II
546 THÉoLoen db hkr vaturs.
le Tabernacle devait être encore lui^-même recoiwert de deux autres Manteaux; Tun en peaux de Béliers rouges, et Tautre par-dessus (e tout, de peaux couleur d*hyacinthe.
Le Ghàp. XXYII est relatif h la forme que rÉternel prescrit pour r Autel des holocaustes et celle du Parvis dans lequel il devait élre placé. Cet autel , également décrit ^vec minutie , devait élre en boU , garni d*ornements en airain et portatif comme le Tabernacle, afin que les Israélites pussent le transporter partout aveô eux.
Le parvis était une enceinte de eent coudées de long sur cinquante de large et cinq de haut, fermée de couritines en toile de Hn, soutenues par des colonnes, et dans lesquelles devait être placé le tabernacle.
Il est vraiment remarquable de voir avec quels détails ridiculement minutieux , toutes ces choses sont prescrites dans leur formd et leur ornementation par la Divinité, que Moïses montre encore ici comme un simple mortel qui commande k des ouvriers divers objets qu'il fait faire.
Ler CuAt». XXYIII est relatif au ' sacerdoce , dont sont investis Aaron et ses quatre fils, sous le litre de Sagri- FiCÀTEDHs ; Chapitre où rÉternel , en parlant k Moïses sur le Sinaï, décrit également jusque dans les plus petites choses, même les vêtements richement ornés qu'ils doivent porter, pour lesquels tout le talept et le liQn goAt des savants, doivent être mis en réquisition, et où les pierres préoieuses ne manquept pas de figurer e« sbMidsQee. On voit p«r là que Moïses n^a point oublié sa psreoté, k laquelle il a eu sdn de conter la plus haute pt^ébture équivalant k la sou* verainetd.
Quant k la famille d^ Moïses lui-même, il est fort remarquable'qu'après qu'il en a été parlé au chapitre XVIII de l'Exode, où il est dit que son Beau-Père léthro, lui amena au mont Horeb sa femme Sépsora et ses deux fils, GuERScHOM et ËLiHÉzER, que Mcnses lui avait renvoyés quand il se rendit en Ëgyp,te pour en retirer les JêraëtUeêt
CBAmaR XIV, 547
il n'en est plus jamais question dans tout l'Ancien Testament, si ce n*est une seule fois , et cela fort indirectement, dans la p Chron,, XXIII, U; XXIV, 20, où il est dit que les descendants des deux fils de Moïses se sont considéra* blement multipliés , mais sans dire où , si c*est dans le pays de Madian que leur mère habitait, ou dans quelque contrée des royaumes de luda , ou dlsraël ; mais quoi qu'il en soit ^ ils n'ont jamais été , à ce qu'il parait , l'objet d'aucune dis^ tinction , si ce n'est du temps de David ( l*^"" Chron^ XXVI , 21v24). Ce silence absolu du Pentateuque même, à Tégard de la famille de Moïses, laisse penser que son Beau*Père , tout en lui amenant sa femme et ses enfants au mont Ho« reb , ne les lui a toutefois pas laissés « et les ramena chez lui à Madian : ou bien, ce qui n'est guère probable, qu'il le& ait lui-même repoussés comme indignes, sa femme n*étaat pas Israélite ; et cela pour se conformer lui-même à la loi d^ l'Éternel j qui défend au peuple d'Israël de s'allier par le mariage à des idolâtres. Mais ne serait-il pas plus probable que Moïses , privé du bonheur d*avoir avec lui sa femme et ses enfants , ait , pour se venger des Madianites , proclamé la loi dont je viens de parler, et n'ait plus tard ordonné, dans une guerre contre ce peuple , qu'on égorgeât tous les habitants sans distinction de sexe et d'âge (Nomb. XXXI, 17), massacre dans lequel sa famille a dû être comprise.
C'est sans doute par l'effet de cette absence de (jleseendants directs , que Moïses , concentrant toute son affection sur son frère Aaron et ses neveux, les investit des plus hautes dignités.
Au Chap. XXIX de l'Exode, Dieu ensa^ne sur la Montai gne , a Moïses , de quelle manière il devra consacrer Aaron et ses fils pour leur donner le caractère de grands sacrificateurs. Dans tout ce cérémonial, très-minutieusement expliqué, il y a une foule de faits et de gestes dont on ne comprend aucunement le motif, mais qui par cela même qu'on ne se les expliquait pas, avaient quelque chose de mystérieux qui devait faire de l'effet sur Tesprit du peuple.
Dieu ordonna en outre (Chap. XXX) a Moïses de faire construire aussi un Autel des Parfums de petite dimension, entièrement couvert d'or, sur lequel Âaron devait brûler tous les jours des parfums.
Dieu ordonna, en outre, que lorsque Moïses fera le dénombrement de toute la nation , chaque personne âgée de plus de vingt ans devra faire une offrande A'iin demi-siclej coDiime obligation à TÉternel pour le rachat de leurs personnes, afin qu*ils ne soient point frappés de plaies ; recommandant expressément que les riches comme les pauvres devront donner exactement la même somme , et que cet argent devra être employé k l'établissement du tabernacle.
Dieu ordonna encore k Moïses de faire faire un vase d'airain qu'on placera entre le tabernacle d'assignation et l'autel, pour servir k Âaron et k ses fils k se laver les mains et les pieds avant d'officier .
L'Éternel indique ensuite jusqu'k la recette d'un parfum qu'on devra brûler sur son autel et dont on oindra tous les objets sacrés , en défendant sévèrement d'en faire aucun autre usage , ce parfum devant lui être exclusivement con-^ sacré.
L'Être Suprême pousse même le soin jusqu'k indiquer à Moïses les ouvriers qu'il devra charger de l'exécution des divers ouvrages d'art qu'il lui a commandé de faire faire, disant (Chap. XXXI, 3) qu'il avait rempli ces ouvriers de son Esprit en industrie , en intelligence et en science.
Enfin , Dieu recommande encore d'observer strictement le Sabbat, en ajoutant que celui qui travaillerait ce jour consacré k l'Eternel serait puni de mort.
18. ^ Et après que Dieu eut achevé déparier avec Moïses sur la Montagne de Sinaï , il lui donna les deux tables du témoignage^ les tables de pierre , écrites du doigt de Dieu. »
Il y a ici une contradiction manifeste, vu qu'il est dit d'une part , au Ghap. XX, 24, 2o, que Dieu, après avoir donné les dix commandements a Moïses , Fui ordonna de ne
lui élever qu'un autel en terre ^ vu qu'en en construisant un en pierres, il le souillerait en levant le fer dessus; tandis que d'autre part, il est dit au Chap. XXYII, 1, que Dieu lui ordonna de construire Tautel en bois garni de divers ouvrages en airain, sur lesquels il a fallu nécessairement qu'on levât le fer. On ne comprend pas non plus comment on a pu sacrifier par le feu sur un autel en bois.
Il semble aussi qu'il y à contradiction entre les Chap. XIX et XX d'une part et les suivants, surtout la fin des Chap. XXXI et Chap. XXXII, vu qu'il est dit dans ceux-lk que Dieu a ordonné les dix commandements k Moïses lorsqu'il monta pour la première fois sur le sommet du Sinaï ; tandis que, suivant les autres , ce ne fut que quarante jours après que l'Éternel lui remit les tables de la loi.
Or pendant ces quarante jours que Moïses resta sur la montagne en conférences avec l'Éternel , le peuple s'impatientant de ne pas le voir revenir (€hap. XXXtl, i) , c s'assembla vers Àaron , il lui dit : Viens , fais-nous des Di^x qui marchent devant nous; car pour ce qui est de ce Moïses qui nous a fait monter du pays d'Egypte , nous ne savons ce qui lui est arrivé. »
2. « £t Aaron leur répondit : Mettez en pièces les baguas d!or qui sont aux oreilles de vos femmes , de vos fils et de vos filles , et apportez-les-moi. »
Et en effet, le peuple lui ayant remis ses bijoux, il en fit un Veau d'or^ et Aaron bâtit un autel devant ce veau , et cria : Demmn il y aura une fête solennelle à V Éternel; et lé peuple s'assembla le lendemain et offrit des holocaustes et des sa.crifices de prospérité.
L'Éternel ayant donné connaissance k Moïses de ce qui venait de se passer au pied de la Montagne, ajouta : Verset 9. « Cest un peuple d'un cœur roide (Entêté). »
10. « Or, maintenant laisse-moi faire y et ma colère s'allutnera contre eux^ et je les consumerai; mais je te ferai venir une grande nation. »
5^)0 THBOLOait DB LA NATURE.
ii. ^ A ïora Moïses supplia VÉtemçl son Dieu , et dit : 0 Éternel ^pourqiioi la colère s^allumerait-^eKe contre (on peuple que tu eu retiré du pays d'Egypte avec une grande puissance et par une main forte? »
i2. « Pourquoi Us Égyptiens disaient^Us : Il les a retirés à mauvais dessein , pour les tuer dans les montagnes^ et pour les consumer de dessus la terre? Reviens de Vardeur de ta c^ 1ère , et te rqpens de ce mal q%te tu veuûs faire à ton peupk, >
13. a Souviens-toi d' Abraham , d'Isaac et d'Israël tes ser^ viteurs , auxquels tu as juré par toi-même , en leur disant : Je multiplierai votre postérité comme Us étoiles des deux , 4t je donnerai tout ce pays, dont j' ai parlé , à votre postérité y et Hê Vhabiteront à jamais. »
14. < Alors V Étemel se repentit du mal qu'il avait dit qu'il ferait à son peuple. »
Od retrouve encore dans ce passage cette même idée que l'Éternel n'est qu'un simple homme , que Moïses représente même ici comme un Être injustement malfaisant dans sa violente colère, auquel il fait comprendre qu'on pourrait l'ae^ cuser d'avoir eu Ae mauvais desseins envers les Israélites en les faisant sortir d'Égygte; reproche auquel il lui eonseUk de ne point donner lieu , mais de se repentir de son projet de mauvaise action ; et qu'en effet , l'Étemel ayant recontitt toute la justesse du raisonnement de Moïses, homme en conséquence plus prudent et meilleur que lui , se repentit.
Dans ce même passage , Moïses fait également dire h l'Étit Suprême, laisse-moi faire * comme si Moïses eût pu l'efiipêcher de faire quoi que ce fût. Singulière théologie Mono*théisle au niveau du plus vulgaire paganisme, dont Moiséâ parait n'avoir jamais pu se défaire complètement.
En descendant de la Montagne, Moïses ayant entendu de loin l'allégresse du peuple, crut qu'on chantait; mais en arrivant plus près et voyant le Veau d*or et les danses qn'on exécutait autour de cette idole, sa colère s'enflamma k son tour, et jetant les tables de la loi qu'il portait, il les
OHAPITIUI KIV. 551
brisa. Il enleva le Veau d'or, le fil brûleur, en répaniiit les cendres dana les eaux et en fit boire au peuple; action dont on n'entrevoit pas la raison.
Ayant reproché k Aaron d'avoir cédé au vœu du peuple » son frère se borna k lui répondre tout bonnement ; <( Tu Mii$ que ce peupU est porté au. mal , » et lui raconta ce qui s'était passé pendant son absence , et entre autres ce qu'on avait dit de lui (Chap . XXXII > 1 ).
Il résulte de ce passage que, malgré tous les prodiges que Moïses avait faits et ses fréquents entretiens av^ rÉterael « il n'avait guère in^iré de confiance à sa nation, qui préféra » nonnsëulement encore alors , mais même tour jours apràs » le culte des idoles k celui du vrai Dieu ) dont il l'av^t cependant si souyent entretenu « en promettant a« peuple du royaume d'Israël ^ fondé plus tard , toute espèce de prospérité de sa part* Preuve, l'abandon presque comr plet du culte de rÉteroel par tout le peuple du royaume» jusqu'à la captivité en Assyrie et au delk ; événement qui arriva près de mille ans après Moïses*
Or Moïses quoiqu'il vint k l'instant de solliciter le pardon pour le péché du Veau d'or, fut tellement irrité en voyant cette idole- que, s'étant placé k la porte du. camp, il dit; Chàp. XXXII t â6. « .... Qui est pour V Éternel? qu il vienne vers moi. El tous les enfants de Lévi s'assemblèrent vers lui. »
27« 9. Et il leur dit '.Ainsi a M VjËlBrnelt le Dieu d'Israël. Que chacun mette son épêe à son côté; passez et repassez 4$ porte en porte par le camp , et que chacun de vous tue son frire , son ami et son voisin^ »
28. c Et lès enfmts de LM firent ce que Btoms leur avait dit^ et eh ce jour -là il y eut environ trois mille hommes du peuple ^i périrent. »
29. « Car Moïses avait dit : Consacrez aujourd'hui vo$ mains à l'Éternel ùhçtcv/n de vom , m£me en timnt son fils et son frère ^ afin qu'aujourd'hui vous attiriez sur vous la bénédiction* ». . ,
5î>â THifOLOGlE BV LA NATURV.
!iO. c Et le lendemain McHsês dit au peuple : Vous avez commis un grand pécAé; mais je monterai à cette heure vers VÊtemél , et je ferai peut-être propitiation pour votre péché. »
En effet , il monta de nouf eau vers Dieu pour implorer auprès de lui le pardon du pëcbé du Veau d*or; quoiqu'il l'eût déjk obtenu ; action difiScile à concilier avec ce qui vient d'être rapporté, vu que TÉternel avait déjk informé Moïses sur la Montagne que le peuple venait de se faire cette idole , disant que c^était là le Dieu qui V avait fait monter du pays d'Egypte (Châp. XXXII, 8); et cependant en arrivant au camp Moïses parut n'en rien savoir, et se sût tellement en colère k la vue du Veau d*or. qu'il brisa les tablés de la loi en les jetant loin de lui , et ordonna aux enfants de Lévi de massacrer leurs parents et amis ; puis , le lendemain , il offrit au peuple d'intercéder pour lui auprès de l'Éternel .
Au Ch4p. XXXIII , l'Être Suprême renouvelle encore k Moïses , sur la Montagne , sa promesse faite sous serment k Abraham , k Isaac et k lacob , de donner le pays de Chanaao k leurs descendants, et lui ordonna d'aller en prendre possession : disant ^ au Verset S , quHl enverra un ange devant Itit, pour en chasser les habitants, et conduire les IsraJelites dans ce pays , où coule le lait et le mieL
Hais il défend formellement, au Ghap. XXXTV, de contracter aucune alliance avec les habitants de ce pays , dans la crainte que les enfants d'Israël ne soient entraînés k l'Idolâtrie; et répète encore k cette occasion plusieurs ordonnance déjk faites avant, surtout celle du Décalogue. Dieu ordonna en outre k Moïses de préparer deux tables de pierre semblables k celles qu'il a cassées, et de les lui apporter sur le Sinaî, afin que lui FÉternel y écrive comme la première fois, de sa main , la loi qu'il a donnée au peuple.
Conformément k cet ordre, Moïses ayant. taillé ces tables les porta sur la Montagne et les rapporta après avoir passé
CHAnTm 2UY. 553
quarante jours sur le Sinâ) , et les plaça dans TArche d'aïlianee.
Les Ghap. XXXV k XL et dernier de TExode ne sont guère que des répétitions presque mot pour mot de ce qui a été dit avant sur h construction et l'ornementation du sanctuaire , ainsi que sur les riches costumes des sacrificateurs ; articles qui ne paraissent être qu'un fragment pris de quelque autre exemplaire de TExode.
§ III. Lémiique.
Moïses décrit dans le Lévitique tout ce qui a rapport an sacerdoce , tant k l'égard des lois relatives au culte qu'à celles réglant les fonctions des Piètres et des Lévites , investis du service divin par l'Éternel lui-même , parlant au peuple par la voix de Moïses son Prophète.
Tout le culte que les anciens Hébreux rendaient au Créateur ne consistait guère, d'après les ordonnances minutieusement détaillées par la Divinité même , qu'en sacrifices, soit d'animaux, soit des produits de la terre, soit de gâteaux faits de farine et d'huile, isoitde parfums. Ces sacrifices se distinguaient , selon l'intention de celui qui les offrait , en diverses espèces : ceux de prospérité^ de propiiiation et àfi péché commis par erreur. Dans les uns comme dans les autres, celui qui faisait l'offrande amenait la victime à l'autel placé devant le sanctuaire , et plaçait la main sur la tète de son holocauste; alors le sacrificateur égorgeait l'animal, trempait ses doigts dans le sang , en faisait des aspersions devant l'Éternel et répandait le reste du sang autour de l'autel. Il brûlait ensuite une partie de la graisse sur l'autel , quelquefois aussi d'autres portions de l'animal, et ce qui restait devenait la propriété du sacrificateur. Enfin , dans certains cas , le corps de la victime était brûlé en dehors des camps.
Quant aux oblatîons des fruits de la terre ou des gâteaux , une partie était également brûlée sur Tautel , et l'autre de-*
554 THioUMHE M LA RATURI.
Venait le profit du sacrificateur. C'est sur le cérëmonial de ces sacrifices qae roulent les dix premiers chapitres du Lé?itique.
Au Gbap. XI sont indiqués les Animaux dont il est seul permis de manger. Ce sont parmi les quadrupèdes exchisiver ment ceux à sabotn fourchm^ et qui rumineni , à T exception du chameau; et sont nominativement exclus le Chameau, le Lapin, le Lièvre et le Parc, Pour que cette ordonnance ne puisse pas être enfreinte , il est même défendu de toucher à leur chair morte, ce qui constittidrait déjà une souillure. Quant aux Porcs , on comprend facilement pourquoi Moïses a interdit aux Israélites d'en manger ; leur chair éiàni , diton, très-malsaine dans TOrient, où son usage, comme alî^ ment^ favorise le développement de la Lèpre, horrible maladie aurefois fort commune dans ces pays. Mais comme personne n*a jamais trouvé que la dialr du Chameau , du Lapiû et du Lièvre fAt malsaine, on ne comprend pas le motif qui l'a fait interdire^ Enfin il est formellement défends de manger d'aucun animal qui n'ait pas été expressément égorgé pour servir d'aliment.
Il est au contraire permis tiux Israélites de manger de tous les animaux vivant dans l'eau et pourvus {de nageoires et d'é* cailles , c'est-à-'dire de ceux que nous nommons proprement des Poissons , tandis que tous les autres animaux aquatiques devaient leur être en abomination.
Pour ce qui est des Œseauw , ont été défendues toutes te espèces vivant de chair, en y ajoutant le Coucou , le Plwh yeon , le Cygne , le . Cormoran , le Pélican , la Cigogne , le Héron , la Huppe et la Chauve-Souris (que Moïses regardiU comme un Oiseau).
Mais il est permis de manger, Verset 21 . « . ... de toute bête qui vole, qui marche à quatte pieds ^ et qui a des jambes sur ses pieds , pour sauter avec elles sur la terre. »
En somme, l'aifteur ne désigne au fond que quatre espèces d'Oiseaux dont il soii .permis de sa nourrir, et parai
lesquelles ne flgnre précisément auenn des oisean domés^ tiques.
Moïses proscrit également lés JS«pttlM , notamment k Li-mace et la Tortug; ajoutant que si quelque morceau de ces animaux 9 qu'il dëolare «ouillés» tombait dans un vaisseau de terre , on devait leJbriser ; le four ou le foyer sur lequel il tomberait devait être abattu ; mais les amas d'eau où de tels animaux se trouvent seront toutefois nets. En effet , dé« olarer ces eaux impures , c'eût été priver le peuple entier, k jamais , de la faculté de boire. Enfin les semences sur les« quelles quelques parties d'animaux souillés viendraient k tomber, étaient cependant, de même, considérées comind
nettes «
Le CsàP. XII a pour objet la loi touchant la f$mmê aceou* chée; prescrivant k celle-ci les soins de propreté et d'hygiène qu'elle devrait suivre ^ ainsi que le cérémonial qu'on avait a observer pour lui permettre de faire usage de ses droits d'aller au sanctuaire, etc., et ordonnant qu'après sa purifia cation elle devrait faire une offrande en holocauste.
Lies Cbap. XUI et XIY sont relatifs k la Lêprê et k là Tfigne^ et le Chap. XV k la souillure de Thomme et de là femme.
Au Châf. XYI, Dieu prescrit le cérémonial des grsrndès
Le Chàp. XYII à pouf sujet diverses ordonnanees et lois relatives au service divin et k la morale. En y parlant dé l'Ame, il y est répété. Versets H et suivants, ce qui â défi été dit, Genèse, Chap. IX, 4, qu'elle était daâsle sang, ou plutôt qu'elle était le sang même ; assertion qu'on retrouvé ensuite de nouveau dans le Diutéronomê , Chap. XII , 93.
C'est de la qu'il est sévèrement défendu aux Israélites de manger du sang ; mais McHses n'a pas compris que cette bu^ meur se trouvant répandue dans toutes les^ parties du corps sans exception , il était impossible de manger de la chaii* sans qu'il s'y trouvftt du sang. C^est pOQr se èonformer k
5S6 THiOLOfiiE I« fii: NATURE.
cette ordonnance qne, de nos. joars encore, tes Juifs extraient les principales veines du corps des animaux dont ils se noarrissent, naais toutefois , des Mammifères seulement.
G*e8t surtout aux Ghàp. XIX et XX que sont prescrites plusieurs ordonnances de morale, qui ont depuis formé partout la base de toutes les rdigions; mais entremêlées néanmoins d'autres ordonnances dont on ne comprend pas les raisoi^ , cdmme celle de ne point semer diverses sortes de graines dans le même champ ; et de ne point porter de vêtements tissus de différents fils. .
Le Chap. XXI a pour objet les xègles de conduite dn sacrificateur.
Le Chàp. XXII a rapport aux qualités qne doivent avoir les victimes offertes en sacrifices. Au Ghap. XXIII sont indiquées les fêtes de toutje Tannée.
Le Chàp. XXIV est relatif aux lampes qni devaient brûler dans le tabernacle, aux offrandes de pains et aux ordokinances contre les blasphémateurs.
An Ghap. XXV est une singulière ordonnance par laquelle Dieu commande de cultiver la terre pendant six années consécutives, et de la laisser reposer la septième , comme année de sabbat de repos pour la terre ^ ou sabbat à V Étemel; et tout en disant qu^on ne récoltera même pas ce qui poussera de soi-même, le texte ajoute, Verset 6, que ce produit adventice servira de nourriture tant anx Israélites qu'à leurs serviteurs et aux étrangers qui habiteront parmi eux, et même aux animaux.
^ Il y. est ordonné aussi qu'outre ces semaines d'années, il y aurait encore une période de sept fois sept années , après laquelle viendra pourja cinquantième l'année du Jubilé ou de la liberté , où l'on ne sèmera pas non plus ; année solennelle, k laquelle tous ceux qui auront précédemment aliéné leur propriété rentreront en sa possession . Dans les villes fermées les maisons vendues resteront cependant à toujours Il ceux qui les auront achetées. Sont toutefois exceptés les
CHAPITRK X1V« 357
villes des Lévites où les propriétaires conserv^ont le Droit de rachat. Le reste dn Chàp. XXV a pour objet h bienfaisance envers le prochain, stipulant spécialement de ne point considérer comme esclave le prochain qu'on achète > qui ne servira son maître que jusqu'à Tannée du Jubilé.
Au Chap, XXYI, Dieu défend de nouveau le culte des Idoles, et commande la stricte observation de ses ordonnances , disant :
Verset 3. c5i vom marchez dans mes ordonnances ^et si vous gardez mes commandements , et si vous les faites , »
4. « Je vom donnerai des pluies qu'il vous faut en leurs temps; la terre donnera son rapport y et les arbres des^hamps donneront leur fruit. »
5. <x La saison de battre les grains durera parmi vousjns^ quaux vendanges; et les vendanges jusqu'aux semailles; vous mangerez votre pain^ et vous serez rassasiés j et vous habiterez sûrement dans votrepays, »
' 6. ^Etje donnerai la paix au pays y et vous dormirez sans qu'aucun vous épouvante; je ferai qu'il n'y aura plus de mauvaises bêtes dans le pays , et Vépée ne passera point par votre pays* »
7. « Mais vous poursuivrez vos ennemis^ et ils tomberont par Vépée devant vous. »
8. <K Cinq d'entre vous en poursuivront cent^ et eetU en poursuivront dix mille , et vos ennemis tomberont par Vépée devant vous. »
9. « f?( je me tournerai vers vous, et je vous ferai croître et multiplier ^ et j' établirai mon alliance avec vom. »
10. (c Vous mangerez aussi de vieilles provisions ,> et vom tirerez les vieilles pour loger les nouvdles. »
1 1 . a Même y je mettrai mon pavillon au milieu de vous ,et mon âme ne vom sera point en aversion, »
12. €Mai»je m^ircherai au milieu de vom^ et je serai votre Dieu , et vous serez mon peuple. »