CHAPITRE III. o
\m\^^. d« ^^«^ <?baip>e çartilagipeflse , qui a'ç çt çHe-raçipe gue 1^ première pa|[tje de la trachée-artêjf e, dont les anneaux cartilagineux ont reçu un certain développement et ^ne a^i^re ^i^pqsi^jon, ainsi que cela est ordinaire lorsque des organes 'à^é^k ç::istan^s ?oï^t en^ployés k une'àiltr^ fonction. Cf jL.sji'^nx es^ ijue espace de caisse l| peu près cylindrique, sç continuant pf r sa |)ase ouverte avec la tjracjiée-artère , et ^pn^ je i[ond supérieur ^st e|^ parUe ferm^ par deux lames
çn jm^^ntk peu près T Anche d'un hautbois; avec cette dif- ][ërepçeque, dans ce| ins|ruRien^', |e courant (^'air vitrant qui produit le son, va de fjehors vers Fintérieur du tuW, t^ndjs que dj^^s je l^jpx, |e çoijrant d*air produisant la voix va en sens contraire; et tout l'ar^ cbi]siçîe, d'pne p^^rt , ^ rétrécir ou à élargir cette ouverture au moyen des muscles
que jçs 801^9 barmon^iques (^oiyen^ é|fç plus ^levéç; e^, d'autre part, k allonger ou k raccourcir la trachée-artère po|ir changer de ton.
La voix , ainsi ourement et siinplemeut produite par Tair sortant par la glotte, est ensuite articulée chez I Homme en sons alphabétiques par les divers organes de la bouche et du nez, tels que la angue, le palais, le voile, les lèvres et même les joues; parties dont le^ muscles moteurs sont susceptibles de leur faire exécuter des mouvements Irès-précis, nécessaires à la production de la voix et de la parole; tandis oue cela est impossible chez les animaux, ou ces muscles sont comme paralysés, quoiqu ils existent tous de même oue dans 1 espèce humaine : cest la seule raison qui émpécbe les ^ammiTères de parler, et qui ne leur permet de produire que certains cris propres a chaque espèce.
C'est dans la Classe des Oiseaux que i appareil vocal arrive à son maximum de perfection , ces animaux étant de tout le Règne animal les seuls qui arrivent à être de véri-
tables musiciens ; plusieurs espèces surpassent de beaucoup ce que rhomme peut atteindre par Teffet de son intelligence et d'un long exercice.
Or, cette faculté est d'autant plus remarquable, que les fonctions des parties de cet appareil sont entièrement différentes de ce qu'elles sont dansl'bommeet les autres mammifères; les oiseaux n'ayant ni lèvres, ni voile du palais, ni joue cbarnue, et la langue incapable de faire des flexions, an moyen desquelles l'homme articule la parole, et malgré ces imperfections, les oiseaux sont cependant les seuls animaux qui apprennent k parler; mais il a fallu que la nature suppléât a ces défauts par d'autres organes qui remplissent toot aussi bien les conditions des parties manquantes.
Ce qui est même le plus remarquable, est que ces articulations de la voix sont produites chez ces animaux par le larynx , remplacé comme organe purement vocal , par un autre appareil, exclusivement propre aux oiseaux, situé dans le thorax, k l'endroit où la trachée-artère se divise en ses deux bronches ; appareil qui reçut de Ik, par analogie de fonctions, le nom de Larynx inférieur . C'est un nouvel exemple
DE LA FACILITÉ AVEC LAQUELLE LA ToUTE-PuiSSANCE DIVINE A PU CHANGER DES ORGANES DE FONCTIONS, ET d'eN ÉTABLIR d'autres FORT DIFFÉRENTS PRODUISANT LE MÊME EFFET.
Le larynx inférieur n'est, comme organe de production de la voix qu'une simple petite valvule semi-lunaire, formée par un repli de la membrane très-mince qui double l'intérieur de la trachée-artère, placée au point où celle-ci se bifurque pour former les deux bronches. C'est en heurtant contre cette valvule que l'air chassé des poumons se met en vibration et produit le son ; absolument comme cela a lieu dans le flageolet; tandis que les diverses notes de la gamme âont produites, d'une part, au moyen de l'élargissement de cet appareil, et, de l'autre, par l'allongement ou le raccourcissement de la partie inférieure de la trachée-artère ; mouvements exécutés par l'action de plusieurs muscles pro-