‹ Théologie de la natureChapitre 100 sur 119 · CHAPITRE Ht. 5â.H · texte numérisé non relu

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près à cette partie, et qui manquent complètement chez les mammifères; effet absolument semblable k celui qu'on produit pour le même résultat dans le flageolet et tous les instruments k vent k touche, en ouvrant ou en fermant telle ouverture, afin de faire également varier la longueur de la colonne d*air en vibration. JMais on peut encore mieux comparer l'effet produit dans le larynx inférieur des oiseaux k celui de la saquebute, qu'on allonge ou qu'on raccourcit pour changer le ton.

La voix produite au fond de la trachée- artère est ensuite modulée et articulée par le larynx supérieur, l'analogue de celui des mammifères ; quoique plus simple, étant en principe presque réduit k la glotte, fente longitudinale fermant de même l'entrée de la trachée-artère, mais placée au niveau de la partie postérieure de la langue. Cette fente pouvant être plus ou moins élargie, k la volonté de l'oiseau, remplit par Ik tout k fait les fonctions des lèvres, qui manquent k ces animaux. Or, on sait avec quelle étonnante habileté plusieurs oiseaux modulent leurs voix en chantant, en même temps que certaines espèces, et spécialement le Perroqtiet gris et le Moqueur, imitent la voix de tous les animaux, et même d'autres bruits fort différents.

Quant aux Reptiles , ce ne sont guère que les espèces de la Famille des Batraciens Anoures qui aient une voix forte que tout le monde connaît ; les Sauriens et les Ophidiens ne produisant que certain sifflement plus ou moins aigu ; encore la plupart sont-ils muets ou k peu près.

L'organe de la voix de tous ces animaux est l'analogue plus ou moins imparfait du larynx supérieur des Oiseaux. Dans les Grenouilles , animaux dont la voix est si forte , le larynx n'est cependant pas plus gros qu'un grain de chènevis , mais fait pour être parfaitement vibrant.

Les Chéloniens n'ont également que le larynx supérieur, mais paraissent tous complètement muets.

Ënlin les Poissons , ne respirant point l'air, n'ont aussi

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aucune voix réelle. Quelques-un^ cependant, tel que le Grondin^ font entendre une espèce de voix lorsqu'on les retire subitement de Teau. Ce bruit est produit par Tair qui s'échappe alors de, leur ^essie natatoire par un oriûce qui coipn^unique avec l'œsophage.

Nous n'avons considéré jusqu'à présent les Amimaui^ en général , et les Vertébrés en pa^tipulier, que sous deux principaux points de vue, celui de la faculté locomotrice qui les distin^pe d^à éminemment des v^^étaux , et sous celui de la grande fonction de Tassimilation beaucoup plus compliquée chez ces flerniers, quant aux appareils organiques qui y concourent. Il nous reste encore à les considérer dans leur état actuel d'individualité sous le rapport des facultés qu'ils ont de pouvoir mettre l^urs (divers organes en activité pour leur faire remplir les fonctions spéciales que la volonté suprême du Créateur leur a prescrites.

J'ai déjà donné au commencement de cet ouvrage, page 47, un aperçu très - succinct des conditions générales dans lesquelles se trouve le système nerveux des Animaux, dans lequel réside spécialement la cause immédiate de l'activité de tous les organes, et j'y renvoie pour cet objet; mais nous avons encore k considérer ce système d'organe quant k ce qu'il présent^ de plus remarquable dans lés diverses Classes de l'embranchement des Vertébrés, dont chacune présente k cet égard également les caractères qui lui sont particuliers.

Chez les Man^mifères, et surtout dans l'ffomm^, le Cerveau^ partie essentielle du système nerveux , constituant le centre d'acUvité où agit immédiatement l'Esprit, et très - probablement aussi VAme^ remplit toute la cavité crânienne en y formant iine masse divisée en plusieurs lobes plus ou moiiis considérables, très-régulièrement pairs pour les parties latérales, et symétriquement impaires dans les médianes : cellesci étant chacune divisées en deux moitiés latérales égales.

Tous ces lobes sont unis entre eux vers le centre,et se rapprochent de façon a laisser souvent des intervalles où ils ne

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