les chassant même par la force. Enfin Dieu renouvelle k Moïses Tordre de dire k son peuple ce qu'il lui avait déjk recommandé en lui apparâissant sur la montagne d'Horeb , d'emprunter a
leurs amis le plus possible d'otjets de prix, aGn de les dé^ pouîUer en s'en allant.
Dieu ordonne en outre aux Israélites, afin d^ les préparer au voyage qu'ils doivent entreprendre, de manger par famille un agneau ou un ehevreau rôti , le soir du quatorzièmo jour du mois , veille du départ , qui sepa la Pàqut de T Étemel (Chap.XI, 1) ,.et d'enduire du sang de cet animal \e^ poteaux et les linteaux des portes^ afin que les habitations des Israê* iites soient marquées : « Car je passerai (dit l'Éternel) cette nuit'là par le pays d* Egypte , et je frapperai tout premier-^ au pays d'Egypte, depuis les hommes jusqu'aux bêtes ^ et /exercerai des jugements sur tous les dieux de V Egypte. Je suis VÊtemel. » (Verset 13.) C'est ici où Moïses institue, au nom de TÉternel, la fête de Pâques des Hébreux, dans les termes suivants :
14. « Et ce jour vous sera en mèmmre^et vous le célébrerez comme une fête solennelle à VÊtemel^ dans vos âges; vous le célébrerez comme une fête solennelle ^ par une ordonnance perpétuelle. »
. 15. < Vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain; mais. vous ôierez dés le premier jour le levain de vos m:aisons. Car si quelqu'un mange du pain levé^ depuis h premier jour jusqu'au septième , cette personne4à sera retranchée d'Israël. »
16. < Au premier jour, il y aura une sainte convocation; il y en aura aussi une au septième jour; il ne se fera aucune œuvre en ce jour-là; seulem^t on vous apprêtera. ce que chaque personne doit manger. »
17. « Vot^ observerez donc les pains sans levain; car en ce mêms jour-là j'aurai retiré dès troupes du pays d'Egypte^ Vous observerez ce jour-là dans tos âges^ par ordonnance perpétuelle. »
A minuit» l'Étemel passa k travers toute l'Egypte, exterminant tous les premiers-nés, k l'exception de ceux des Israélites dont les maisons étaient marquées; caqui causa un tel
334 THiOLOGIS Dt LA IIATURB.
désordre dans le pays, que le roi et tout le peuple se letèrent, et forcèrent les Hébreux de s'en aller, le Phataon leur permettant même d'emporter tout leur avoir.
C'est le jour Ae P&ques que les Israélites partirent enfin en massé de Rûhniéàès dans le pays de Gosehen , au nombre âê 600,000 homme de pied, ians y càmptendre les petiu tn^ fanis {Verset 87), et se rendirent k Snccalh, emportant tous les objets de prix qu'ils purent avoir de leurs voisins, ainsi que l'avait ordonné rËternel.
38; « Il i'en alla aussi avec eux u^ grand nombre dé toute sorte de gens et de brebis et de bœufs; et de foft grandi trou* peaux, %
C'est eti partie par ce dernier fait qu'on peut expliquer le nombre considérable de cette population, qui n'a pas pu atteindre , en 400 ans qu'a duré le séjour des Israélites en Egypte , cet immense accroissement, qui est d'ailleurs sans aucun doute fort exagéré. En effet, comment concevoir que les habitants du petit pays de Chanaan aient pa résister, comme on le verra un peu plus bas, pendant 40 ans k une telle masse de 600^000 combattants , qu'ils tinrent ce long espace de temps refoulés dans le désert ^ où les Israélites eu« reut à lutter contre la plus horrible misère? Très -probablement les Égyptiens qui se joignirent aux Hébreux n'é** taient que des curieux qui crurent assister k peu de distance à une simple cérémonie^ et revenir ensuite ches eux après une absence de quelques jours.
Que diS'>jë?le8 seuls habitants du tout petit territoire des Philistins tinrent victorieusement tète pendant plusieurs siècles, jusqu'au Roi David, au peuple d'Israël, auquel ils ont même enlevé leur Arche d'alliance , rdprésentant leur Dieu {Samuel, I, Chap. IV).
Au Chap. XIII de l'Exode, Moïses répète au peuple la loi qui institue la Pâque, et lui dit qu'en commémoration de la sortie d'Egypte où Dieu a fait périr tous les premiers^nés , il fallail aussi lui sacrifier tous les premieps^nës^tant des bétes
que dèi hommes ; mais qu^on pourrait radieter ces derniers ainsi qile les premiers^nés.des Anesses, en les remplaçant par des Agneaux; et recommanda de faire ainsi, quand un jour le peuple dlsraël aura pris possession du pays de Chanaan, (|ue Dieu a juré de lut donner. Nous trouvons encore ici cette assertion ) que Dieu a fait alliance par iermenî év9C Israël, absolument comme le fait un homme pour adsufer de la fidélité de sa parole, venant à Tappui de la preuve que Moïses se faisait une étrange idée des perfections de FÉlre Suprêaie.
C'est également ainsi qu'il est dit au Verset 1 T : <i Or , quani Pharaon eUt laissé aller le peuple^ Dieu ne leè conduisit point par le cftemtn du pays des Philistins , bien qu'il fût le plus proche ; car Dieu disait : Il est à craindre qUe le peuple ne se repente 1^ quand il verra la guêtre^ et qu'il né retourne en ÊgyptCi »
Ainsi , au lieu dé leur faire prendre le chemin le plus court pour aller en Clianaan, Dieu fit faire aux Israélites uù imn^ense détour, les conduisant par la mer Rouge, à travers laquelle il les fit passer, d^abord dans les déserts de l'Arabie, où il leur fit supporter pendant 40 ans les plus affreuses privations. Qu étaient donc pour Moïses la toute^puissance et l'omniscience de i'Éternel , pour lui avoir fait dire qu'il esta craindre que le peuple ne serepente^ et qu'il fallait l'empôeher de retoilrner en Egypte en lui faisant traverser la mer, afin de rendre le retour impossible? Mais cette craitite et cette ruse n'étaient-elles pas plutôt purement le fait de l'intelligence de Moïses, qui les fit passer comme defe moyens employés pai^ la Divinité.
C'est au Chàp. XIV qu'est raconté le célèbre passage de la mer Rouge, où Dieu dit encore qu'il endurcira le cœur de Pharaon, ainsi que de tous les Égyptiens, afin qu'ils poursuivedt les Israélites et aillent tous périr dans les flots. En effet,tle roi ayant été informé du départ des Israélites^ les poursuivit avee une armée nombreuse, où se trouvaient tous
les ehats de gtierre d' Egypte ; et près de la mer les Hébreux commencèrent déjk à reprocher h Moïses de les avoir fait sertir de leur pays pour Jes faire périr dans le désert, se troavant d'autant plus effrayés qu^ils virent derrière eux l'armée de Pharaon qui les poursuivait. C'est alors que Dieu ordonna k Moïses de frapper la mer de la verge qu'il tenait en main, afin de fendre les eaux pour que le peuple hébreu pût passer à sec.
Or comment le roi put-il réunir en quelques heures Um$ les chars de guerre de T Egypte entt^r^? N'est-ce pas déjà là une de ces mille impossibilités dont j'ai parlé plus haut? Et si en effet les Israélites ont passé la mer à pied sec, c'est , ainsi que tout monde le sait, parce qu'elle est très-pen profonde à Tendroit où le passage a eu lieu , et que Moïses connaissant le moment de la basse marée s'arrangea de manière k passer au moment du reflux , afin que l'armée des Égyptiens arrivant quelques heures plus tard fût arrêtée par le retour de la mer; passage que tous les jours de nombreux voyageurs exécutent au même endroit sans aucooe difficulté : voilà tout le secret de ce célèbre miracle; et en effet, quoique l'Éternel ait dit k Moïses, au Verset 16, de fendre la mer avec sa verge, il est formellement dit, au Verset SI , que l'Éternel fit reculer la mer toute la nuit par un vent d'orient très-fori; c'est-^à^ire par le reflux^ qu<Mqo*il soit dit aussi que les Eaux se fendirent y et servirent de murs ^ux Israélites qui passèrent au milieu ; forme un peu épique, par laquelle l'auteur a voulu peind)*e cet événement; tandis que les Égyptiens, qui entrèrent également dans cette me aquatique, y furent tous noyés. Mais, quoi qu'il en soit, comment le plus vulgaire bon sens a-t-il pu permettre au Pharaon de se hasarder dans ce miraculeux défilé , qui devait nécessairement lui prouver, par sa disposition extraordinaire, que les Israélites étaient protégés par une Divinité toute-puissante, contre laquelle il ne pourrait rien ? Mais on comprend qu'il a pu espérer passer également avant le flux
ilifAPITl» XIV. 5S7
de la mer, et qtrayaot rencontré des obstacles il y fut surpris par le retour des eaux. Mais il est surtout dit aux Versets 24 et 25 que déjà la veille Dieu mit T armée égyptienne en déroute et ôta les roues des chars, qui ne purent plus être conduits que fort pesamment. Or une armée en déroute, privée de son matériel^ n'entre pas aussi docilement dans une rue à parois d*eau.
AuChap. XYI, les Israélites que Moïses- avait conduits d'abord dans le désert de Sin , où il n'arrivèrent même qu*après plus de deux mois de séjour àwnsV Arabie Pétrèe, où ils souffrirent déjà de la plus horrible misère, reprochèrent amèrement k leurs deux chefs de les avoir fait sortir d'Egypte, où ils avaient vécu dans l'abondance. L'Éternel ayant entendu ces plaintes dit h Moïses qu'il ferait pleuvoir dii pain, afin à* éprouver le peuple , pour savoir s'il marcherait ou non dans sa hi. G'est-k-dire que, d'après ce passage, Dieu nepouvani savoir ce que les Israélites feraient, les essaya par une expérience (Verset 4) , et Verset 6. « Moises et Aaron dirent à tous les enfants d* Israël, ce soir vous saurez que V Étemel vous a t\rés du pays d* Egypte. »
En effet rÉternel,ému par les souffrances du peuple, lui fit dire parMoïses que le soir même il mangef ait de la chair, et le lendemain matin du pain, promesse qui se réalisa bientôt, vu qu'entre les deux Vêpres une quantité innombrable de Cailles vint s'abattre sur le camp, et chacun en prit ; et le lendemain, après la rosée, toute la terre se trouva couverte de petites boules blanches semblables k de la semence de coriandre, que Moïses dit être le pain dontrÉternel avait parlé. Cette substance, que le peuple nomma de la Manne, était blanche et avait le goût des Beignets de Miel (Verset 31).
Tous les Miracles étant possibles au Tout-Puissant , on ne sera pas trop surpris de la quantité prodigieuse de Cailles qu'ondit s'être abattues sur le camp, pour que l'immense peuple d'Israël, qui ne comptait pas moins de 600,000 combattants, ait pu en prendre assez pour que tous en mangeas-
5M THiOLCMIII n L4 HATURI.
sent. MaiS) quoi qn^il en fût, Textréine misère b laquelle ce malheureux peuple se trouva réduit, et le besoin qu'il éprouva de manger de la cbair, prouvent toutefois qu'il D*avait plus de troupeaux, ni aucun fruit de la terre dont il pût vivre.
Quant k la manne dont les Israélites ont^écu pendant 40 ans dans le désert, avant qu'ils ne parvinssent k s'emparer du pays de Chanaan (léoihoa^ Ghap. V, 12), on n'a jamais pu savoir ce que c'était, vu qu'elle n*a plus répara nulle part; pendant qu'elle tombait tous les jours en si grande abondance du ciel, durant ce long espace de temps qu'il a fallu pour arriver enfin dans cette terre promise; tandis que Dieu n'eût eu qu'k vouloir, pour que tout fût terminé k rinstant, en faisant passer le peuple d'Israël, sans aucun miracle , par le pays des Philistins qui offrait le chetnin le plus court.
L'armée des Hébreux «ampée au désert de Sin se porta enfin plus vers le sud, et vint camper k Réphidim dans un lieu où il n'y avait |ioint d'eau ; te peuple reprocha de nouveau k Moïses de l'avoir ainsi établi dans une contrée privée de l'un des objets les plus nécessaires a la vie ; il lui dit: Ghap. XVII, 2. « Powrguoi me querelleZ'-vous ? Pourquoi ientez-vous V Éternel? »
G'est ainsi qu'en se faisant passer pour le Prophète de Dieu il mit toutes ses fautes k la charge de la Dîvinilé.
Dans cette position critique Dieu lui dit de frapper de sa verge le rocher de Horeb , pour en faire jaillir de suite une source; ce qui fut fait en présence des chefs dn peuple.
G'est k Réphidim qpe les Israélites eurent la première bataille k soutenir contre les Hamalèhites , dont ils envahivent le territoire, et que Iéosghoa, leur général, défit; aussi est^il dit ( Ghap. XVIL 14 ) qw Dieu promit d' effacer entièrement Hamalek de detsaits les cieusCé Mais malgré cette promisse I on voit ce peuple plusieurs fois reparaître encore
eiAFItlUI XIY. SW
dons les guerres que les Hébreux eurent k soutenir contre leurs voisins.
Moïses se trouvant alors très-près deMadian, où demeu* raitlÉTHRO, son beau-père; celui-ci ayant apprisses exploits, vint auprès de lui en amenant sa fille Séphora, femme de Moïses, et ses deux fils Guérschom et Élihézer , qu'il avait sans doute renvoyés d'Égyple, après y être allé pour délivrer le peuple d'Israël ; vu qu'il est dit au Chap. IV, 20, qu'en s'en allant de Madian , Moïses avait emmené sa femme et ses enfants. Or, Moïses ayant raconté & son beau-père tous les miracles que rÉternel avait faits pour tirer le peuple d'Israël de TÉgypte ; lélhro , quoique sacrificateur k Madian , et par conséquent païen , dit qu'il reconnaissait par Ik la supériorité de l'Éternel sur les Dieux des Égyptiens , et lui offrit un holocauste ! ce qui constituait tacitement une conversion à la doctrine mosaïque. Mais en lui disant qu'il connaissait la supérioriié de TÉternel (Chap. XVIII, H ), il exprima toutefois par Ik qu'il continuait à croire encore à Texistence des Dieuit du Paganisme.
Après trois mois d'existence dans le désert, les Israélites arrivèrent au pied du mont Sinat, sur Je sommet duquel Moïses reçut des mains mêmes de TÉternel, les TMes de lu Loi , loi connue de tout le monde sous le nom de Décalogue^ mais qu'on a toutefois plus ou moins altérée dans les divers Catéchismes que les enfants ont entre les mains.
Moïses ayant réuni tout le peuple au pied du Sinaï , y traça une limite» qu'il défendit à qui que ce fût de franchir sous peine de mort, afin que personne n'y montât pendant que lui et son frère Aaron y seraient en conférence avec l'Éternel , qui leur avait dit qu'il s'y présenterait devant eux dans une épaisse nuée. Le moment étant venu , les deux chefs du peuple montèrent sur la montagne, qui se couvrit de nuages, où grondait le tonnerre , et d'où jaillirent du feu et des éclairs ( Chap. XIX, 16). Lk l'Éternel leur remit sa loi gravée de sa propre main sur deux tables de pierre.
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