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au9, ou est en droit d*étre étoQné que Dieii Q*ait pas établi encore plusieurs autres catégories d'âges au-dessus de sûiiajiLte ^6 ; mais il est plutôt à croire que les prétendues loogëvit^s flont il est parlé dans T Ancien Testament, qui allaient souvent, au delà de huit cents et de neuf cents ans , k œnt vingt pour Moïses lui-même, ne sont que des chiffres poétiquement exagérés ; et le tarif dont il est ici question nous est une preuve du fait qu'alors, comme du reste du temps de David (Psaume XC, 10) , et encore aujourd'hui les hommes ne dépassaient guère quatre-vingts ans ; mais quoi q^'}\ en fût ^ il n'en est pas moins établi par le chapitre dn tévitique qui nous occupe, que déjà, du temps de Moïses, on vendcUl pour de V argent V absolution des fautes commises^ ainsi qqe cela se pratique malheureusement encore de nos jours. §i Moïses eut commandé de son chef ce honteux moyen de se procurer de Targent, ce n'eût été encore qu'un trafic immoral k sa charge ; mais c'est de sa part un horrible blasphème que de l'avoir ordonné comme ,un commandement fqnnelde Dieu.
§ IV. Nombres.
Ce quatrième Livre du Pentateuque, ainsi nommé parce qu il renferme le dénombrement des diverses Tribus d'Israël, f^it du reste suite k l'Exode, comn^ histoire de ce peuple.
Ce dénombrement dont je viens de parler eut lieu, pour 1^ première fois, après la sortie d'Egypte , alors que les Israélites campèrent encore au désert de Sinaï (Chap. I), et 4onna, suivant le texte (Fer^ef 46), le chiffre âaorme de 003,550 combattants âgés de plus de vingt ans, sans ycom* pipendre les Lévites chargés du service du temple, et dont le nombre, compté même depuis l'âge de deux mois^ n'était cependant que de 22,000 (Chap. III, 39). En prenant, au contraire, ce dernier chiffre pour terme moyen entre les d^ux tribqs, on n'arrive, pour tout Israël, qu'au nombre
déjk prodigieux de 364,000 individus du sexe masculin âgés de plus de deux mm. On ne conçoit, en effet, pas facilement comment une seule famille ait pu se multiplier h oe point en qnatre siècles , même en admettant qu on y ait compris les esclaves que les Israélites ont pu avoir ; leur nombre ayant dû être fort restreint , vu que cette nation n'a formé qu'une classe pauvre en Egypte. Enfin l'on conçoit encore moins comment, avec une telle armée. Moïses n'a pas soumis en quelques mois tout le pays de Chanaan ; et cela d'autant plus facilement que , selon ses assertions, rÉternel le protégeait et lui avait promis d'exterminer tous les habitants de cette contrée, qui lui résistèrent, au contraire, si bien que, durant quarante ans^ ce peuple fut forcé, malgré sa soi-disant armée de 600,000 hommes , de vivre pendant tout ce temps misérablement dans le désert; mais l'on verra d'ailleurs plus bas les singulières contradictions qui existent entre les prétendues promesses faites et si souvent répétées par l'Éternel de protéger les Israélites, et les résultats peu favorables à ce peuple dans les guerres qu'ils ont eu à soutenir.
Au Ghap. II est indiqué l'ordre du campement de chaque tribu autour du Pavillon sacré.
Au Cbap. III Dieu ordonne de faire le dénombrement de tous les premiers-nés, qu'il réclama comme lui appartenant plus spécialement , mais qu'on échangera contre autant de Lévites qu'on prendrai leur place; et les premiers-nés qui resteront en sus seront rachetés chacun par cinq sicles^ somme dont le montant devra être donné k Aaron et k ses fils, et qui s'éleva en tout k 1,365 sicles (Verset 50). On voit que nulle part Moïses n'a oublié ses proches, leur procurant partout quelques bons bénéfices.
Le Chap. IV est relatif aux fonctions que les Lévites eurrent k remplir, indiquées par l'Eternel avec les mêmes détails avec lesquels il a décrit chaque petit objet du tabernacle et du Pavillon.
o64 THEOLOGIE DE LA KATURE.
Au Chap. V Diea prescrit diverses lois, entre autres certaines amendes qui, ainsi que les objets offerts en sacrifices, devaient rester la propriété des sacrificateurs.
Le Chap. YI prescrit les conditions qu*une personne aura à remplir lorsqu'elle voudra faire le vœu du Nazaréaty c*estii'dire qu'elle voudra se vouer à l'Éternel ; vœu limité ^ un temps voulu , espèce de sanctification qui consistait principalement à s'abstenir de toute boisson enivrante, et même de manger quoi que ce soit des produits de la vigne; de ne point approcher d*un mort et de ne couper rien de ses cheveux ; vœu dont le Nazaréen se ferait ensuite relever par le sacrificateur en offrant divers sacrifices; enfin le chapitre renferme la formule de la bénédiction qu'on doit prononcer sur les enfants d'Israël (Verset 24).
C'est surtout au Chap. VII que sont indiquées des offrandes d'un grand prix^ présentées aux sanctuaires par les chefs des douze tribus (les Lévites exceptés), consistant nonseulement en holocaustes, mais surtout en vaisseaux d'argent et d'or ; le tout formant douze plats d'argent du poids de 130 sicles, douze bassins d'argent de 70 sicles, et douze tasses en or de 10 sicles.
Le Chap. YIII a pour objet la manière dont les Lampes devaient être allumées dans le Temple, et la consécration des Lévites.
Le IX"* Chap. est relatif à la Pàque célébrée la seconde année après la sortie d'Egypte.
Cette fête , la plus solennelle des Hébreux , fut célébrée par les Israélites, quand ils levèrent pour la première fois leur camp pour le transporter dans le désert de Paran, se dirigeant vers le pays de Chanaan (Chap. X). En partant , Moïses engagea son Beau - Frère Hobab , fils de RsflVEL , a le suivre , lui promettant de lui faire du bien ; mais Hobab refusa en disant qu'il retournerait dans son pays. Sur quoi « Moïses lui dit, Verset 31 : € Je te prie, ne nous laisse point; car tu nom serviras de guide y parce que tu
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sais quels sont les lieux où nous camperons dans le désert. »
Dans ce passage le Beau-Père de Moïses est de nouveau nommé Réhuel, comme au Ghap. II, 18, de TEiode, tandis qu'ailleurs (Ghap. IY, i8), il est appelé Iéthro.
Gomment concilier aussi ce qui est dit dans ce passage , où Moïses engage son beau-frère de lui servir de guide, avec ce qui est rapporté aux Ghap. IX, 18 et suivants, ainsi qu'au Ghap. X , où il est dit que Dieu lui-même , placé dans la Nuée qui couvrait le sanctuaire, marchait devant les Israélites pour les conduire sûrement aux lieux où ils devaient dresser leurs camps?
Suivant le Ghap. XI , les Israélites ayant eu beaucoup à souffrir de la misère pendant la marche, ce qui prouve que leurs troupeaux, leur unique ressource, n'existaient plus , recommencèrent à reprocher amèrement à leur chef de les avoir fait sortir d'Egypte, où ils avaient vécu heureux , vu qu'il est dit au Verset i : ta Et le commun peuple qui était parmi eux convoita avec beaucoup de passion de la chair ; et même les enfants d'Israël se mirent à pleurer, disant : Qui nous fera m^mger de la chair? » Mais ce qu'il y a de plus remarquable, ce sont les reproches que Moïses adresse lui-même à l'Étemel, d'avoir conduit son peuple dans des lieux où il souffre de la misère.
10. < Uoîses donc entendit le peuple qui pleurait dans leurs familles ^ chacun à Ventrée de sa tente ; et alors VÊter-nel entra en une fort grande colère^ et cela déplut aussi à Moises. »
i\, € Et Moïses dit à V Étemel : Pourquoi as-tu affligé ton serviteur; et pourquoi n'ai -je pas troavé grâce dwant loi, que tu aies mis sur moi la charge de tout ce peuple? »
là. « Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple^ ou l'aî-jtf engendré, pour me dire : Porte4e dans ton sein, comme un nourricier porte un enfant qui tette, et mène-le jusqu'au pays pour lequel tu as juré à ses Pères ? »
Mais l'Ëternel ayant entendu sa légitime plainte , lui
S60 TH^OLOCn DS LA MATURE.
ordoDiia de «adjoindre les soixante et dix chefs de la nation ^ pour Taider dans l'administration des affaires, et ajouta qu'il fera manger de la chair au peuple ; disant , Verset 19: c Vous n'en mûngerez ptu un jour, ni deux jpurs^ ni cinq jours ^ ni dix jow$^ ni vingt jours y »
20. < Uaisjusquà un mots entier, jusqu'à ce qu'elle wrus sorte par les narines^ et que vous en soyez dégoûtés^ parce que vous avez rfjeté V Éternel qui est au milieu de vom , et que vous avez pleuré devant lui , disant : Pourquoi sommesnous sortis d* Egypte ? »
^i, a Et Moïses avait dit : Ilya six cent mille hommes de pied dans ce peuple^ au milieu duquel je suis^ et tu as dit : Je leur donnerai de la chair ^ afin qu'ils en mangent un mois entier. »
32. « Leur tuera^-t^n des hrefns ou des taureaux, en sorte qu'il y en ait assez pour eux ? ou leur assemblera-t-on tous les poissons de la mer^ tant qu'il y en ait assez pour eux? v^
23. « Et l Éternel répondit à Moises : La main de VAtemél est-ette serrée? Tu verreu maintenani^ si ce que j'ai dU^ arrivera ou non. »
Or Dieu fit tomber nne si grande quantité de cailles snr le lieu où se trouvait le camp , qu*il y en avait nne masse de presque la hauteur de deux coudées , et cela jusqu'à une distance d'une journée de marche tout alentoor4
33 « «c Mai^ lorsque la chair était encore entre leurs derUs^ avant quelle fût mâchée, la colère de l'Éternel s'embrasa contre le peuple . et il frappa le peuple d'une très-grande plaie. »
34. « Car on ensevelit là le peuple qui avait convoité. » Et l'on alla camper îi Batzizoth.
C'est ainsi que» sdon Moïses, l'Éternel remplit ses engagements CONTRACTÉS PAR SERMENTS cnvers Une malheureuse nation qu'il avait enlevée au bonheur du foyer domestique, ne lui accordant un aliment dont elle avait un si pressant
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besoin que pour l'empoisonner! N*est-il pas horrible de ravaler ainsi la Majesté de FÊtre Suprême qui n'est que justice et bonté? et ce passage ne vient-il pas encore k Tappui de ce que déjà plusieurs fois j*ai fait remarquer que Moïses , aussi bien que ses successeurs , ne virent dans l'BlerMl qu'un homme très-puissant , il est vrai , mais dont lé violente colère et la vengeance étaient par là même plus k redouter que celles d'un simple mortel . quelque mauvais qu'il puisse être.
Aaron se voyant placé au premier ranjf parmi les sacrificateurs , son orgueil , ainsi que celui de Màkib sa sœur, fut tel qu'ils crurent pouvoir s'élever encore plus ^ et même au-dessus de Moïses , en faisant remarquer k TEternel que la femme de ce dernier était étrangère k leur nation ; ce qui devait le rendre moins digne qu'Aaron de conférer avec le Dieu d'Israël , qui d'ailleurs lui avait déjk parlé. Mais l'Étemel les ayant ap|)elés tous les trois devant lui au tabernacle, il leur fit comprendre la grande différence de rang qui existait sous ce rapport entre eux ; que JlfoY^^ était le êmU homme à qui H parlait de bouehe à bimehe (Chap. XII, 8); «t pour punir Marie de son orgueil , elle fut k l'instant toviverte de lèpre ; mais Moïses, qui était ïhomme le plus doux de toute la terre [Verset 3), loin de s'irriter contre l'ingratitude de son frère et de 9à sœur, pria l'Étemel pour elle, et obtint qu'elle ne fût affligée de ce mal que pendant sept Jours.
Les Israélites étant partis du camp de Hatséroth, allèrent s'établir plus au nord, dans le désert de Paran, d'où Mofses envoya, d'après l'ordre de l'Éternel, d^s espions en Cba'^ naan, recueillir des renseignements sur ce pays, commëf «I cela avait été nécessaire k l'eiécution du projet de l'Être Suprême de faire envahir cette contrée par les Israélites (Chap. XIII).
4. « Moïses donc, les envoya au désert de Paran, selon le commandement de t Éternel t et tous ces hommes étaient chefs des enfants d'Israël, »